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Dans l'Orient mystique, berceau de tous les ésotérismes historiques, un redoutable nihilisme est né. Et à l'instar de l’ésotérisme juif qui devança son messie en Palestine, ou l’ésotérisme chiite qui, avec wilayet faqih de Khomeiny, a hâté la venue de son imam absent, le djihadisme international tient le drame palestinien pour « cause cachée » autour de laquelle il fédère au-delà les nationalismes, les idéologies et les continents.
Le conflit israélo-palestinien est la cause «cachée» du djihadisme international ! Le principe du «tiers exclu» est un concept philosophique, longtemps évoqué par les philosophes, les vrais. Le Grec Parménide est l'un des premiers qui ont su si bien le résumer en une phrase «Il est absolument ou il n’est pas».
Autrement dit, une assertion ou son contraire sont toujours vrais. Le grand Hilbert en dira plus tard qu'il est l'arme suprême du mathématicien, au même niveau que le poing pour le boxeur ou le télescope pour l'astronome.
Autant dire que, pour cerner une vérité, quelque soit sa nature, on ne peut faire l’économie de deux options radicalement antinomiques. D’où la légendaire nuance par laquelle les philosophes, les vrais, se sont rendus célèbres.
En fait au brillant «tiers exclu» d'antan s'est succédé aujourd’hui une pseudo pensée d'exclusion médiocrement néfaste que l'on peut résumer par le «second exclu». Et ce second-là est bien typé et toujours le même.
N’empêche que notre monde n'a jamais été aussi complexe qu'il est aujourd’hui. Et cette complexité exige de tous un effort considérable tant intellectuellement que moralement. Intellectuellement surtout en creusant davantage les causes, les implications et les conséquences tout en réfutant les simplismes et les fausses évidences.
Ainsi avec un peu de clarté on se rendra vite compte que les multiples terrorismes à connotation islamique ne sont que les paravents d'une multitude de causes diverses et disparates.
Variant, certes, du social au politique en passant par le religieux au culturel, ou du stratégique à l'historique sans oublier l’évolution naturelle propre aux sociétés et leur inévitable lutte des classes.
Et bien que se joignant par endroit et divergeant par autre, ces causes ont toutes cependant un facteur exacerbant commun.
Et ce facteur-ci n'est rien d'autre que le combat du peuple palestinien qui, sur plus d'un demi siècle, se débat pour recouvrer ses légitimes droits. Rien d’étonnant donc que les grandes figures de ce djihadisme international soient d'origine palestinienne.
D'Abdallah Azzam [1], le mentor et chef spirituel de Ben Laden, et donc d'Alqaida, jusqu'à Abu Muhammad al-Maqdisi [2], le cheikh d'Abou Moussab Zarqawi, et donc de l’État islamique, ces grands chefs palestiniens de l'islamisme militant ont toujours tiré avantage de la capacité de mobilisation et de fédéralisme supranationaux que, seule, la cause palestinienne peut susciter dans le monde arabe ou musulman.
Dès-lors dans cet Orient mystique, carrefour de tous les ésotérismes historiques, un redoutable nihilisme est né.
A l'instar de l’ésotérisme juif qui devança son messie en Palestine, ou l’ésotérisme chiite qui, avec wilayet faqih de Khomeiny, a hâté la venue de son imam absent, le djihadisme international tient le drame palestinien pour « cause cachée » autour de laquelle il fédère au-delà les nationalismes, les idéologies et les continents.
D'une part, juridiquement, en s'appuyant sur les avis religieux d'Ibn Taymiyah [3] bien que jugés pour certains obtus ou permissifs car produits d'un contexte de guerre et d'invasions mongoles [4] somme toute assez comparable à celui vécu durant le siècle passé par le peuple palestinien.
Ensuite, géo-strategiquement, avec les rôles néfastes des amis d’Israël dans la destruction de la région.
Ce sont en effet les néoconservateurs américains, motivés uniquement par leurs injonctions sionistes, qui, par la destruction de l'Irak, ont fait de la région le terreau fertile de tous les groupuscules extrémistes.
Sans oublier que toutes les lignes rouges ont été franchies en Syrie sans que la communauté internationale se décide à y mettre fin, eu égard une fois encore des seuls intérêts de l’État hébreu.
De ce fait on voit clairement l'influence du conflit israélo-palestinien sur tout ce qui passe autour. Et même ailleurs. Voir qui tient par exemple le fer de lance de l'islamophobie et son inévitable corollaire de guerre civile en France et en Europe.
Aujourd’hui l’état de la paix mondiale est compromis. Tant entre peuples, États qu'entre civilisations. Et tant que ses causes perdurent, ce triste constat ne peut qu'aller en s’aggravant. D’où l'urgence de combiner les efforts afin de désamorcer, dans l’intérêt de tous, ce grave choc annoncé.
[1]http://www.jeuneafrique.com/118984/archives-thematique/abdallah-azzam-le-mentor/
[2]http://www.theguardian.com/world/2015/jun/10/how-isis-crippled-al-qaida
[3]http://www.muslimphilosophy.com/it/works/ITA%20Texspi%2011.pdf
[4]http://www.lesclesdumoyenorient.com/La-chute-de-Bagdad-entre.html

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Israël veut faire du ghetto de Gaza sa colonie pénitentiaire
En expulsant les Palestiniens à Gaza, Israël admettrait officiellement, pour la première fois, que la bande assiégée est une prison, la plus grande au monde.
 
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Des Palestiniens de Gaza lisent des livres au cours d’une manifestation appelée « Gaza lit » contre les violations israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem, le 3 mars 2016 - Photo : AA
À une heure de route de Tel Aviv : un ghetto. Peut-être le plus grand ghetto au monde, avec une population d’environ deux millions de personnes. Selon les derniers chiffres de Gisha, centre juridique pour la liberté de circulation (une ONG israélienne), le chômage à Gaza atteint 43 % ; 70 % des habitants de Gaza ont besoin d’aide humanitaire ; 57 % vivent dans l’ombre de l’insécurité alimentaire.
Et puis il y a le rapport inquiétant de l’ONU datant d’août 2015 et intitulé « Gaza en 2020 : un lieu vivable ? ». D’ici là, les dommages causés aux infrastructures hydrauliques seront irréversibles et, déjà aujourd’hui, l’eau est imbuvable.
PNB par habitant : 1 161 euros, inférieur à celui d’il y a 25 ans, et peut-être le seul PNB au monde qui ne cesse de baisser. Il faudra 1 000 médecins et 2 000 infirmiers supplémentaires dans le système de santé qui est assiégé et qui s’effondre : d’où viendront-ils ?
De la faculté de santé al-Nuseirat ? Des élèves qui partent à l’étranger pour étudier à Harvard ? L’Égypte a resserré les restrictions de sortie et d’entrée à Rafah ; le monde ignore ses obligations envers Gaza, et Israël exploite les deux – l’intransigeance de l’Égypte et l’indifférence du monde – afin de poursuivre son siège de Gaza, en tandem avec le siège égyptien de Gaza dont Israël retire un encouragement et une légitimité.
Trois heures d’électricité par jour. Parfois six. Sous la pluie et dans le froid, ou sous la chaleur : hiver comme été. Ensuite, douze heures ou plus sans électricité, jusqu’au trois (ou six) prochaines heures. Tous les jours. Près de deux millions de personnes. Dont un million de réfugiés ou d’enfants de réfugiés, en conséquence directe ou indirecte des actions d’Israël.
Près d’un million d’enfants. Peu de gens peuvent imaginer cela. Peu d’Israéliens en ressentent une quelconque culpabilité. Peu d’Israéliens semblent s’en soucier le moins du monde. Le Hamas, vous savez.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a aujourd’hui une idée originale : dans cet endroit maudit, il veut bannir les familles des auteurs d’attaques au couteau ou à la voiture-bélier des derniers mois.
Désormais, toute fille ou tout garçon avec un couteau ou une paire de ciseaux ne sera plus seulement exécuté sur place, comme cela est arrivé dernièrement, que cela ait été nécessaire ou non ; à partir de maintenant, leurs familles seront punies elles-aussi. Elles payeront.
Netanyahou a déjà consulté son nouveau procureur général, Avichai Mandelblit, pour un avis officiel : si ce dernier le permet, c’est très bien du point de vue de Netanyahou. S’il refuse, Netanyahou peut toujours accuser encore une fois le système judiciaire israélien de l’empêcher de défendre les citoyens de la nation contre le terrorisme. Il gagne sur toute la ligne.
L’opinion publique israélienne soutient largement les idées folles de Netanyahou : la plupart des Israéliens soutiennent toutes les sanctions draconiennes qu’il invente contre les « terroristes » et leurs familles. La sanction collective est contraire au droit international ? Israël obtient un passe-droit. Israël n’accorde aucune considération au droit international, un instrument important et juste, mais, pour Israël, hors de propos.
En principe, une question revêt beaucoup plus d’importance que la démagogie de Netanyahou, alors qu’il a tenté par tous les moyens et à tout prix ces derniers mois de satisfaire l’extrême droite dans un climat d’intense ultranationalisme. Netanyahou sait que les services de sécurité d’Israël n’ont aucun moyen de contrer les attaques perpétrées par des loups solitaires dans cette dernière manifestation de la rébellion contre l’occupation.
Tsahal et le Shin Bet lui disent qu’en matière d’assaillants isolés, qui sont pour la plupart très jeunes, qu’aucune infrastructure logistique ou militaire ne soutient, et en l’absence d’implication d’un quelconque mouvement politique ou d’une quelconque organisation dans leurs attaques principalement spontanées et non planifiées, la grande et forte armée d’Israël n’a aucun moyen de réagir. Aucun moyen de renseignement pour prévenir ou contrecarrer ces attaques. Et les armes technologiques sophistiquées d’Israël n’aideront pas, ni son armée d’informateurs palestiniens, ni l’avion furtif américain ou les sous-marins allemands.
Aucune armée au monde n’a quoi que ce soit pour contrer l’adolescente avec des ciseaux et l’adolescent avec un couteau de cuisine qui se lèvent un matin et décident d’aller commettre une attaque. Il n’y a pas de solution militaire à près de 50 ans de désespoir. Mais Netanyahou doit toujours montrer qu’il « fait quelque chose », ce que veut le public israélien, et qu’il ne reste pas assis là à se lamenter des attaques quotidiennes ou quasi-quotidiennes, lesquelles ne montrent aucun signe quelconque de déclin ou de fin, alors même que la plupart d’entre elles aboutissent à la mort de leurs auteurs et à des pertes relativement faibles du côté israélien.
Donc, une fois de plus, dégainons cette riposte éculée consistant à raser les maisons des familles des auteurs d’attaques. Selon B’Tselem, Israël a déjà démoli ou scellé 31 de ces maisons depuis le début du mois d’octobre 2015. Parmi celles-ci, 14 étaient en fait les maisons des voisins, détruites en même temps que celles des familles des auteurs des attaques, mais encore une fois, tout le monde en Israël s’en moque.
Avec l’imprimatur du système judiciaire israélien, il existe une sanction collective pour tout. Certains, mais pas tous, experts en sécurité affirment que cela a un effet dissuasif sur les terroristes, mais tout au long des intifadas, cette assertion n’a jamais été prouvée. Au contraire, quiconque connaît l’atmosphère palestinienne sait que les démolitions de maisons ont en fait motivé un nombre croissant de jeunes à commettre des attaques, comme vengeance. Lorsque quelqu’un est prêt à payer de sa vie, quand son désespoir est si profond, penser à la démolition de la maison de sa famille ne le dissuadera pas.
Pendant ce temps, la rage intensifie seulement parmi les ruines des maisons détruites. Il y a quelques jours, je me suis rendu dans deux maisons détruites, appartenant aux familles des assaillants dans le village de Dura, au sud d’Hébron. Dix-neuf personnes sont devenues sans abri après la démolition des maisons des familles Harub et Masalma.
Flânant dans les ruines, Haqqi Harub (3 ans), frère cadet de Mohammed Harub, un Palestinien de 22 ans qui a tué deux Israéliens dans une fusillade à la jonction de Gush Etzion en Cisjordanie et a été arrêté par les forces israéliennes. « Je veux tuer un soldat juif », m’a dit l’enfant. Lorsque je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu : « Parce qu’ils ont détruit ma maison. » Haqqi, dont le nom en arabe signifie « c’est mon droit », n’oubliera jamais les ruines de sa maison. Il va grandir sur ce souvenir.
Aujourd’hui, Netanyahou veut être plus sévère avec les familles et les expulser à Gaza. Netanyahou ne sera pas le premier Premier ministre israélien à prendre cette mesure. Au cours de la première et deuxième Intifada, Israël a expulsé des activistes palestiniens en Jordanie, au Liban, à Gaza et dans d’autres pays. La plus grande expulsion s’est en fait déroulée sous le gouvernement de Yitzhak Rabin.
Le 17 décembre 1992, après l’enlèvement et l’assassinat d’un policier aux frontières israélien, Rabin a ordonné l’expulsion de pas moins de 415 militants du Hamas et du Jihad islamique au Liban. Le système judiciaire israélien n’a pas soutenu unanimement cette mesure extrême qu’il a jugée illégale, mais après un appel des expulsés, la Cour suprême l’a autorisée et les 415 militants ont été expulsés vers le Liban. Là, à Marj al-Zouhour, sur une montagne libanaise glacée et sous des températures inférieures à zéro, ont évolué les responsables du Hamas qui dirigent l’organisation à ce jour. Ainsi, non seulement problématique d’un point de vue juridique, l’expulsion n’a par ailleurs jamais fait ses preuves du point de vue des intérêts d’Israël. Il est très peu probable que cette mesure ait ne serait-ce qu’affaibli le terrorisme.
Cependant, Netanyahou veut franchir un pas de plus ou, disons plutôt, faire un autre pas en arrière. Nous ne parlons pas ici de terroristes, mais de leurs familles, qui ne sont pas elles-mêmes soupçonnées d’actes répréhensibles. Si le système judiciaire d’Israël permet que cela se produise – et ce dernier passe généralement tous les caprices des services de sécurité –, les familles (y compris les parents âgés, les femmes et les enfants) de ceux qui s’en sont pris aux Israéliens seront déracinées et expulsées vers Gaza.
En vertu de toute norme judiciaire juste, bien sûr, ce mini-transfert ne pourrait pas résister à un examen. Il viole toute notion de justice naturelle. Il déracinerait des gens innocents de leurs maisons, de leurs communautés, de leurs moyens de subsistance et de leurs racines et transformerait certains d’entre eux en réfugiés pour la deuxième ou la troisième fois dans l’histoire de leur famille.
En outre, cette expulsion n’apportera rien au combat contre le terrorisme. Comme d’autres mesures similaires, celle-ci est principalement destinée aux Israéliens : montrer au public israélien qui a soif de vengeance que son gouvernement punit, par la vengeance. Cette mesure n’a pas d’autre but. Elle pourrait facilement se transformer en option qu’Israël invoquera de manière réitérée, sans retenue.
Soit dit en passant, il y a autre chose dans tout cela qui mérite notre attention : Israël admettrait ainsi officiellement, pour la première fois, que Gaza est une prison, la plus grande au monde, bien sûr. Envoyer les familles des auteurs d’attaques à Gaza est présenté comme une punition et le choix de Gaza comme une colonie pénitentiaire d’Israël, sa propre île du Diable, constitue aussi l’aveu que Gaza est considérée comme un camp de prisonniers, une immense cage en plein air. Israël, tout en affirmant que l’occupation de Gaza est terminée, prouve que cette prison reste une prison, tandis que ses gardes ont simplement préféré aller à l’extérieur et monter la garde de là.
Haqqi Harub erre maintenant en état de choc parmi les ruines de sa maison à Dura dans les collines du sud d’Hébron. Quand je suis allé là-bas, parmi les débris, son père lui a donné un shekel pour acheter des bonbons, comme pour aider l’enfant à oublier sa colère et sa frustration devant l’Israélien nouvellement arrivé.
Si cela ne tenait qu’à Benjamin Netanyahou, Israël ne se contenterait pas de la démolition de la maison familiale du petit Haqqi : il l’enverrait à Gaza, quel que soit le sort qui l’attendrait là-bas, totalement assiégé, sans électricité et sans eau potable, dans un lieu qui, d’ici quatre ans, sera inhabitable. Le nom « Gaza » est lié, en hébreu, au nom « Azazel » – dans la tradition biblique, l’endroit où un bouc émissaire a été précipité au bas de la montagne vers sa mort.
 

* Gideon Levy : Né en 1955, à Tel-Aviv, est journaliste israélien et membre de la direction du quotidien Ha’aretz. Il vit dans les territoires palestiniens sous occupation.
 
8 mars 2016 - Middle East Eye - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : MEE - VECTranslation
http://www.info-palestine.net/spip.php?article15952

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Shir Hever, un économiste israélien qui a passé des années à assembler les pièces du puzzle économique de l’occupation, vient de publier un rapport plutôt choquant à lire.
Un rapport révèle que l’essentiel de l’aide humanitaire destinée au Palestiniens, va dans les caisses d’Israël Les diplomates peuvent avoir une réputation de faux-fuyant, d’obscurantisme voire d’hypocrisie, mais peu d’entre eux se sont retrouvés comparés à un tueur en série, surtout un tueur qui dévore la chair humaine.
Cet honneur est revenu à Lars Faaborg-Andersen, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël, la semaine dernière, lorsque des colons juifs ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux lui donnant le rôle de Hannibal Lecter, le terrifiant personnage du film « Le Silence des Agneaux ». Une image du diplomate danois portant le masque de prisonnier de Lecter était censée suggérer que l’Europe elle aussi doit être muselée.
Les griefs des colons visent l’aide allouée par l’Europe, qui a fourni un refuge provisoire à des familles de Bédouins après que l’armée israélienne eut démoli leurs maisons dans les territoires occupés près de Jérusalem. Le logement d’urgence les a aidés a demeurer sur les terres convoitées par Israël et ses colons.
Les autorités européennes, outrées par la comparaison avec Lecter, ont rappelé à Tel Aviv que s’il daignait respecter le droit international, Israël aurait assumé ses responsabilités pour assister ces familles.
Si l’Europe pourrait se voir comme faisant partie de l’Occident des Lumières, se servant de l’aide pour défendre les droits des Palestiniens, en fait la réalité est moins encourageante.
Shir Hever, un économiste israélien qui travaille depuis des années à assembler les pièces du puzzle économique de l’occupation, vient de publier un rapport plutôt choquant à lire. Comme d’autres, il croit que l’aide internationale a permis à Israël d’éviter d’acquitter la facture de son occupation. Mais il va plus loin. Sa conclusion – qui pourrait surprendre les colons israéliens – c’est que 78 % au moins de l’aide humanitaire destinée au Palestiniens se retrouvent dans les caisses d’Israël.
Les sommes en jeu sont considérables. Les Palestiniens sous occupation sont parmi les plus dépendants de l’aide dans le monde, puisqu’ils reçoivent chaque année plus de 2 milliards de dollars de la communauté internationale. Selon Hever, les donateurs pourraient subventionner directement jusqu’à un tiers du coût de l’occupation.
D’autres formes de l’exploitation par Israël ont été identifiées dans de précédentes études. En 2013 la Banque Mondiale estimait au bas mot que les Palestiniens perdent au moins 3,4 millions de dollars par an en ressources pillées par Israël.
En outre le refus d’Israël de conclure la paix avec les Palestiniens – et par conséquent avec le reste de la région – lui sert de prétexte pour justifier les 3 milliards de dollars d’aide militaire étatsunienne.
C’est aussi sur les Palestiniens qu’Israël teste ses armes et ses systèmes de surveillance – pour exporter ensuite son expertise. Les industries militaro-cybernétiques d’Israël génèrent des milliards de dollars de bénéfices par an. Une étude publiée la semaine dernière estime qu’Israël est le huitième pays le plus puissant dans le monde.
Mais si ces flux de revenus sont une aubaine identifiable mais préoccupante de l’occupation israélienne, l’aide occidentale aux Palestiniens est clairement destinée aux victimes et non aux vainqueurs.
Comment Israël peut-il prélever autant ? Le problème, dit Hever, c’est le rôle de médiateur que s’autoprescrit Israël. Pour atteindre les Palestiniens, les donateurs n’ont d’autre choix que de passer par Israël, ce qui lui fournit de riches opportunités pour ce qu’il nomme « détournement » et « réaffectation » de l’aide.
Premier résultat : les Palestiniens constituent un marché captif. Ils ont accès à peu de marchandises autres qu’israéliennes.
Qui en profite ? Une organisation israélienne, observatoire des bénéfices économiques de l’occupation pour Israël, a estimé que la firme de produits laitiers Tnuva jouit d’un monopole d’une valeur de 60 millions $ par an.
En fait le détournement de l’aide se fait parce qu’Israël contrôle toute la circulation des personnes et des biens. Les restrictions israéliennes lui permettent de faire payer le transport et le stockage ainsi que des redevances « de sécurité ».
D’autres études ont identifié des profits supplémentaires à partir de la « destruction de l’aide ». Chaque fois qu’Israël anéantit des projets financés par l’aide étrangère, les Palestiniens sont perdants – mais souvent Israël y gagne.
Le cimentier Nesher, par exemple, contrôlerait 85 % de toutes les constructions par les Israéliens et les Palestiniens, y compris les fournitures pour la reconstruction à Gaza après les dévastations successives causées par Israël. Outre les employés des industries de la sécurité, d’importants segments de la société israélienne se remplissent les poches grâce à l’occupation.
Paradoxalement, cette étiquette de « peuple le plus dépendant de l’aide dans le monde », qu’on accole généralement aux Palestiniens, on ferait peut-être mieux de l’apposer aux Israéliens.
Que peut-on faire ? L’expert en droit international Richard Falk note qu’Israël exploite un vide dans la supervision de l’aide : les donateurs ne mettent pas de conditions pour s’assurer que leur argent parvient bien aux bénéficiaires visés.
Ce qu’a fait la communauté internationale au long de ces 20 dernières années du processus d’Oslo – consciemment ou non – c’est offrir à Israël des incitations financières pour stabiliser et ancrer sa domination sur les Palestiniens. Israël peut le faire pratiquement sans rien débourser .
Si l’Europe et Washington ont essayé de battre Israël avec un petit bâton diplomatique pour qu’il relâche son emprise sur les territoires occupés, simultanément ils lui présentaient de juteuses carottes financières pour l’encourager à renforcer son emprise.
Il existe une petite lueur d’espoir. La politique d’aide européenne n’a pas à être un auto-sabotage. L’étude Hever indique qu’Israël a fini par devenir aussi tributaire de l’aide que les Palestiniens eux-mêmes.
La semaine passée l’UE notait qu’il appartient à Tel Aviv, et non à Bruxelles de s’occuper des Bédouins qu’il a laissés sans abri. L’Europe pourrait prendre au sérieux sa propre décision et commencer à réattribuer à Israël les coûts réels de son occupation.
Les choses pourraient aller assez vite, quoi que décide l’Occident, si l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas – et c’est ce que même Israël prévoit pour bientôt – devait s’effondrer.
* Jonathan Cook a obtenu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Il est le seul correspondant étranger en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001). Ses derniers livres sont : « Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East » (Pluto Press) et « Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair » (Zed Books). Voici l’adresse de son site : http://www.jonathan-cook.net

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Les attaques à l’arme blanche perpétrées depuis octobre 2015 par de jeunes Palestiniens contre des Israéliens — couramment désignées sous le terme d’« intifada des couteaux » — ne sont pas près de s’arrêter, tant que ces enfants perdus resteront déterminés à transformer en action leur désespoir face à un horizon totalement bouché. Pendant ce temps, Benyamin Nétanyhaou promet aux Israéliens un avenir radieux : leur « villa dans la jungle » sera un jour entièrement clôturée.
Pourquoi « l’intifada des couteaux » continue - « Les enfants perdus de la génération d’Oslo »
On a pu croire un moment, en décembre-janvier, que l’«  intifada des couteaux  » — qui désigne les attaques commises par de jeunes Palestiniens avec des outils coupants contre des soldats, des colons et parfois des civils israéliens à l’intérieur même d’Israël —, lancée le 1er octobre 2015 par l’assassinat d’un couple de résidents de la colonie religieuse de Neria, s’essoufflait et déclinait. On constate qu’il n’en est rien. Vendredi 19 février, deux membres de la police des frontières étaient attaqués au couteau à la porte de Damas, une des principales entrées de la Vieille Ville de Jérusalem, et légèrement blessés par un Palestinien de vingt ans du village de Kfar Aqab, situé à l’intérieur des limites municipales de la ville. Comme dans la grande majorité des cas, l’assaillant était abattu aussitôt par les forces israéliennes. Selon l’agence palestinienne Ma’an, dimanche 21 février au matin, les forces israéliennes ont arrêté deux jeunes : un garçon de 14 ans d’un village près d’Hébron et une jeune fille de 17 ans du district de Naplouse, tous deux suspectés d’avoir cherché à attaquer des soldats au couteau. Quelques heures plus tard, un jeune de quinze ans qui avait tenté de poignarder un soldat israélien était tué près de Naplouse.
Un pic avait été atteint le 14 février, avec huit attaques perpétrées en différents points de la Cisjordanie et à Jérusalem-Est en l’espace de douze heures : trois à l’arme blanche, trois autres avec des armes à feu et deux avec des bombes artisanales. Aucune n’a fait de victime, comme c’est le cas en général. Cinq parmi les assaillants palestiniens ont été tués (là encore, comme à l’accoutumée) et l’un gravement blessé. Selon les autorités israéliennes, le 19 février, en quatre mois et demi, 31 Israéliens étaient décédés des suites de ces attaques, et 174 Palestiniens avaient été abattus (et un peu plus d’une quarantaine d’autres capturés). Des chiffres d’une envergure «  limitée  », comparé au pic de la seconde intifada, par exemple. Mais le responsable des affaires sécuritaires du journal Haaretz, Amos Harel, comparant avec les quatre premiers mois et demi de cette seconde intifada, parvient à une conclusion sans appel : «  Israël est en pleine intifada  »1. Car le nombre des victimes il y a 15 ans, durant la même période initiale, étaient certes supérieur, mais seulement deux fois plus (58 Israéliens et 320 Palestiniens décédés).

Des attaques imprévisibles

Qui sont les assaillants  ? Le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, a livré le 15 février un certain nombre de données : la moitié des 228 attaques palestiniennes «  au couteau  » recensées depuis le 1er octobre 2015 ont été le fait de jeunes de moins de 20 ans, dont 10 % avaient moins de 16 ans. Près de 90 % avaient moins de 25 ans, et les femmes constituaient 11 % d’entre eux. Contrairement à l’idée reçue, la plupart ne venait pas de la région de Jérusalem, mais de Hebron, de Ramallah et leurs environs, des grandes villes situées à l’intérieur du mur qui entoure la Cisjordanie. Devant la difficulté à franchir ce mur, les trois quarts des attaques se sont d’ailleurs déroulées en Cisjordanie même, visant prioritairement des militaires et des colons.
Même si Benyamin Nétanyahou tente d’accréditer l’idée que le président de l’Autorité palestinienne est responsable de cet «  accès de violence  », qu’il y incite ou ne le combat pas, ses propos, même en Israël, tombent à plat. Car tant le Shin Bet que les services de renseignement militaire sont démunis devant la nature de ces attaques. Au bout d’un mois d’«  intifada des couteaux  », un haut responsable du Shin Bet avait dû admettre que son organisme n’avait disposé d’informations sur aucun de ceux qui avaient perpétré ces attaques. Et que ces dernières n’avaient pas été préparées par ou avec le concours d’organisations palestiniennes connues, ni du côté laïc (Fatah, Front populaire de libération de la Palestine -– FPLP — notamment), ni du côté religieux (Hamas, Djhad islamique). Cette situation n’a pas évolué. Le chef d’état-major, le général Gadi Eizenkot, a admis à son tour en janvier que le renseignement militaire n’avait pas reçu la moindre alerte avant les 101 premières attaques. «  Depuis, il y a eu des douzaines de nouvelles attaques, mais il n’y a toujours pas la moindre alerte préalable. (…) Les forces de sécurité tâtonnent toujours en quête d’une solution  », écrit encore Harel.
Sur le plan politique, quelques ministres ont proposé de prendre des mesures draconiennes de fermeture des territoires palestiniens pour rassurer la population israélienne. Mais, hormis le fait qu’il serait difficile de maintenir un couvre-feu général sur la totalité des villes et villages palestiniens sur le long terme, un simple bouclage de la Cisjordanie aurait peu d’effet : comme on a vu, les principales attaques sont menées sur des colons et des militaires en Cisjordanie même. L’armée et le Shin Bet se sont d’ailleurs opposés à un renforcement de la répression, arguant que dans la phase actuelle, cela aurait vraisemblablement un effet incitatif plutôt que dissuasif sur la jeunesse palestinienne pour multiplier plus encore les attaques.

«  Je n’appartiens à personne  »

Vu l’attitude des forces de l’ordre israélienne, qui tirent souvent pour tuer préventivement, sur simple suspicion, avant que l’attaquant ait eu le temps de commettre son acte, il est clair que les jeunes qui se lancent dans ce genre d’attaques savent pertinemment qu’ils ont très peu de chances d’en sortir vivants. Ce sont les «  enfants perdus de la génération d’Oslo  », estime Amira Hass, la correspondante du journal israélien Haaretz dans les territoires palestiniens occupés, au cours d’un entretien avec l’auteur le 21 février. Ceux qui partent à l’assaut avec un couteau ou un tournevis en poche ne sont pas particulièrement pauvres, même si certains d’entre eux le sont, note-t-elle, et dans presque la totalité des cas, ils ne sont pas organisés politiquement. Âgé d’un peu moins de trente ans, l’un des assaillants tué par les forces israéliennes avait laissé un message aux organisations palestiniennes dans lequel il indiquait n’être membre d’aucune d’entre elles. «  Ne m’adoptez pas  » comme un martyr, leur écrivait-il, comme pour leur dire : je n’appartiens à personne. De sources concordantes, il semble que ces jeunes focalisent l’essentiel de leur rage sur les colons, leur arrogance et leur impunité, qui fonctionnent en miroir de leur propre impuissance, même si, à l’intérieur de la Cisjordanie, ils attaquent aussi des soldats.
La recrudescence des attaques ne laisse pas uniquement les forces de l’ordre israéliennes sans ligne de conduite claire. Les dirigeants palestiniens eux-mêmes sont sans réponse face à cette vague sur laquelle ils n’ont aucune prise. Et ils tentent visiblement d’y mettre fin, même s’ils ne peuvent la critiquer publiquement. Fin janvier, Amira Hass racontait comment le ministère de l’éducation de l’Autorité palestinienne était intervenu avec la municipalité (dirigée par le Fatah) de Qabatiyah, pour essayer de faire cesser ces attaques. Dans ce bourg palestinien de 31 000 habitants, 10 jeunes Palestiniens, dont 6 du même établissement scolaire étaient déjà partis commettre des attaques sans crier gare. Parmi eux, un étudiant en ingénierie médicale de 23 ans, Mohammed Sabaaneh, qui poursuivait brillamment ses études à l’université arabe américaine de Jénine avant d’aller un beau matin, avec un jeune cousin, s’en prendre à deux soldats israéliens en faction à un check-point. «  Les membres du Fatah ne l’admettent pas publiquement, mais ils savent qu’ils sont en train de perdre la jeune génération  »2, écrivait la journaliste.

Un désespoir actif

Ces Palestiniens vivent dans le sentiment d’un horizon totalement bouché et de l’impossibilité de sortir de leur enfermement. Une claustration qui n’atteint pas la dimension de ce qui advient à Gaza, dit la journaliste, mais «  le Mur leur indique que leur avenir est le même  ». Étudier devient très difficile, travailler presque impossible, se déplacer est une épreuve, voyager un rêve. Et le sentiment d’impuissance enfle : depuis l’échec de la seconde intifada, les Israéliens renforcent les colonies à un rythme accéléré, et les destructions de maisons palestiniennes, pour des motifs «  sécuritaires  » ou simplement «  administratifs  » enflent dans une impunité internationale absolue (les ONG israéliennes ont constaté récemment un accroissement important des destructions d’édifices subventionnés par l’Union européenne).
À cela s’ajoute le poids de l’absence de leadership palestinien, avec une direction du Fatah vieillissante et discréditée, incapable de promouvoir une mobilisation populaire, et un Hamas isolé et n’offrant pas de réelle alternative. Indubitablement, la multiplication des agressions à l’arme blanche incluant la probabilité de sa propre mort violente implique un phénomène d’émulation entre ces jeunes. Mais elle ressort surtout de ce que Hass nomme «  un désespoir actif  », sur fond de fragmentation et de passivité générale d’une société palestinienne abattue : les manifestations de soutien aux nouveaux «  martyrs  » rassemblent beaucoup moins de monde que, par exemple, les mobilisations identiques au début de la seconde intifada. Dans le «  monde sans horizons  » qu’elle décrit, entre le refus de poursuivre cette vie d’enfermement imposé et l’impossibilité ou l’incapacité d’y mettre fin collectivement, pour ces jeunes Palestiniens, reste au moins à agir pour ne plus subir. Quitte à en mourir.

Retour de «  la villa dans la jungle  »

Pendant ce temps, Benyamin Nétanyahou promet à ses compatriotes un avenir radieux. Le 9 février 2016, il a annoncé un vaste plan pluriannuel de prolongement et de consolidation de tous les murs, clôtures, fossés, etc. qui entourent le pays. «  À la fin, l’État d’Israël tel que je le vois sera entièrement clôturé. On va me dire : est-ce donc ce que vous voulez, protéger la villa  ? La réponse est oui. Va-t-on entourer tout l’État d’Israël de barrières et de clôtures  ? La réponse est oui. Dans la région où nous vivons, nous devons nous défendre face à des bêtes sauvages  »3. L’image célèbre de la «  villa dans la jungle  », d’un Israël seul État civilisé entouré d’animaux sauvages, avait déjà été émise, après l’échec de Camp David à l’été 2000, par le premier ministre travailliste de l’époque, Ehoud Barak.

1Amos Harel, «  Eight attacks in 12 hours leaves no doubt : Israel is in the midst of an intifada   », Haaretz, 16 février 2016.

2Amira Hass, «  ’Dying for Nothing’ : Palestinian Authorities at a loss trying to stop youths from attacking Israelis   », Haaretz, 24 janvier 2016.

3Barak David, «  Netanyahu : “We’ll surround Israel with fences to defend ourselves against wild beasts”   », Haaretz, 9 février 2016.


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Victoire à la palestinienne! L’avenir de la Palestine est gravé dans le cœur des enfants palestiniens comme sur du marbre grâce au géni et à l’abnégation des femmes palestiniennes dont on tue les pères, les maris, les fils et les frères.
Parfois les palestiniens nous font pleurer de douleur par leur douleur, parfois ils nous font pleurer de joie par leur courage inébranlable, leur admirable abnégation, leur foi pure et leur résistance sans faille. C’est ce que vient de réussir Madame Hanen Al Harroub femme palestinienne de 43 ans élue hier soir, 13 mars, « meilleur enseignante du monde 2016! »
Souvenez-vous de ce nom HANEN AL HAROUB, porte-drapeau de la liberté, de la justice, de la dignité et de la victoire finale par le savoir! HANEN Al HAROUB! HANEN AL HAROUB! HANEN AL HAROUB!
Merci Madame pour le formidable espoir que vous portez dans tout les cœurs amoureux de l’enfance et de la Palestine. Cette victoire d’une femme est plus importante que n’importe qu’elle bataille menée par les hommes sur le terrain car au lieu de tuer des hommes elle en fabrique!
Merci à vous et à tous les instituteurs, maîtres, professeurs de la Palestine. Nous voyons demain, nous voyons l’avenir, nous voyons la victoire. Ce n’est pas nous qui vous encourageons par notre soutien, c’est vous qui nous encouragez par votre exemple. C’est grâce à vous que nous croyons encore en l’humanité.
Merci, Madame le professeur, pour cette leçon magistrale à l’humanité toute entière! vive la résistance, vive la Palestine!
article original: http://www.cbbr.fr/2016/03/14/victoire-a-la-palestinienne/

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