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Une violente déflagration a secoué jeudi un quartier du centre de Damas et fait plusieurs victimes. L’attentat à la voiture piégé visait le siège du parti Baas.
Par ailleurs, alors que les combats s’intensifiaient dans la capitale syrienne, un missile ayant atteint mercredi le poste de commandement de la principale formation rebelle près de Damas, la principale composante de la rébellion syrienne a menacé de bombarder le mouvement Hezbollah au Liban accusé de tirer sur des localités rebelles en Syrie. Cette escalade sans précédent fait de nouveau craindre un débordement du conflit syrien.
Cette menace a été proférée, dans une déclaration mercredi à l'AFP par le général Selim Idriss, chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ALS), qui a accusé dans le passé le mouvement armé chiite libanais Hezbollah de combattre au côté du régime de Bachar Al-Assad, son allié indéfectible.
Mais c'est la première fois qu'il est fait état de bombardements du mouvement à partir du Liban vers la Syrie voisine.
D’un autre côté, les rebelles syriens ont abattu mercredi un avion de combat de l'armée dans la province de Damas après la mort de neuf personnes dans un raid aérien dans la région, a indiqué une ONG syrienne.
Son directeur Rami Abdel Rahmane a déclaré à l'AFP que l'avion avait été visé au-dessus de la localité de Hammouriyeh à l'est de la capitale syrienne, après un raid aérien ayant fait neuf morts et des dizaines de blessés. Selon lui, "le bombardement dans la Ghouta orientale a été violent".
Une vidéo amateur tournée par des militants à Hammouriyeh et diffusée par l'OSDH montre la chute d'un avion en flammes après avoir été vraisemblablement touché.
Ces dernières semaines, les rebelles, bien moins équipés que les troupes du régime, sont néanmoins parvenus à abattre plusieurs avions militaires au moyen de batteries anti-aériennes et de mitrailleuses lourdes saisies lors de leur prise de plusieurs bases de l'armée, selon cette ONG et des militants.
L'aviation est le principal atout du régime pour maintenir sa suprématie dans la guerre contre les déserteurs aidés de civils ayant pris les armes et de jihadistes parfois étrangers dans ce conflit déclenché le 15 mars 2011 par une révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression.
Mercredi, les combats continuaient d'opposer soldats aux rebelles dans les alentours des bases aériennes et de l'aéroport international d'Alep, deuxième ville du pays située dans le nord, selon l'ONG.
Les violences en Syrie ont coûté la vie à plus de 70.000 personnes en près de deux ans selon l'ONU.
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