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Libé : Vous avez entamé récemment un processus d’ouverture sur la société civile. Quelle en est la finalité ?

Abdelaziz Abarou : C’est une première, du moins dans le Sud-est. L’initiative entreprise durant ces deux journées d’étude à Zagora (les 20 et 21 avril 2012) s’avère très importante, dans la mesure où elle arrive à point nommé, c’est-à-dire à un moment où l’on ressent un besoin vital de la part de toutes les parties prenantes d’un dialogue calme, serein et fructueux sur la problématique du développement durable. MANAGEM qui est un important opérateur dans toutes les zones minières de cette région qui nous  tient à cœur et dans laquelle nous voulons engager des investissements importants, entend en faire une tradition, afin d’entamer une nouvelle ère de dialogue et d’ouverture.

On vous accuse d’être un mauvais partenaire social et un pollueur en plus.

Cette accusation n’a pas lieu d’être. Il y a un certain nombre d’actions sociales qui ont vu et voient le jour, mais nous voulons aussi que ces actions se fassent dans un cadre harmonieux et intégré, et surtout approprié pour les parties prenantes. Nous engageons d’importants investissements tant au niveau infrastructurel qui nous prend une partie importante qu’au niveau de l’exploitation. Nous avons déjà réalisé plusieurs actions relatives à la scolarisation des enfants, l’accès à l’eau potable, à l’électricité…

Qu’en est-il de l’environnement ?  

Ce n’est pas vrai, nous ne sommes pas pollueurs. La donne environnementale reste l’un de nos chantiers et de nos préoccupations à MANAGEM. Nous avons, à cet effet, installé un système de gestion d’impact environnemental, conforme aux normes internationales en vigueur. Nous avons également investi plus de 400 millions de DH pour le traitement des déchets.

Les habitants d’Imiter qui sont depuis huit mois en sit-in au mont Alebban, soutiennent que vous avez pollué leur eau. Que leur répondez-vous ?

Je ne veux pas entrer dans la polémique. Mais je dois simplement souligner que le groupe est disposé à faire venir des experts étrangers, pour vérifier du bien-fondé de ces allégations et rétablir la vérité.

Quelques chiffres

Notre politique sociale et de développement s’inscrit dans le cadre des objectifs universels sur lesquels se base le développement durable, dont le respect des droits fondamentaux des employés, l’amélioration de la prestation de l’entreprise en matière de services médicaux et la contribution au développement social et économique dans les zones où le groupe est actif. Au Maroc, le groupe a créé 3.000 postes de travail et dépensé 300 millions de DH pour les salaires des  employés. En plus, 30 à 40 % des bénéfices du groupe sont investis dans des projets de développement dans les zones proches des mines.
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