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Vingt ans après l’assassinat politique du militant de gauche Mohamed Aït Ljid Benaissa, voilà que le juge d’instruction de la deuxième Chambre de la Cour d’appel de Fès décide d’entendre trois nouveaux accusés, tous appartenant au Parti justice et développement (PJD). Un quatrième mis en cause (T-K), professeur universitaire,  avait été déféré  dernièrement devant le procureur général.  Le juge d’instruction a ainsi décidé de mener une enquête approfondie sur le dossier d’Aït Ljid (12/331) dès le 29 avril prochain. Tous les prévenus sont en  liberté provisoire.
Par ailleurs, le juge d’instruction a auditionné, de nouveau, le témoin Haddioui Khammar, camarade d’Aït Ljid, lui aussi victime de cette attaque préméditée. Pour rappel, les deux étudiants étaient, un 25 février 1993, en taxi lorsqu’un groupe d’étudiants islamistes d’Al Adl wa Lihsan et d’Al Islah wa Tajdid, branche du parti «Tawhid wa Lislah», actuel PJD, les avait interceptés. Il s’ensuivit une scène de violence sans pitié. Les deux victimes qui appartenaient à la faction estudiantine de gauche « Kayiddiyyines » avaient été évacués à l’hôpital Ghassani. Le 1er mars 1993, l’un des deux étudiants avait rendu l’âme : Mohamed Aït Ljid Benaissa.
Une plainte adressée dernièrement au ministre de la Justice et des Libertés visait plusieurs noms accusés par la famille d’Aït Ljid, dont ceux d’Abdelali Hamiddine, l’actuel dirigeant PJD, actif à l’époque au sein de la faction «Al Islah wa Tajdid ».
Sur fond du même dossier, la Cour d’appel de Fès avait confirmé, début octobre 2012, un jugement de dix ans de prison ferme, à l’encontre d’un membre d’Al Adl Wa Lihsan (Justice et bienfaisance).
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