Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Pour la majorité des étudiants juifs américains, l’Etat « juif » n’est pas civilisé.

Le site de Philip Weiss reste une des sources les plus riches quand on s’intéresse à l’actualité relative à la cause palestinienne. [vous pouvez aller directement à l’article qui se trouve à la fin de mon texte]

Il le prouve une nouvelle fois en révélant l’essentiel de la teneur d’une conférence qui s’est tenue à Jérusalem dans l’objectif de trouver les moyens d’une propagande efficace en faveur de l’entité sioniste et de contrer le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions)

On sait que faute d’arguments légitimes, les partisans de l’entité sioniste en sont désormais le plus souvent réduits à faire pression sur les gouvernements étrangers pour qu’ils adoptent des dispositions qui rendent l’appel au boycott illégal. C’est déjà le cas en France avec la circulaire Alliot-Marie que Sainte Christiane Taubira s’est bien gardée d’abroger. Ailleurs, comme au Canada, c’est une motion motion  votée au parlement tandis que le Royaume Uni se prépare à légiférer pour interdire le BDS…

Ce qui n’empêchera pas le mouvement de boycott de prendre de l’ampleur tout comme l’impopularité ou du moins le scepticisme à l’égard de l’entité sioniste.

Ainsi, les conférenciers sionistes ont pu avoir un état des lieux inquiétants sur la perception de l’entité sioniste par les étudiants juifs américains. Ces derniers non seulement ne sont pas une majorité à penser que l’entité sioniste veut la paix, mais ils sont à peine 38 % à considérer que nous parlons d’un Etat « civilisé ».

Ce qui ne signifie bien sûr pas qu’ils renoncent nécessairement à soutenir l’entité sioniste mais qui donne à penser que ce soutien n’est pas un acquis intangible.

Et c’est là un gros problème pour le régime sioniste. En effet, cette entité coloniale s’est elle-même mise sous la coupe d’une métropole en obtenant la protection des Etats Unis. Au fil des ans, la colonie juive a su construire tout un dispositif de propagande, d’influence et de contrôle qui lui permet d’influer fortement sur la politique de la métropole, du moins quand cette politique est en rapport avec sa sécurité et sa prospérité.

Ce contrôle n’est pas absolu et il peut être mis en échec à force de patience et d’habileté, ce qu’ont su démontrer Barack Obama et John Kerry dans le dénouement de la crise avec l’Iran. Une démarche qui n’a été possible que parce que Barack Obama effectue son deuxième et dernier mandat présidentiel !

Un des instruments de ce contrôle est la communauté juive, ou plus exactement les organisations communautaires juives qu’elles agissent dans le domaine social, culturel, religieux ou politique. C’est par leur intermédiaire que l’actions sioniste peut se déployer verticalement, vers les couches dirigeantes (élus municipaux, gouverneurs d’Etats, sénateurs etc.) et horizontalement (vers les citoyens ordinaires).

L’animation et les relais de ces organisations, aussi bien verticalement qu’horizontalement, est le plus souvent assurée par des membres de l’élite, c’est-à-dire des gens qui occupent des postes à responsabilité dans les domaines de l’économie, de la culture, de l’information, de la religion etc. Ces gens ont généralement été formés à l’université [il n’existe pas de « grandes écoles » aux Etats Unis] où ils ont acquis non seulement des compétences et des connaissances mais aussi une vision de la vie et de la politique au sens large parfois sur la base d’engagements pour telle ou telle cause.

L’état moral de cette frange de la population étudiante donne donc une indication sur les orientations que pourrait prendre cette population une fois arrivée à l’âge de maturité et de la participation active à la vie publique locale, régionale ou nationale.

Et quand on s’intéresse à la population étudiante juive, cet état moral semble des plus préoccupants si on en croit un spécialiste des enquêtes d’opinion qui participait à la conférence de Jérusalem.

 La majorité des étudiants juifs américains ne voit pas Israël comme un pays « civilisé » ou une « démocratie » affirme Luntz lors d’une conférence secrète anti-BDS

par Ofer Neiman, Mondoweiss (USA) 2 février 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le lien vers l’information en hébreu. En résumé :

Le ministre Gilad Erdan [ministre de la sécurité publique, des affaires stratégiques et de l’information] a organisé une conférence secrète à Jérusalem, qui a réuni 150 partisans influents d’Israël.

 

Le spécialiste des sondages d’opinion Frank Luntz, marqué politiquement à droite, [qui avait auparavant affirmé que sionisme était devenu un gros mot pour les élites des Etats Unis] a présenté des statistiques :

_ La tentative du ministère du tourisme pour vendre Israël comme une destination sympa [filles et bikinis] a échoué.

– Les étudiants juifs américains ont une image de plus en plus négative d’Israël

– Ils ne sont que 42 % à croire qu’Israël veut la paix.

-Seulement 38 % d’entre eux pensent que ‘Israël est civilisé et occidental”.

-31% seulement considèrent qu’Israël est une démocratie.

– Pas moins de 21 % d’entre eux pensent que les Etats Unis devraient prendre le parti des Palestiniens.

Le nouvel agenda, pas si nouveau que ça, proposé par Luntz et Cie : les partisans d’Israël doivent dire qu’ils sont pour le dialogue et un processus de paix qui passe par la diplomatie, et ils doivent accuser ceux qui soutiennent le BDS de faire obstacle au dialogue et de répandre la haine.
https://mounadil.wordpress.com/


Alter Info l'Information Alternative

Source

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
COMMUNIQUE – Dans la nuit du 20 au 21 février 2016, une école primaire en cours de construction à Abu Nuwar en Cisjordanie, financée par l’aide humanitaire française, a été détruite par l’armée israélienne. Le Consulat Général de France condamne et déplore cette injustice.
L’armée israélienne détruit une école en construction financée par la France Consulat Général de France à Jérusalem
Déclaration du Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international
Israël/Territoires palestiniens – Démantèlement de projets humanitaires (21 février 2016)
La France condamne le démantèlement par l’armée israélienne, dans la nuit du 20 au 21 février, d’une école primaire en cours de construction à Abu Nuwar en Cisjordanie, financée par l’aide humanitaire française.
Il s’agit d’un projet situé dans une zone identifiée par l’Union européenne comme clé pour la viabilité de la solution des deux États.
Nous déplorons les conséquences des démolitions et confiscations de structures humanitaires en Cisjordanie, qui affectent des populations particulièrement fragiles, et appelons les autorités israéliennes à y mettre fin.
Source: Patriarcat latin de Jérusalem
http://fr.lpj.org/...

Alter Info l'Information Alternative

Source

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Gaza sert de laboratoire à la destruction des tunnels de la frontière américano-mexicaine Gaza sert de laboratoire à la destruction des tunnels de la frontière américano-mexicaine
Rania Khalek, The Electronic Intifada
 
Les Israéliens installent des systèmes de forage le long de la frontière avec la bande de Gaza, pour perfectionner leur technologie de détection des tunnels
Jim HollanderEPA/Newscom
 
Israël, non content d’étouffer Gaza par le ciel, la mer et la terre, étend son blocus sous terre avec un nouveau système anti- tunnels.
 
Le gouvernement étasunien finance le projet à hauteur de 120 millions de dollars, avec l'espoir d’installer la même technologie à la frontière américaine avec le Mexique.
 
Le système anti-tunnel fait partie des efforts du Premier ministre Benjamin Netanyahou pour transformer Israël en une gigantesque forteresse.
 
La semaine dernière, lors d'une tournée d’inspection du mur qu'Israël est en train de construire à sa frontière avec la Jordanie, Netanyahou a annoncé son projet de murer complètement Israël pour que les Palestiniens et les Arabes des pays voisins, qu'il a comparé à des animaux, ne puissent plus entrer.
 
« Etant donné notre environnement, nous sommes obligés de nous protéger contre les bêtes sauvages » en entourant « tout l'Etat d'Israël d’une clôture, d’une barrière, » a-t-il dit.
 
Et pour les Etats-Unis c’est l’occasion d'externaliser leur propre projet de militariser leur frontière.
 
L’hystérie des tunnels terroristes
 
On peut penser que les Israéliens sont à l’origine de la série d'effondrements meurtriers de tunnels qui ont eu lieu dans la bande de Gaza au cours des dernières semaines et qui ont été assortis d’une déclaration du chef d’Etat-major israélien Gadi Eizenkot laissant entendre que la technologie de détection de tunnel était déjà testée à Gaza.
 
Les Israéliens appellent cette nouvelle technologie le Dôme de fer souterrain, en référence au nom du système de défense antimissile subventionné par les Etasuniens et conçu pour intercepter des roquettes tirées depuis Gaza avant qu'elles ne touchent le sol.
 
Malgré de sérieux doutes quant à l'efficacité du Dôme de fer, les Israéliens croient qu’il fonctionne. En effet, il les protège, au moins psychologiquement, des conséquences de la ghettoïsation et de l'emprisonnement de 1,8 million de Palestiniens à Gaza.
 
Le système anti-tunnel a un objectif similaire.
 
Cela fait des années que les responsables israéliens attisent les peurs en brandissant la menace de prédateurs palestiniens jaillissant de soi-disant « tunnels terroristes » creusés sous les chambres les jardins et les écoles des Israéliens, pour assassiner des familles innocentes.
 
Aucun fondement réel.
 
Bien qu’elle n’ait aucun fondement réel, cette narrative a été utilisée pour légitimer la guerre d'Israël de 2014 contre Gaza, qui a tué plus de 2200 Palestiniens dont 551 enfants.
 
L'enquête indépendante du Conseil des droits humains de l’ONU sur la guerre a confirmé que « au cours de la période considérée, les tunnels ont été seulement utilisés pour mener des attaques contre des positions de l'IDF [armée israélienne], en Israël, près de la Ligne Verte, qui sont des cibles militaires légitimes ».
 
Une de ces opérations a ciblé un poste fortifié de l'armée israélienne à Nahal Oz, à l'intérieur de l'Israël d'aujourd'hui.
 
Des commandos palestiniens des Brigades Qassam, la branche militaire du Hamas, ont tué cinq soldats israéliens avant de retourner à Gaza par un tunnel. C’est sans doute l’opération menée au moyen d’un tunnel qui a eu le plus d’impact psychologique sur les Israéliens.
 
Coupés du monde en 2007 par un siège imposé par Israël et l'Egypte, les Palestiniens ont creusé des tunnels pour survivre, donnant naissance à un réseau sophistiqué de passages souterrains qui ont fourni à une population isolée des produits de première nécessité que le blocus l’empêchait de se procurer.
 
le blocus israélien a transformé Gaza en un ghetto géant entouré de clôtures électrifiées, de drones de surveillance, de mitrailleuses télécommandées et de canonnières de la marine.
 
Une partie des tunnels est utilisé par l’armée de la résistance qui en a un besoin crucial car elle se bat contre un ennemi impitoyable qui possède l'équipement de surveillance le plus sophistiqué du monde.
 
Qualifier ces tunnels de « terroristes » permet à Israël d’éliminer l'un des seuls moyens d'auto-défense et de survie des Palestiniens tout en préparant le public israélien à la prochaine guerre.
 
Des frontières version Trump
 
Todd Miller, auteur de Border Patrol Nation a dit à The Electronic Intifada, qu’il n’était pas du tout surpris que le gouvernement étasunien ait l'intention d'utiliser le système de détection de tunnel d'Israël à la frontière étasuno-mexicaine. Pour les Etats-Unis, les tunnels transfrontaliers sont « une tentative évidente de se soustraire à l'appareil militaire massif de contrôle de la frontière ».
 
« Si on bloque un chemin d’accès, les gens vont essayer de trouver un autre moyen de passer, que ce soient des sans-papiers ou des réseaux de passeurs criminels, » at-il dit, ajoutant que la même logique prévaut à Gaza. « C’est, en fait, la preuve de la résilience et de la créativité des gens qui essaient de trouver une façon de contourner cet énorme dispositif. »
 
« On voit la « relation spéciale » entre les États-Unis et Israël se manifester de plus en plus dans le contexte de la frontière américano-mexicaine », a ajouté Miller.
 
L'exemple le plus flagrant est Elbit Systems, la plus grande entreprise de technologie militaire d'Israël.
 
« Elbit Systems utilise la technologie qu'ils ont développée en Palestine en l’utilisant sur les Palestiniens, et cela leur sert de vitrine publicitaire pour la frontière américano-mexicaine », a déclaré Miller. « Donc, en fin de compte, la Palestine leur sert de laboratoire pour développer ces technologies. »
 
Le développement du système de détection de tunnel a été confié à des dizaines d'entreprises militaires israéliennes. Elbit est un des principaux bénéficiaires et ses produits ont déjà été utilisés le long de la frontière américano-mexicaine.
 
En 2014, Elbit a signé un contrat de 145 millions de dollars avec le ministère américain de la Sécurité Intérieure pour construire un mur virtuel de tours de surveillance et de détecteurs de mouvement, appelé Tours fixes intégrées, à la frontière entre l’Arizona et le Mexique.
 
Les tours sont équipées d’une technologie Elbit similaire à celle utilisée dans la construction et la maintenance des murs et des clôtures élevés en Cisjordanie occupée par Israël et à la frontière entre Gaza et l'Egypte. La société met en avant son expérience de soutien technique aux politiques répressives pour faire son marketing.
 
Une vidéo d’Elbit souligne que l’efficacité de ses tours a « fait ses preuves sur le terrain » pour avoir « sécurisé pendant 10 ans les frontières les plus difficiles à sécuriser du monde. »
 
L'an dernier, Miller a fait un reportage sur Global Advantage, une plateforme d’accompagnement d’entreprises, créée par une université d’Arizona, qui a identifié Israël comme ayant la plus forte concentration d'entreprises de sécurité intérieure dans le monde.
 
Global Advantage recherche activement des entreprises israéliennes pour s’installer à la frontière américano-mexicaine, qui est, selon Miller, le centre commercial le plus avancé de technologie de sécurité intérieure.
 
« Ce qui est encore plus remarquable c’est que la frontière américano-mexicaine est aussi un laboratoire, où ils présentent la même technologie pour la vendre à d'autres pays », a déclaré Miller.
 
Mais Gaza, at-il ajouté, est « le laboratoire principal », car « il est presque complètement fermé et sous contrôle, tandis que la frontière américano-mexicaine fait plus de 3000 km de long » et est encore poreuse.
 
Le minuscule territoire palestinien qui abrite 1,8 millions de personnes dont la plupart sont des réfugiés, représente ce que Miller appelle « la version Donald Trump de la militarisation d’une frontière. »
 
Trump, le candidat populiste républicain à la présidentielle, a déjà dit tout le bien qu’il pensait  du mur d'apartheid d'Israël en Cisjordanie qu’il considère comme un modèle à suivre pour les États-Unis.
 
Traduction : Dominique Muselet
 
https://electronicintifada.net/blogs/rania-khalek/gaza-laboratory-us-mexico-border-tunnel-warfare
 

Alter Info l'Information Alternative

Source

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Roger Waters : «Les musiciens ont trop peur de perdre leur carrière s’ils critiquent Israël» Roger Waters : «Les musiciens ont trop peur de perdre leur carrière s’ils critiquent Israël»
22 févr. 2016, 12:57
Source: AFP
Dans sa première interview consacrée à son engagement pour la cause palestinienne, la star du groupe Pink Floyd et soutien de BDS explique l'auto-censure que les musiciens doivent s'imposer de peur d'être taxés d'antisémitisme.
«Les musiciens américains qui soutiennent le boycott d’Israël à cause du problème des droits des Palestiniens sont trop terrifiés de parler de peur que leurs carrières ne soient détruites», explique Roger Waters dans The Independent. «Je suis bien placé pour le savoir, cela fait dix ans que l'on me traite d'antisémite et de Nazi» ajoute -t-il.
Lire aussi
Roger Waters marchant le long du mur de séparation en Cisjordanie en 2009 Roger Waters à Bon Jovi : «Vous êtes solidaires avec le colon qui a brûlé le bébé»
La star de Pink Floyd, éminent militant en faveur de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ciblant Israël depuis son lancement il y a 10 ans, a évoqué sa propre expérience : «La seule réponse au BDS est de dire que c’est antisémite,» déplore Roger Waters dans The Independent.
Selon lui, c'est ce déchaînement à son encontre du lobby pro-israélien qui a incité les autres artistes à se taire, car ils seraient terrifiés de subir les mêmes accusations. Les artistes engagés se compteraient sur les doigts de la main : «Il y a moi et Elvis Costello, Brian Eno, Manic Street Preachers, un ou deux autres, mais il n’y a personne aux Etats-Unis où je vis. J’ai parlé à beaucoup d’entre eux, ils ont peur à se c**er dessus» poursuit-il.
Avec la médiatisation de son propre engagement, le fondateur de Pink Floyd espère provoquer un effet boule de neige : «J’espère encourager certains d’entre eux à cesser d’avoir peur et à se lever pour se faire entendre, parce que nous avons besoin d’eux. Nous avons intensément besoin d’eux dans ce débat, de la même manière que nous avions eu besoin que les musiciens se joignent aux militants contre la guerre du Vietnam» conclut-il.

Alter Info l'Information Alternative

Source