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  Réunis mardi 16 avril à Laâyoune, les chioukhs des tribus Laâroussiyine, Rguibat, Cheikh Maoulaynine, Tidrarine et Aït Lahcen ont dénoncé la décision de Washington d’appuyer l’élargissement des prérogatives de la MINURSO à la question des droits de l’Homme.
Ces chioukhs qui puisent leur légitimité non seulement dans le droit coutumier sahraoui, mais aussi à travers leur nomination par Dahir afin de veiller sur les intérêts des populations de nos provinces du Sud et par la confiance placée en eux par la mission onusienne qui les avait chargés de superviser son opération d’identification, ont publié un communiqué dans lequel ils ont annoncé «sans crainte, ni hésitation et en toute confiance» leur «position inébranlable qui consiste à rejeter l’initiative qui vise à élargir les prérogatives de la MINURSO qui a été soutenue, dernièrement par les USA».
Ils ont également rappelé qu’«au moment où les efforts consentis de Tanger à Lagouira pour la consolidation des droits de l’Homme  sont loués par toutes les composantes de la communauté internationale et par nos différents partenaires internationaux, ce genre d’initiative unilatérale et sans consultation préalable est incompréhensible et ne peut nullement être admissible».
Par ailleurs, ont-ils ajouté, aucun Sahraoui marocain «ne peut oublier ou renier que nos ancêtres ont fait allégeance aux Rois alaouites».
De plus, indiquent-ils, «nul ne peut ignorer ou nier que le Maroc se soit engagé depuis quelques années à trouver une solution politique au conflit du Sahara. Dans ce sens, il s’est engagé dans une dynamique positive via son initiative de large autonomie  pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine, de son intégrité territoriale et de son unité nationale». «Cette initiative, ajoutent les chioukhs sahraouis, entre dans le cadre de la construction d’une société démocratique moderne, basée sur l’Etat de droit et des libertés et le développement social et économique», qui est «prometteuse d’un avenir meilleur pour les habitants des provinces du Sud» et qui «mettra fin aux souffrances causées par l’éparpillement des familles tout en permettant l’instauration d’un climat d’entente entre elles».
Ils souhaitent, enfin, que «la dynamique adoptée par le Maroc à ce sujet offre une occasion historique de solution» définitive au Sahara.
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