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Le nouveau président du Conseil italien, Enrico Letta, qui a obtenu lundi soir la confiance des députés, s'est prononcé pour une politique européenne orientée vers plus de croissance.
Il a par ailleurs fait une concession à l'aile droite de son gouvernement de coalition en annonçant la suspension de la taxe impopulaire sur les résidences principales (Imu) et annoncé une réforme de la loi électorale tant décriée d'ici aux prochaines échéances.
Deux jours après avoir dévoilé la composition de son gouvernement de "large entente", le nouveau président du Conseil, qui est âgé de 46 ans, se présentait devant les députés pour demander leur confiance.
Sans surprise, il l'a obtenue par 453 voix contre 153. Hier, c’était au tour des sénateurs de se prononcer. Son cabinet compte 21 ministres, dont sept femmes, un record. Neuf ministres sont issus des rangs du Parti démocrate (PD, centre-gauche), la formation de Letta; cinq viennent du parti de Silvio Berlusconi, Peuple de la liberté (PDL, droite), dont Angelino Alfano, vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur, et Gaetano Quagliariello au ministère des Réformes constitutionnelles; les centristes de Scelta Civica (Choix civique), qui soutenait Mario Monti, obtiennent trois ministères.  Les autres sont des "experts" non affiliés à des partis politiques, comme Fabrizzio Saccomanni, directeur général de la Banque centrale d'Italie nommé au ministère des Finances. Emma Bonino, ancienne commissaire européenne, prend les Affaires étrangères.  Nommé après deux mois de blocage politique consécutif aux élections de février, le successeur de Mario Monti au palais Chigi s'est engagé à honorer les engagements européens pris en matière de discipline budgétaire par l'Italie, troisième économie de la zone euro, annonçant une tournée à Berlin, Paris et Bruxelles dans les jours à venir.
Le président du Conseil entend également réformer d'ici le prochain scrutin national la loi électorale unanimement critiquée. Enrico Letta a promis de faire dans les dix-huit mois un bilan d'étape des progrès réalisés par son "gouvernement de service" et de "tirer toutes les conséquences" au cas où ses projets seraient bloqués par des veto de nature politique.
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