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«C’est un pur mensonge ». C’est ainsi que le délégué général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, Hafid Benhachem, a qualifié les informations relayées ces derniers jours par la presse concernant l’annonce d’une grève de la faim initiée par des prisonniers européens détenus au Maroc.
Dans un entretien téléphonique avec « Libé », Benhachem n’a pas voulu donner plus d’informations, se contentant de répéter et à plusieurs reprises le mot « mensonge » tout en se référant au communiqué que son administration a  envoyé avant-hier à l’agence MAP.
Ledit communiqué précise : «Aucun cas de grève de la faim de détenus européens n’a été enregistré dans les établissements pénitentiaires du Royaume ». Et d’ajouter :  «Les différents établissements pénitentiaires accueillant des ressortissants de nationalités européennes ont été contactés ce jour, et il s’est avéré qu’aucun cas de grève de la faim de détenus européens n’y a été enregistré ».
La mise au point relayée exclusivement par la MAP a, par ailleurs, ajouté que les Européens détenus à la prison locale de  Aïn Sebaa à Casablanca « ont bénéficié de la visite du représentant de leur culte, le père Arnold Laportalière, qui leur a remis des provisions qu’ils ont bel et bien reçues ».
Lundi dernier, un site web nommé « Ouest France » a publié un « communiqué » de détenus européens incarcérés dans plusieurs prisons du Maroc, dans lequel ces prisonniers condamnés dans la plupart des cas pour des affaires de trafic de drogues ont  annoncé avoir initié une grève de la faim de trois jours (du lundi au mercredi) « en vue d’attirer l’attention sur leurs conditions de détention et le manque de soutien de leurs pays d’origine ».
La même source a ajouté que la plupart d’entre eux «n’ont pas eu droit à un procès équitable » et qu’ils revendiquent « le droit à la défense, ce qui implique la visite d’un avocat étranger », ou «l’accélération des transfèrements dans leurs pays d’origine».
La délégation générale de l’administration pénitentiaire remet en cause ces informations et dément catégoriquement tout mauvais traitement infligé à ces détenus. Et de préciser  dans son communiqué qu’ils « sont traités conformément à la loi régissant les pénitenciers, en ce sens qu’ils jouissent de leurs droits légaux, dont la visite de représentants des missions diplomatiques de leurs pays ».
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