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La nuit de jeudi à vendredi dernier a été particulièrement sanglante dans les Territoires palestiniens occupés.
Quatre jeunes citoyens de 16 à 20 ans ont été exécutés par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Le prétexte présenté a une fois de plus été «attaques à l’arme blanche» contre des soldats israéliens postés à des barrages militaires en Cisjordanie occupée. Ces exécutions extrajudiciares sont devenues une politique du gouvernement israélien depuis le lancement du soulèvement populaire en Palestine occupée, début octobre 2015. Trois de ces jeunes citoyens — Mouhanad Kaouazbeh, 20 ans, Alaa Kaouazbeh 20 ans et Ahmad Kaouazbeh, 21 ans — tués près de la colonie israélienne de Goush Etsion, sont originaires de la localité de Saair, au nord de la ville d’El Khalil, en Cisjordanie occupée.
Dès la propagation de l’information, les habitants de la localité sont sortis dans les rues de Saair et se sont dirigés vers les maisons des victimes. Ils ont appelé à faire payer l’occupant israélien ses crimes commis contre le peuple palestinien.
Plus tard dans la soirée, un adolescent de 16 ans, Khalil Echalaldeh, frère de Mahmoud Echalaldeh, tué un mois auparavant alors qu’il participait aux obsèques d’un autre jeune de la même famille, a été abattu près du barrage militaire israélien situé à l’entrée de la localité de Beit Aainoun, à l’est de la ville d’El Khalil.
L’armée israélienne, par la voix de ses porte-parole, a prétendu qu’ils ont tous été abattus après avoir tenté de poignarder des soldats israéliens. En même temps, elle a fait savoir qu’aucun de ses soldats n’a été blessé. 143 Palestiniens ont été tués dans des conditions similaires depuis le lancement du soulèvement populaire actuel en Palestine occupée. Au cours de la même période, 22 Israéliens ont été tués dans des attaques menées par des jeunes Palestiniens à l’arme blanche, à la voiture bélier ou même par des armes à feu.
Pour le ministère palestinien des Affaires étrangères, le massacre perpétré contre les quatre jeunes Palestiniens est une «grave escalade dans le cadre de la guerre totale menée par le gouvernement israélien extrémiste (gouvernement des colons israéliens) qui nie l’existence du peuple palestinien et de ses droits légitimes à la liberté et l’indépendance».
Dans le communiqué du ministère palestinien des Affaires étrangères, il y a des critiques à l’encontre de la communauté internationale et des organismes de défense des droits de l’homme, surtout celles liées aux Nations unies, pour leur silence lorsqu’il s’agit de massacres israéliens. Le ministère palestinien des Affaires étrangères a averti la communauté et les organisations juridiques internationales, leur demandant de ne pas tomber dans le piège des argumentations et des allégations israéliennes visant à justifier les exécutions extrajudiciaires, devenues banales.
Photo : Palestiniens tués par des Israéliens
*http://www.elwatan.com//international/israel-poursuit-sa-politique-d-execution-extrajudiciare-09-01-2016-311652_112.php
http://www.france-irak-actualite.com

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L’adolescence arrêtée : le développement interrompu des mineurs palestiniens en prison L’adolescence arrêtée : le développement  interrompu des mineurs palestiniens en prison
Par Samah Jabr  le 25 décembre 2015 – Middle East Monitor
 
 
Le parlement israélien a récemment approuvé une loi qui permet de faire condamner à jusqu’à 20 années de prison les Palestiniens qui lancent des pierres, qui sont généralement des mineurs. Cette mesure a été suivie par une loi qui permettrait l’emprisonnement des enfants palestiniens dès l’âge de 12 ans s’ils étaient reconnus coupables d’infractions violentes avec une « motivation nationaliste ».
En tant que praticienne, je suis souvent confrontée à des adolescents dont le développement social et psychologique a été suspendu par l’expérience des détentions politiques. J’observe que beaucoup parmi ces jeunes sont devenus angoissés et déprimés à la suite de cette expérience, tandis que d’autres manifestent un stoïcisme et ne parviennent plus à exprimer la moindre émotion.
« Majed » ( les noms ont été changés) est un garçon de 14 ans ; il a été arrêté 14 fois et souvent frappé sauvagement en détention. Une fois, les forces israéliennes lui ont cassé des dents et infligé un certain nombre de blessures à la tête. Majed a été dirigé sur ma clinique par une sœur aînée qui venait de terminer l’école de médecine. Elle a expliqué qu’il n’écoutait personne à la maison, qu’il ne respectait plus ses professeurs et que fréquemment il manquait l’école. À la place, il fréquentait des hommes de 30 ou 40 ans et il allait avec eux passer des heures dans des cafés. J’ai trouvé en Majed un adolescent qui vivait un développement hypertrophique de son statut en tant que héros, au risque de compromettre d’autres domaines du développement de sa personnalité. Ce profil d’anciens détenus adolescents est typique. Moins fréquemment, nous voyons des réactions comme celles de Mufeed, en qui l’expérience de la détention a causé une destruction plus profonde, au moins en ce qui concerne l’image qu’il a de son père. Mufeed a affirmé : « Le gardien de la prison était meilleur que mon père : il m’a donné des cigarettes à fumer ».
Majed et Mufeed ne sont que deux parmi les 700 jeunes Palestiniens qui sont arrêtés chaque année. La moyenne d’âge à l’arrestation est de 15 ans et la moyenne de la durée de leur détention en prison est de 147 jours. Quatre-vingt-dix pour cent de ces mineurs sont considérés avoir été exposés à des expériences traumatisantes, et 65 % d’entre eux ont développé des troubles psychiatriques. Pour ces mineurs et adolescents, l’expérience de l’arrestation se superpose à une enfance déjà rendue difficile en raison de l’occupation israélienne, sous laquelle les services sociaux et les systèmes d’aides à l’éducation sont faibles, l’alimentation et les soins médicaux insuffisants, et la violence politique endémique.
Partout, l’adolescence se caractérise par un mouvement accéléré vers l’indépendance sociale et une formation de l’identité, ainsi que par la vulnérabilité émotionnelle et un comportement impulsif. Cependant, le contexte de l’occupation aggrave les risques et les conséquences pour les adolescents palestiniens. Certains jeunes trouvent que les dangers inhérents à la résistance sont plus stimulants qu’une soumission passive à l’oppression. De tels jeune gens s’identifient et forment un tout avec la souffrance de la communauté en tant que groupe, et ils cherchent à se donner un statut spécial en agissant en son nom. Pendant que les adolescents partout ailleurs peuvent idéaliser et prendre pour modèle des stars de médias, certains adolescents palestiniens magnifient les combattants de la liberté, tel le personnage de Muhannad Elhalaby, lui qui a vaincu son sentiment d’impuissance en se saisissant de l’arme d’un colon israélien et en tuant deux colons au beau milieu des attaques contre la mosquée.
La réalité de la détention est une histoire d’horreur, d’impuissance et d’humiliations pour les mineurs. Il est coutumier que des dizaines de soldats armés et leurs chiens investissent la maison familiale au beau milieu de la nuit, interrompant le sommeil de tout le quartier et démontrant à travers leur agression démesurée que la résistance n’a pas de sens. Le père de l’enfant est mis sous la pression de menaces pour qu’il remette son garçon aux soldats, et souvent il le fait, malgré les supplications de la mère et des frères et sœurs en larmes. Arrachés de la sorte à son lit chaud, le garçon se trouve exposé à un désarroi inutile et à une violence physique alors qu’il est emporté vers une destination inconnue, souvent pour une raison tout aussi inconnue. Comme d’habitude, il est menotté cruellement et a les yeux bandés, incapable tout ce temps de communiquer, ou de comprendre ceux qui crient sur lui en hébreu. Il est giflé, tabassé à coups de pied, coups de poing, bousculé alors qu’il est immobilisé et rendu complètement inoffensif. Puis, sans aucune présence d’un avocat ou d’un parent à ses côtés, il est interrogé pendant une période qui peut varier de quelques heures à quelques semaines, privé des moyens pour répondre à ses besoins physiologiques comme se nourrir, boire, aller aux toilettes et dormir. Il est exposé à une chaleur ou à un froid excessifs, contraint à l’horreur d’être présent quand d’autres sont torturés, et mis tout nu avant d’être soumis à son tour aux mêmes procédures.
Ceux qui l’interrogent le culpabilisent en brandissant des menaces contre les membres de sa famille : « Nous allons faire venir ta mère et tes sœurs ici » et « Nous allons démolir ta maison ». En laissant l’horreur faire son chemin dans l’imagination de l’enfant, l’interrogateur peut jouer avec un gant en caoutchouc tout en racontant au mineur « Si tu nous dis pas les noms de tes amis qui lancent des pierres, quelque chose de vraiment vilain va t’arriver à toi ». Les interrogateurs souvent menacent, « Je vais te mettre dans la salle numéro quatre, là où les gens entrent sur leurs deux jambes, et en ressortent à quatre pattes ». Les jeunes détenus s’entendent souvent dire par les interrogateurs qu’ils ont déjà été informés par leurs amis ou voisins à leur sujet, et beaucoup craquent alors devant ce mensonge ; ils finissent par signer leur nom sur des documents en hébreu qu’ils sont incapables de lire. Beaucoup de ces enfants et adolescents se rappellent ces moments surtout avec des sentiments insupportables de honte. Les jeunes sont alors relégués à l’isolement et à l’incertitude, à l’intérieur d’un environnement pénitentiaire hostile, où le passage du temps et les processus de la vie sont gelés. Là, leurs attachements humains sont détruits, sachant que rares sont les familles qui réussissent à obtenir la permission de visiter leur enfant.
En mars 2013, au cours d’une période d’un calme politique relatif, le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF) a décrit les mauvais traitements sur les mineurs palestiniens détenus dans les centres de détention militaires israéliens comme « généralisés, systématiques et institutionnalisés ». L’UNICEF a étudié le système judiciaire militaire israélien et y a trouvé la preuve de « traitements ou châtiments cruels, inhumains et dégradants » Il existe des rapports de circonstances dans lesquels des chiens ont été utilisés pour attaquer des enfants ; où des enfants et des adolescents ont été sexuellement violés ; et où des jeunes ont été forcés d’accomplir ou d’assister à des actes qui dégradent leurs symboles religieux.
Le processus d’arrestation des mineurs cible l’avenir de la nation palestinienne. C’est une agression contre le corps, la personnalité, le système de valeurs, les espoirs et les rêves des jeunes Palestiniens, rendant leurs familles dysfonctionnelles et brisant les liens de leur relation avec leur communauté.
Beaucoup de ces mineurs ressortent de prisons incapables d’apprendre à l’école ou d’exercer une profession. À leurs yeux, leurs parents et professeurs sont dévalorisés en tant que personnes d’autorité. Leur confiance en leurs amis et voisins est brisée. Leur propre communauté ne peut leur faire davantage confiance, car il aura été dit à d’autres enfants qu’ils ont été mis en cause par eux devant leurs tortionnaires. Ils vivent dans la crainte constante et réaliste d’une autre détention. Et pour les membres de leur famille, l’arrestation du mineur est souvent extrêmement traumatisante ; ils se sentent coupables de n’avoir pas réussi à le protéger et ainsi, d’en être arrivés en effet à être incapables de guider le mineur sur un chemin sûr de l’enfance à l’âge adulte.
Incapables d’évoluer, laissés sans éducation et sans les conseils de la famille, de nombreux adolescents ainsi ne parviennent pas à développer une identité d’adulte mature et à facettes multiples. L’ex-détenu se cramponne à son identité comme prisonnier. Ces jeunes sont enlisés dans des limbes perpétuels, incapables de revenir à l’innocence de l’enfance ou d’aller de l’avant comme un adulte fonctionnel.
Un sentiment d’inefficacité s’infiltre souvent chez les praticiens qui soignent ces jeunes. Les conséquences psychologiques de l’arrestation d’un mineur ne se prêtent pas au diagnostic de leur étiquetage, pathologie et médicalisation. Ces jeunes ont besoin que nous agissions en tant que témoins, que nous en soyons solidaires et que nous les accompagnions, eux et leurs familles, pour explorer la signification de leur expérience. Notre objectif est de les aider  à intégrer cette signification dans leur vie présente et leurs projets d’avenir.
Hippocrate a dit aux médecins, il y a 25 siècles, que nous ne sommes pas souvent en mesure de guérir, que nous sommes parfois en mesure de soigner ; mais que nous sommes toujours en mesure de procurer un réconfort. Nous, praticiens, nous ne pouvons pas libérer ces enfants des prisons israéliennes, mais nous pouvons réussir à les libérer de leur prison intérieure alors qu’ils reviennent dans notre communauté.
Samah Jabr est une psychiatre et psychothérapeute jérusalémite qui se préoccupe du bien-être de sa communauté, bien au-delà des questions de santé mentale.
Impliquez-vous dans la création du long-métrage documentaire, « Derrière les fronts  », un film d’Alexandra Dols sur les conséquences psychologiques de l’occupation israélienne. (1)
Article original: https://www.middleeastmonitor.com/articles/middle-east/23031-arrested-adolescence-on-the-interrupted-development-of-palestinian-minors-in-prison 
Traduction : JPP pour les Amis de Jayyous
 
(1)
« Derrière les fronts, résistance et résilience en Palestine »
 
Participez à la création du documentaire DERRIÈRE LES FRONTS, sur les conséquences psychologiques de l'occupation israélienne
Pour soutenir le projet : voir à la source :http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/derriere-les-fronts-resistance-et-resilience-en-palestine
 
 
Présentation détaillée du projet
                  
 Derrière les fronts : résistance et résilience en Palestine (titre provisoire)
 
Genèse :
 
J’ai découvert les chroniques de Samah Jabr en 2007. Je travaillais alors sur mon dernier long métrage documentaireMoudjahidate. Film relatant les engagements de femmes dans la lutte pour l'Indépendance de l'Algérie. J’avais à l’époque ce que l’on peut appeler une "position de principe" anticolonialiste quant à la Palestine. Les chroniques du Dr Samah Jabr m’ont permis de visualiser et concrétiser la situation. En proposant une approche inédite, dans l’héritage de Frantz Fanon - celle de politiser le psychologique, pour décoloniser les esprits - ses chroniques m’ont donné une porte d’entrée sur une réalité complexe, et m’ont conduite jusqu’à elle. 
 
Présentation du film :
      « L’occupation ne s’arrête pas avec un cessez-le-feu. »
La dernière offensive militaire israélienne de l’été 2014 a fait plus de 2 100 victimes palestiniennes dont plus de 500 mineurs. Ce massacre était une phase aiguë d’une occupation commencée il y a maintenant plusieurs décennies.
Au quotidien, la colonisation n’est pas seulement celle des terres, des logements, du ciel ou de l’eau. Elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais elle travaille aussi les esprits, derrière les fronts.
Ce documentaire s’intéresse à ses formes invisibles, c'est à dire: l’occupation intime, celle de l’espace mental. Espace où l’équilibre, l’estime de soi, le moral et l’âme deviennent des lieux et des enjeux de lutte.
 …
Samah Jabr : 
 
Née à Jérusalem-Est, elle vit à Shufat en banlieue de Jérusalem et travaille en Cisjordanie. Issue de la première promotion en médecine de l'université palestinienne d'Al Quds (Jérusalem), elle est l'une des vingt psychiatres a pratiqué actuellement en Cisjordanie.
Directrice du Centre médico-psychiatrique de Ramallah, elle est également professeure dans des universités et forme des professionnels de la santé mentale (aussi bien palestiniens, israéliens ou internationaux). Elle intervient en prison et participe, en collaboration avec le PCATI, Comité public contre la torture en Israël, à collecter des témoignages de personnes ayant été torturées.
Parallèlement à ces activités, elle écrit régulièrement des chroniques depuis la fin des années 1990 publiées au sein de revues internationales.
En s’appropriant un savoir académique acquis durant ses études en Europe et à l’Institut israélien de psychothérapie psychanalytique, Samah Jabr construit un diagnostic psycho-politique sur sa société tout en soulignant les liens entre la résilience du peuple Palestinien et la résistance à l’occupation.
Le terme de résilience vient à la base de la physique pour traduire la capacité d'un matériau à revenir à sa forme initiale après avoir subi un choc. En psychologie, La résilience désigne le processus par lequel une personne se développe malgré un traumatisme ou un environnement qui aurait dû être délabrant et destructeur.
 
 
Derrière les fronts,  invite à un double cheminement : à la fois dans nos esprits et sur les routes de Palestine.
Des extraits de chroniques misent en scène, seront les pavés de cette route, tandis que la chronique de Samah Jabr " En dansant sur des rythmes différents mais en dansant quand même  " orientera la trajectoire du film.
Choisie entre autres parce qu’elle traverse des lieux d’affrontements physiques et psychiques : du Centre Médico Psychiatrique de Ramallah, en passant par le check point de Qalandia, pour aller vers Jérusalem.
Ces chroniques questionnent l’aliénation, l’impact psychologique d’une oppression au quotidien, et m'ont donner envie d'aller à la rencontre des personnes et lieux évoqués, pour aller au-delà des textes.
Alors que la Palestine est une, les réalités palestiniennes sont multiples : les Gazaouis font face à d’autres conditions d’occupation que les « Palestiniens de 48 » et que celles et ceux qui vivent en Cisjordanie. Il nous est actuellement très difficile de tourner dans la bande de Gaza, mais je n’oublie pas que leur sort est lié.
Alors que continuer de vivre en Palestine est déjà aux yeux de beaucoup une forme de résistance, mes interlocuteurs-trices de Jérusalem, de Naplouse, de Ramallah ou encore d’Haïfa s’inscrivent dans des tentatives de déjouer le système et de contrer les tentatives de division et d'attaques psychologiques et idéologiques.

[...]
 
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/derriere-les-fronts-resistance-et-resilience-en-palestine
 

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Le meurtre de Rehab Nazzal à Bethlehem et l’hypocrisie des médias occidentaux Le meurtre de Rehab Nazzal à Bethlehem et l’hypocrisie des médias occidentaux
Eric Walberg, Эрик Вальберг / Уолберг إيريك ولبر
 
Interview d’Eric Walberg par le journal palestinien Al-Qods
 
 
Une Canadienne tuée par balles à Bethléem photo: artnet.com
 
Question: Pensez-vous que la colère suscitée par l'échec des pourparlers de paix soit à l’origine de l'Intifada actuelle?
 
Réponse: Personne, ni dans un camp ni dans l’autre ne prend ces éternels pourparlers au sérieux. Netanyahu a clairement dit à plusieurs reprises qu'il n'avait pas l'intention, en tant que premier ministre, de céder d’autres colonies ni d'arrêter leur expansion. Son objectif est de faire de Jérusalem la capitale d'Israël, de détruire la mosquée al-Aqsa et de construire un temple juif dédié au roi Salomon sur le Mont du Temple. Les Palestiniens ne sont pas en position de « négocier », étant donné que l’état que l'ONU leur a donné en 1947, leur a ensuite été dénié par Israël. Ils espèrent seulement que l'ONU finira par réussir à faire appliquer  l'accord initial ou à convaincre Israël de négocier une solution conforme à l'accord qui a permis la création d’Israël 1947. Et donc, les intifadas continueront aussi longtemps qu’il y aura assez de Palestiniens en vie pour combattre pour leurs droits.
 
Q: Que pensez-vous de l'hypocrisie des pays occidentaux qui déplorent bruyamment chaque disparition d'un citoyen occidental et/ou israélien et ignorent l'assassinat quotidien de dizaines de Palestiniens.
 
R: Oui, les médias occidentaux sont hypocrites, ils se préoccupent de la mort des Occidentaux mais ignorent la torture et le meurtre quotidien de Palestiniens. Mais l’intérêt qu’ils portent aux Occidentaux et à ceux qui ont un passeport occidental n’est pas sans effet. Il y a deux jours, une artiste canadienne d'origine palestinienne, Rehab Nazzal, a été abattue à Bethléem sans provocation de sa part, simplement parce que les soldats israéliens ne voulaient pas qu’elle prenne des photos. Ils avaient de bonnes raisons de vouloir l’en empêcher : ils étaient en train de pulvériser du « skunk », sur un quartier palestinien. C’est un liquide à l’odeur pestilentielle non létal utilisé pour le contrôle des foules. Donc, l'un d'eux s’est retourné et lui a tiré dessus pour lui rappeler qui est le boss.
 
Eitan Weiss, un porte-parole de l'ambassade d'Israël à Ottawa, a déclaré à l'Ottawa Citizen qu’il n’avait pas connaissance de cet incident, et que dans le cas d'une blessure non mortelle infligée à un individu « il était très difficile de prouver que c’était arrivé comme de prouver que ce n’était pas arrivé. »
 
Weiss était encore furieux contre Nazzal à cause de l'exposition intitulée « Invisible » qu’elle avait présentée à Ottawa en juin, avant d'aller à Bethléem se faire cavalièrement abattre par ses forces de défense. "Invisible" a eu lieu à la Galerie Karsh-Masson à la mairie d'Ottawa. L’exposition a réussi à faire exactement ce que tout véritable art devrait faire. Elle a attiré l'attention du grand public et l’a faire réfléchir grâce à des photos d’arrestations.
 
Organisée sous le regard hostile du « gouvernement Harper », l’exposition a déclenché les attaques à la fois au Sénat et à la Chambre des communes, suite à la plainte de l'ambassadeur d’Israël, Rafael Barak, au maire d'Ottawa, Jim Watson. Pour faire bonne mesure, la Fédération juive d'Ottawa a publié une déclaration condamnant l'exposition et appelant à son interdiction.
 
La ville a résisté aux pressions de fermer l’expo et c’est tout à son honneur. L'exposition qui a soulevé la fureur de l'ambassadeur israélien s’intitulait « Cible » et évoquait la violence que subissent quotidiennement les civils palestiniens innocents. Dans son discours au Sénat Linda Frum a accusé le maire et les conseillers municipaux d'Ottawa « d’incitation à la haine », a exigé de Nazzal qu’elle inclue dans son exposition des victimes israéliennes, et a tout simplement nié le droit de Nazzal d’honorer les victimes de la violence israélienne, dont son frère, considérés dans la vidéo comme des martyrs. Frum a prétendu « parler au nom de tous les Canadiens décents et épris de paix qui abhorrent le terrorisme comme moyen d'obtenir des gains politiques », apparemment inconsciente du fait que c’est plutôt Israël qui se rend impunément coupable d’actes terroristes incessants.
 
Rehab Nazzal a répondu aux critiques sur son  exposition "Invisible" dans l’Ottawa Citizen : « Les œuvres présentées dans « invisible » sont exigeantes, mais elles sont dans la tradition de l'art critique. Il faut des œuvres exigeantes pour mettre en lumière des problèmes passés sous silence. L'assassinat extra-judiciaire des Palestiniens, les attaques contre les manifestations palestiniennes pacifiques et le traitement brutal des prisonniers palestiniens, voilà les principales questions soulevées par les diverses œuvres de l'exposition ».
 
Bien sûr, les expositions artistiques ne suffiront pas à libérer la Palestine mais elles y contribuent. Comme le font les tentatives israéliennes/sionistes pour les faires interdire, en attirant l'attention du monde à la fois sur l'exposition et sur l'hypocrisie des critiques. Le « problème » de Nazzal, à Ottawa, était que son exposition a attiré beaucoup de public du fait qu’elle était dans l'Hôtel de Ville, à la différence de « Target », l’exposition précédente, présentée à Toronto et à San Francisco, dans des galeries d'art peu fréquentées. « La mémoire collective refait surface dans les interstices de la culture esthétique. A travers l'art et la musique, le théâtre et la danse, on revit l'histoire des victimes des guerres », a écrit Michelle Weinroth, pour défendre Nazzal.
 
Avec l'élection, à Ottawa, d'un nouveau gouvernement, dirigé par le premier ministre libéral, Trudeau, qui s’est engagé à poursuivre une politique « non partisane » au Moyen-Orient, les soutiens de la cause palestinienne peuvent désormais espérer qu’une certaine pression sera exercée sur Israël. Nos voix ont quelque chance d'être entendues, et nos médias traditionnels vont être obligés de se montrer moins « partisans ». Des milliers de Canadiens engagés dans la cause Palestinienne ont déjà écrit au premier ministre et au ministre des Affaires étrangères pour protester contre l’assassinat de Nazzal. Ce gouvernement ne fera pas semblant de ne pas voir les crimes israéliens. Les efforts visant à informer les Canadiens vont se poursuivre.
 
Q: La Turquie et l'Arabie saoudite coopèrent avec Israël, même si leurs relations officielles sont froides. La dernière coalition destinée à renverser le gouvernement de la Syrie est dirigée par les Etats-Unis, avec les  acteurs clés comme la Turquie et l'Arabie saoudite. Qu’en pensez-vous ?
 
R: Cette coalition est littéralement un pacte entre des diables. Elle ne peut qu’entraîner davantage d'effusion de sang. Tous les trois ont montré leur incompétence et leur duplicité sur le printemps arabe et ses conséquences. La seule consolation est que leurs machinations sont vouées à l'échec. La seule coalition honorable est celui de l'Iran, la Russie, le Hezbollah et la Syrie. Ce qui serait vraiment nécessaire pour faire face à ISIS en Syrie et en Irak, ce serait une « coalition des coalitions ».
 
Q: Nous sommes à la fin de l'année 2015, que pouvez-vous dire de la  question palestinienne pour cette année et quelle est votre prédiction pour 2016?
 
R: Tout dépend des Etats-Unis. Peuvent-ils ravaler leur orgueil et faire la paix avec l'Iran (et la Russie)? Ce serait la meilleure façon de repousser poliment l’étreinte mortelle d'Israël, mais vue la pression politique intérieure combinée des sionistes et des évangéliques, c’est beaucoup demander.
 
Le sectarisme sunnite anti-chiite a affaibli les Sunnites partout. Un « Nouveau Monde » dans la région exige la réconciliation avec l'Iran en particulier, et entre sunnites et chiites en général, que ce soit en Irak, au Yémen, ou au Bahreïn. Les actions des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite là-bas montrent que le maintien de la domination sunnite et de la persécution des chiites est ce qui empêche de résoudre la crise. Soudain l'Iran devient le pivot de la solution des cauchemars du Moyen-Orient. Même les médias occidentaux ne peuvent plus le nier.
 
N’oublions pas Israël où il y a moins d’autocensure qu’en occident, à gauche comme à droite. La campagne d'incitation contre le président Reuven Rivlin d'Israël, qui avait osé exprimer sa sympathie pour la souffrance des Gazaouis, a battu tous les records de haine et de violence verbale dans les médias officiels israéliens. Oui, contre le président lui-même, qui est fervent partisan des colonies de la droite pure et dure. Mais il a finalement eu assez et a décidé de dire ce qu’il pensait. 
 
Une autre voix de la raison est Yaïr Lapid, un ancien ministre des Finances israélien qui est maintenant chef de file de l'opposition. Partisan de la solution de deux états, Lapid, un ancien télédiffuseur, est le chef du parti Yesh Atid (« Il y a un avenir »). Lapid affirme qu'Israël doit prendre l'initiative diplomatique avec les Palestiniens si le pays veut continuer à exister en tant que démocratie à majorité juive. Par conséquent, dans le scénario le plus optimiste, un bouleversement aux États-Unis, par exemple l’élection de Donald Trump à la présidence, pourrait suffire à forcer Israël à faire la paix.
 
Traduction : Dominique Muselet
 
http://ericwalberg.com/index.php?option=com_content&view=article&id=592:al-quds-interview-israeli-media-tricks-backfire&catid=40:middle-east&Itemid=93
 

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Tentative de meurtre à Bethlehem et l’hypocrisie des médias occidentaux Le meurtre de Rehab Nazzal à Bethlehem et l’hypocrisie des médias occidentaux
Eric Walberg, Эрик Вальберг / Уолберг إيريك ولبر
 
Interview d’Eric Walberg par le journal palestinien Al-Qods
 
 
Une Canadienne tuée par balles à Bethléem photo: artnet.com
 
Question: Pensez-vous que la colère suscitée par l'échec des pourparlers de paix soit à l’origine de l'Intifada actuelle?
 
Réponse: Personne, ni dans un camp ni dans l’autre ne prend ces éternels pourparlers au sérieux. Netanyahu a clairement dit à plusieurs reprises qu'il n'avait pas l'intention, en tant que premier ministre, de céder d’autres colonies ni d'arrêter leur expansion. Son objectif est de faire de Jérusalem la capitale d'Israël, de détruire la mosquée al-Aqsa et de construire un temple juif dédié au roi Salomon sur le Mont du Temple. Les Palestiniens ne sont pas en position de « négocier », étant donné que l’état que l'ONU leur a donné en 1947, leur a ensuite été dénié par Israël. Ils espèrent seulement que l'ONU finira par réussir à faire appliquer  l'accord initial ou à convaincre Israël de négocier une solution conforme à l'accord qui a permis la création d’Israël 1947. Et donc, les intifadas continueront aussi longtemps qu’il y aura assez de Palestiniens en vie pour combattre pour leurs droits.
 
Q: Que pensez-vous de l'hypocrisie des pays occidentaux qui déplorent bruyamment chaque disparition d'un citoyen occidental et/ou israélien et ignorent l'assassinat quotidien de dizaines de Palestiniens.
 
R: Oui, les médias occidentaux sont hypocrites, ils se préoccupent de la mort des Occidentaux mais ignorent la torture et le meurtre quotidien de Palestiniens. Mais l’intérêt qu’ils portent aux Occidentaux et à ceux qui ont un passeport occidental n’est pas sans effet. Il y a deux jours, une artiste canadienne d'origine palestinienne, Rehab Nazzal, a été abattue à Bethléem sans provocation de sa part, simplement parce que les soldats israéliens ne voulaient pas qu’elle prenne des photos. Ils avaient de bonnes raisons de vouloir l’en empêcher : ils étaient en train de pulvériser du « skunk », sur un quartier palestinien. C’est un liquide à l’odeur pestilentielle non létal utilisé pour le contrôle des foules. Donc, l'un d'eux s’est retourné et lui a tiré dessus pour lui rappeler qui est le boss.
 
Eitan Weiss, un porte-parole de l'ambassade d'Israël à Ottawa, a déclaré à l'Ottawa Citizen qu’il n’avait pas connaissance de cet incident, et que dans le cas d'une blessure non mortelle infligée à un individu « il était très difficile de prouver que c’était arrivé comme de prouver que ce n’était pas arrivé. »
 
Weiss était encore furieux contre Nazzal à cause de l'exposition intitulée « Invisible » qu’elle avait présentée à Ottawa en juin, avant d'aller à Bethléem se faire cavalièrement abattre par ses forces de défense. "Invisible" a eu lieu à la Galerie Karsh-Masson à la mairie d'Ottawa. L’exposition a réussi à faire exactement ce que tout véritable art devrait faire. Elle a attiré l'attention du grand public et l’a faire réfléchir grâce à des photos d’arrestations.
 
Organisée sous le regard hostile du « gouvernement Harper », l’exposition a déclenché les attaques à la fois au Sénat et à la Chambre des communes, suite à la plainte de l'ambassadeur d’Israël, Rafael Barak, au maire d'Ottawa, Jim Watson. Pour faire bonne mesure, la Fédération juive d'Ottawa a publié une déclaration condamnant l'exposition et appelant à son interdiction.
 
La ville a résisté aux pressions de fermer l’expo et c’est tout à son honneur. L'exposition qui a soulevé la fureur de l'ambassadeur israélien s’intitulait « Cible » et évoquait la violence que subissent quotidiennement les civils palestiniens innocents. Dans son discours au Sénat Linda Frum a accusé le maire et les conseillers municipaux d'Ottawa « d’incitation à la haine », a exigé de Nazzal qu’elle inclue dans son exposition des victimes israéliennes, et a tout simplement nié le droit de Nazzal d’honorer les victimes de la violence israélienne, dont son frère, considérés dans la vidéo comme des martyrs. Frum a prétendu « parler au nom de tous les Canadiens décents et épris de paix qui abhorrent le terrorisme comme moyen d'obtenir des gains politiques », apparemment inconsciente du fait que c’est plutôt Israël qui se rend impunément coupable d’actes terroristes incessants.
 
Rehab Nazzal a répondu aux critiques sur son  exposition "Invisible" dans l’Ottawa Citizen : « Les œuvres présentées dans « invisible » sont exigeantes, mais elles sont dans la tradition de l'art critique. Il faut des œuvres exigeantes pour mettre en lumière des problèmes passés sous silence. L'assassinat extra-judiciaire des Palestiniens, les attaques contre les manifestations palestiniennes pacifiques et le traitement brutal des prisonniers palestiniens, voilà les principales questions soulevées par les diverses œuvres de l'exposition ».
 
Bien sûr, les expositions artistiques ne suffiront pas à libérer la Palestine mais elles y contribuent. Comme le font les tentatives israéliennes/sionistes pour les faires interdire, en attirant l'attention du monde à la fois sur l'exposition et sur l'hypocrisie des critiques. Le « problème » de Nazzal, à Ottawa, était que son exposition a attiré beaucoup de public du fait qu’elle était dans l'Hôtel de Ville, à la différence de « Target », l’exposition précédente, présentée à Toronto et à San Francisco, dans des galeries d'art peu fréquentées. « La mémoire collective refait surface dans les interstices de la culture esthétique. A travers l'art et la musique, le théâtre et la danse, on revit l'histoire des victimes des guerres », a écrit Michelle Weinroth, pour défendre Nazzal.
 
Avec l'élection, à Ottawa, d'un nouveau gouvernement, dirigé par le premier ministre libéral, Trudeau, qui s’est engagé à poursuivre une politique « non partisane » au Moyen-Orient, les soutiens de la cause palestinienne peuvent désormais espérer qu’une certaine pression sera exercée sur Israël. Nos voix ont quelque chance d'être entendues, et nos médias traditionnels vont être obligés de se montrer moins « partisans ». Des milliers de Canadiens engagés dans la cause Palestinienne ont déjà écrit au premier ministre et au ministre des Affaires étrangères pour protester contre l’assassinat de Nazzal. Ce gouvernement ne fera pas semblant de ne pas voir les crimes israéliens. Les efforts visant à informer les Canadiens vont se poursuivre.
 
Q: La Turquie et l'Arabie saoudite coopèrent avec Israël, même si leurs relations officielles sont froides. La dernière coalition destinée à renverser le gouvernement de la Syrie est dirigée par les Etats-Unis, avec les  acteurs clés comme la Turquie et l'Arabie saoudite. Qu’en pensez-vous ?
 
R: Cette coalition est littéralement un pacte entre des diables. Elle ne peut qu’entraîner davantage d'effusion de sang. Tous les trois ont montré leur incompétence et leur duplicité sur le printemps arabe et ses conséquences. La seule consolation est que leurs machinations sont vouées à l'échec. La seule coalition honorable est celui de l'Iran, la Russie, le Hezbollah et la Syrie. Ce qui serait vraiment nécessaire pour faire face à ISIS en Syrie et en Irak, ce serait une « coalition des coalitions ».
 
Q: Nous sommes à la fin de l'année 2015, que pouvez-vous dire de la  question palestinienne pour cette année et quelle est votre prédiction pour 2016?
 
R: Tout dépend des Etats-Unis. Peuvent-ils ravaler leur orgueil et faire la paix avec l'Iran (et la Russie)? Ce serait la meilleure façon de repousser poliment l’étreinte mortelle d'Israël, mais vue la pression politique intérieure combinée des sionistes et des évangéliques, c’est beaucoup demander.
 
Le sectarisme sunnite anti-chiite a affaibli les Sunnites partout. Un « Nouveau Monde » dans la région exige la réconciliation avec l'Iran en particulier, et entre sunnites et chiites en général, que ce soit en Irak, au Yémen, ou au Bahreïn. Les actions des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite là-bas montrent que le maintien de la domination sunnite et de la persécution des chiites est ce qui empêche de résoudre la crise. Soudain l'Iran devient le pivot de la solution des cauchemars du Moyen-Orient. Même les médias occidentaux ne peuvent plus le nier.
 
N’oublions pas Israël où il y a moins d’autocensure qu’en occident, à gauche comme à droite. La campagne d'incitation contre le président Reuven Rivlin d'Israël, qui avait osé exprimer sa sympathie pour la souffrance des Gazaouis, a battu tous les records de haine et de violence verbale dans les médias officiels israéliens. Oui, contre le président lui-même, qui est fervent partisan des colonies de la droite pure et dure. Mais il a finalement eu assez et a décidé de dire ce qu’il pensait. 
 
Une autre voix de la raison est Yaïr Lapid, un ancien ministre des Finances israélien qui est maintenant chef de file de l'opposition. Partisan de la solution de deux états, Lapid, un ancien télédiffuseur, est le chef du parti Yesh Atid (« Il y a un avenir »). Lapid affirme qu'Israël doit prendre l'initiative diplomatique avec les Palestiniens si le pays veut continuer à exister en tant que démocratie à majorité juive. Par conséquent, dans le scénario le plus optimiste, un bouleversement aux États-Unis, par exemple l’élection de Donald Trump à la présidence, pourrait suffire à forcer Israël à faire la paix.
 
Traduction : Dominique Muselet
 
http://ericwalberg.com/index.php?option=com_content&view=article&id=592:al-quds-interview-israeli-media-tricks-backfire&catid=40:middle-east&Itemid=93
 

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La torture des enfants palestiniens devant le public, à Beaubourg (Album Photos)
Merci à toutes les personnes qui ont participé à un spectacle de rue inédit ce samedi à Beaubourg, et aux nombreuses autres qui se sont arrêtées pour prendre connaissance des conditions honteuses d’arrestation, d’interrogatoire et de détention des enfants palestiniens. Voici quelques photos en attendant la vidéo :













  • Des dizaines de personnes se sont arrêtées au stand europalestine pour signer la pétition demandant à François Hollande de cesser de dérouler le tapis rouge aux tortionnaires israéliens d’enfants :
  • Des centaines ont pris un tract, une brochure BDS, des vignettes TEVA, des autocollants pour les petits commerçants qui vendent "0% occupation -100% responsable", et ont fait une pause pour lire les informations à leur disposition sur les nombreux panneaux d’exposition.

 

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