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Il est écrivain
et spécialiste
du théâtre. Il
dirige actuellement
la délégation
de la culture
dans la région de Souss-Massa-Drâa. L’organisation du Festival national d’Ahwach, du 19 au 21 octobre courant, constitue une
occasion pour
l’interviewer
sur les différents aspects de cette manifestation. Entretien.

Libé : Quelles sont les nouveautés pour l’édition 2012 du Festival national d’Ahwach ?

Az-Eddine Bounit: Tout est nouveau pour cette édition, étant donné que cela fait quelques années que le Festival n’a pas été organisé. Mais je peux dire que l’un des grands moments de cette édition est l’introduction d’un dialogue régional sur le patrimoine. Une manière de joindre l’utile à l’agréable et de donner un sens aux initiatives culturelles. Le but étant de penser l’avenir dans un esprit participatif et de responsabilité. Le développement n’aura aucun sens sans réhabilitation du patrimoine populaire.

Pourquoi le choix d’Ouarzazate, alors que la région d’Ahwach est étendue ?

Ouarzazate est un choix idéal. C’est déjà la capitale d’Ahwach par excellence. Et nous savons que la population de cette région s’identifie à l’art populaire d’Ahwach comme étant le créneau qui les représente. Bien qu’Ahwach existe dans d’autres régions du Maroc, Ouarzazate garde et hisse haut le flambeau de cet art.

Quels sont les objectifs qui motivent le ministère de la Culture à réhabiliter cette manifestation ?

Le premier objectif n’est autre que la préservation de cet art populaire et la sauvegarde de sa pratique. Ensuite, la réhabilitation des artistes qui exercent encore  dans cet art en leur donnant un statut moral qui sied à la qualité de leurs prestations. Il ne faut pas oublier que le lien entre les créneaux de développement fait que le culturel doit servir aussi le touristique, d’où l’objectif d’animation  pour plus de promotion et de valorisation.

Quels sont les axes du programme, outre les spectacles en plein air ?

En plus des spectacles interprétés par les troupes d’Ahwach, le public pourra apprécier la diversité des choix artistiques, à travers la participation de troupes invitées à cette édition, en l’occurrence  Gnaoua, Ahyad, Ahidous, Abidat Rma... Nous aurons l’occasion de développer d’autres activités, telles que l’exposition d’arts plastiques avec la participation d’une cinquantaine d’artistes venant de trente pays.

Quelles sont les mesures prises pour réhabiliter les artistes populaires ?

Les mesures essentielles ont trait au statut moral de l’artiste populaire longtemps délaissé. Nous pensons ainsi le réhabiliter dans ses droits, et dans ce cadre, l’on envisage d’accorder des cartes d’artiste aux membres des troupes d’Ahwach et d’autres troupes des arts populaires au Maroc. C’est une manière de leur rendre hommage pour les efforts qu’ils déploient pour la préservation de cet art. Nous nous appliquons aussi au sein du ministère pour une reconnaissance internationale à travers l’intervention également de l’Unesco pour les reconnaître en tant que dépositaires du patrimoine populaire à transmettre aux générations futures.
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