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Pas de trêve pour les Palestiniens victimes de l’occupant israélien
Les liste des martyrs Palestiniens s’allonge de jour en jour dans la lutte héroïque pour dire STOP à l’occupation. Les médias occidentaux ne signalent même plus les Palestiniens "abattus" —comme ils disent, comme s’ils s’agissait de chiens enragés—, mais hommes, femmes et enfants, sans armée et sans Etat, harcelés quotidiennement par les soldats et les colons, poursuivent leur résistance.
 
Mahdia Hammad, 38, ans, mère de 4 enfants, dont le plus jeunes a 9 mois, a été assassinée vendredi de 10 balles dans la tête et la poitrine, dans sa voiture à Silwadi, près de Ramallah.
Alors qu’elle roulait lentement à proximité d’un chechpoint, des soldats ont ouvert le feu sur elle, prétendant qu’elle avait l’intention de les attaquer.
Des milliers de Palestiniens ont suivi son enterrement samedi à Ramallah.

Deux Palestiniens, Muhammad Sabana,17 ans, et Noor al-Deen Sabana, 23 ans, ont été tués par l’armée d’occupation dans le village de Huwwara, au sud de Naplouse, en Cisjordanie occupée, ce week-end.
Ils avaient attaqué au couteau des soldats de l’occupation à un checkpoint, où 12 Palestiniens ont été assassinés par des soldats ou des colons au cours des deux derniers mois, parmi lesquels Maher al-Jabi, 56 ans,deux adolescents de 15 et 16 ans, ainsi qu’une adolescente de 16 ans accusée d’avoir voulu procéder à une attaque. Deux Israéliens ont été tués lors de ces affrontements.
Plusieurs maisons palestiniennes appartenant aux familles de ces martyrs, ont été démolies en guise de châtiments collectifs.
De même à Jérusalem Est où un Palestinien de Siwan a été tué samedi par la police montée à cheval, après avoir "eu l’intention de poignarder" un policier israélien près de la vieille ville.

Un témoin oculaire a rapporté que ce jeune homme de 26 ans, Musab al-Ghazali était en fait assis sur un banc, lorsque les policiers sont venus vers lui, lui ont demandé de se lever, et lui ont tiré dessus alors qu’il avait les mains en l’air.
Quelques heures plus tard, la l’armée d’occupation envahissait la maison de sa famille à Silwan.

Plus de 130 Palestiniens ont été tués par des soldats et des colons, en Cisjordanie occupée, depuis le 1er octobre dernier, contre 20 soldats et colons Israéliens.
(traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Source : Agence de presse Ma’an
CAPJPO-EuroPalestine

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Onde de choc après des images d'extrémistes juifs célébrant la mort d'un bébé palestinien "Les images (...) montrent le vrai visage d'un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël", déclare Netanyahu.
La diffusion d'images montrant des extrémistes juifs célébrant la mort du bébé palestinien brûlé vif avec ses parents en Cisjordanie occupée a relancé jeudi le débat sur la violence juive en Israël, ramenée sous le feu des projecteurs par la mort de la famille Dawabcheh dans l'incendie de leur maison dans le nord de la Cisjordanie occupée fin juillet.
Les autorités israéliennes avaient alors dénoncé, fait rare, un "terrorisme juif" et plusieurs extrémistes avaient été arrêtés et emprisonnés, suscitant l'ire de leurs partisans. Mais aucun détail sur les auteurs ou sur de possibles poursuites contre eux n'a filtré jusqu'ici, alors que la sécurité israélienne maintient la censure sur les détails des investigations.
La vidéo qui fait actuellement débat, filmée il y a une dizaine de jours lors d'un mariage, montre des jeunes juifs orthodoxes qui dansent en brandissant des armes à feu et en faisant passer, en la poignardant, une photographie d'Ali Dawabcheh, le bébé tué avec ses parents dans l'incendie.
"Danger pour la société"
Les autorités israéliennes ont annoncé avoir ouvert une enquête sur ces images, diffusées sur les médias israéliens, qui montrent, a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, "le vrai visage d'un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël". Il a ajouté refuser "que des gens nient les lois de l'Etat".
Selon les médias israéliens, le marié était un membre connu de l'extrême droite, questionné dans le passé pour son rôle présumé dans des actes de "terrorisme juif", et nombre des invités étaient proches des suspects arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la maison des Dawabcheh.
Plusieurs leaders de la mouvance des colons ont dénoncé les images et le ministre de l'Education Naftali Bennett, chef de file du parti nationaliste religieux Foyer juif, a évoqué des "terroristes dont le but est de démanteler l'Etat d'Israël".
Cette vidéo et la polémique qui l'entoure s'inscrivent dans un contexte de violences meurtrières qui ne faiblissent pas depuis près de trois mois.

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La présence persistante du Hamas à Gaza est le principal obstacle au « plan de paix » et à l’ambition d’Israël de s’imposer comme puissance énergétique régionale.
Pour Israël, ses ambitions énergétiques nécessitent une « solution finale » à Gaza « Rien ne pouvait me préparer à ce que j’ai vu aujourd’hui. La destruction est indescriptible », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, lors de sa visite de la bande de Gaza en octobre.
L’opération « Bordure Protectrice », l’incursion militaire israélienne à Gaza l’été dernier, a causé des destructions sans précédent dans l’étroite bande de terre habitée par 1,8 million d’habitants. L’opération a endommagé ou détruit plus de 100 000 habitations, affectant plus de 600 000 Palestiniens, soit un tiers de la population.
« Tondre l’herbe »
« La ville est tout simplement inhabitable », a déclaré le maire de Beit Hanoun, Mohammed Al-Kafarna. « Il n’y a plus d’électricité, plus d’eau, plus de moyens de communication. Il nous manque l’essentiel pour vivre. » Un des principaux égouts, qui dessert près d’un demi-million d’habitants, a été coupé, déversant de grandes quantités d’eaux usées dans la mer et dans les champs.
En 2012, un rapport des Nations unies prévenait que Gaza ne « serait pas vivable d’ici 2020 ». L’année suivante, le durcissement du blocus à Gaza par Israël a poussé Filippo Grande, commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), à déclarer que « Gaza devient rapidement inhabitable ».
Les bombardements massifs de Gaza par Israël cet été ont rapproché cette perspective. Et ce n’est pas un hasard. Les représentants israéliens ne l’admettront pas mais des déclarations de personnalités proches du gouvernement Netanyahou permettent de déduire qu’il s’agit là d’un objectif stratégique.
Démanteler Gaza
« La seule solution durable », écrit Martin Sherman dans le Jerusalem Post pendant l’assaut de cet été, est de « démanteler Gaza, organiser un transfert humanitaire des populations arabes non combattantes, et étendre la souveraineté d’Israël sur Gaza ». En bref, la recette du nettoyage ethnique et de la colonisation. Dans son article, Sherman regrette que le gouvernement israélien soit freiné par le discours politique des « gauchistes » non élus qui prônent « l’idée d’une solution à deux Etats et le principe de la terre contre la paix », deux idées devant être rejetées, selon lui.
Pour Martin Sherman, la stratégie actuelle qui consiste à « tondre l’herbe » périodiquement (« une nouvelle série de combats à chaque fois que la violence palestinienne atteint un niveau qu’Israël considère inacceptable ») doit être remplacée par une solution définitive : « L’herbe doit être arrachée – une bonne fois pour toutes. »
Sherman n’est pas le seul à le penser. Au contraire, ses idées sont de plus en plus représentatives de la vision des plus hauts représentants du cabinet israélien. Martin Sherman est le directeur et fondateur de l’Institut israélien d’études stratégiques (IISS), qui a pour ambition de poser « les fondements d’un nouveau paradigme sioniste énergique ». Son programme a reçu le soutien de dirigeants israéliens clés, dont Yaakov Amidror, conseiller à la sécurité nationale d’Israël jusqu’en 2013, Uzi Landau, ministre du Tourisme et ancien ministre de l’Energie, et Moshe Ya’alon, vice-Premier ministre et actuel ministre de la Défense.
Colonisation
Ces relations révèlent des aspects cruciaux de la politique de sécurité israélienne. Yaakov Amidror, par exemple, a longtemps défendu l’idée selon laquelle Israël devrait occuper directement Gaza « pendant plusieurs années » afin d’empêcher que le « Hamas ne se renforce et devienne une entité similaire au Hezbollah ».
Son successeur, Yossi Cohen, qui a supervisé avec Ya’alon l’opération « Bordure protectrice » et a servi par le passé comme responsable adjoint du Shin Bet (l’agence de sécurité intérieure israélienne), a déclaré à la radio de l’armée israélienne que l’opération avait réussi à créer les conditions permettant à l’Autorité palestinienne de reprendre le pouvoir à Gaza aux dépens du Hamas, ajoutant que ce dernier devait être « démilitarisé ».
Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, approuve : « Tant que le Hamas contrôle Gaza, nous ne serons pas en mesure d’assurer la sécurité des citoyens israéliens du sud et nous ne pourrons parvenir à un accord de paix. » Lors du dernier assaut sur Gaza, Lieberman prônait la réoccupation par Israël de la bande côtière pour mettre fin aux attaques de roquettes.
L’Etat palestinien : une menace pour l’hégémonie énergétique israélienne ?
L’avis de Sherman est également partagé par Uzi Landau, actuellement ministre du Tourisme et ancien ministre de l’Energie et de l’Eau de 2009 à 2013. Lorsqu’il occupait ce poste, Landau était chargé de superviser les politiques d’Israël en matière de ressources naturelles, en particulier les politiques liées aux découvertes de gaz et à son exportation. En 2011, quand l’Autorité palestinienne faisait campagne pour la reconnaissance d’un Etat palestinien aux Nations unies, Laudau annonçait sur une radio israélienne qu’Israël devait déclarer de façon unilatérale sa souveraineté sur la vallée du Jourdain, les colonies de Cisjordanie et la bande de Gaza afin de contrecarrer la démarche de l’Autorité palestinienne. Il fut également dépêché par le ministère des Affaires étrangères au Chili, en Colombie et en Australie pour faire pression contre la campagne de l’Autorité palestinienne à l’ONU.
Pourquoi Landau, alors ministre de l’Eau et de l’Energie, a-t-il été missionné pour lutter contre la création d’un Etat palestinien ? La réponse est peut-être liée aux importantes découvertes de gaz réalisées par Israël ces dernières années. En décembre 2010, la compagnie pétrolière texane Noble Energy a annoncé qu’elle avait découvert plus de 7,5 milliards de mètres cubes de gaz dans le gisement maritime du Léviathan (réévalué, il y a peu, à un peu plus de 5 milliards de mètres cubes). Une étude géologique américaine de l’USGS avait estimé en début d’année que le bassin du Levant, qui englobe les territoires maritimes d’Israël, de la Syrie, du Liban, de Chypre et de Gaza, renfermait 37 milliards de mètres cubes de gaz techniquement exploitable. C’est « plus important que toutes les estimations que nous avons effectuées aux Etats-Unis », avait alors déclaré un porte-parole de l’USGS.
Les conseillers de Landau préviennent que les ressources en gaz d’Israël pourraient s’épuiser rapidement
Les nouvelles découvertes de gisement de gaz pourraient permettre à Israël de devenir une puissance exportatrice de gaz, ce qui aurait des conséquences importantes pour la région. Mais il y a de potentiels écueils.
En 2012, les directeurs de recherche du ministère de l’Energie et de l’Eau avaient alerté le gouvernement qu’Israël ne disposerait pas de ressources en gaz suffisantes pour répondre à la fois à la demande intérieure et à la demande internationale. Se référant à un écart de « 100 à 150 milliards de mètres cubes entre les projections de consommation présentées au comité et les projections les plus récentes », ils indiquaient que « les réserves de gaz d’Israël sont susceptibles de durer moins de quarante ans ».
Selon eux, d’ici 2055, même si Israël décidait de ne pas exporter de gaz, elle épuiserait entièrement ses réserves maritimes. Si en outre Israël exportait des quantités importantes de gaz, et s’il s’avérait que son gaz ne pouvait être extrait à un coût commercialement attractif, alors l’épuisement des ressources pourrait survenir bien avant. « Plus nous consommerons de gaz maintenant, plus vite nous aurons besoin d’importer du gaz ou du pétrole, ou de trouver des technologies alternatives. »
Le journal Haaretz indique que Landau et ses collègues ont accordé suffisamment de crédit à ce rapport pour ne pas le communiquer au comité chargé de définir la politique d’exportation de gaz d’Israël.
Menace de guerre
Pour compliquer davantage la donne, une quantité importante des récentes découvertes de ressources en gaz et en pétrole qu’Israël revendique comme siennes se situent dans des eaux territoriales disputées, dont les limites n’ont pas été clairement définies.
Au cours de l’été 2010, Landau a déclaré qu’Israël « n’hésiterait pas à faire usage de la force » pour protéger ses découvertes en gaz offshore. Il répondait à des affirmations selon lesquelles les gisements du Léviathan s’étendaient jusqu’aux eaux territoriales libanaises.
De la même façon, deux gisements maritimes, déjà en cours d’exploitation par Israël, se trouvent en partie dans les eaux territoriales de Gaza, aux dires de l’Autorité palestinienne. Il s’agit du gisement Mari-B, presque épuisé, et Noa North, tous deux exploités par Noble Energy.
Le gaz de Gaza : clé de la paix ?
En mars 2014, quelques mois avant le lancement par l’armée israélienne de l’opération « Bordure protectrice » à Gaza, le fonds Marshall pour l’Allemagne des Etats-Unis a publié un document de politique générale sur les intérêts d’Israël dans les gisements de gaz à Gaza. Ce document a été rédigé par Simon Henderson, responsable du programme « Golfe et politiques énergétiques » au Washington Institute for Near East Policy (WINEP), connu pour son influence sur les décideurs de la politique étrangère américaine. Les membres actuels et passés du WINEP ont joué des rôles importants dans les différentes administrations américaines, y compris celle d’Obama. En outre, certains de ses anciens membres ont travaillé pour différentes agences du gouvernement américain sur la politique étrangère au Moyen-Orient.
Le document d’Henderson cible tout particulièrement le gisement Gaza Marine, où plus de 30 milliards de mètres cubes de gaz ont été découverts par BG Group en 2000. Gaza Marine pourrait subvenir aux besoins en énergie des Palestiniens pendant près de vingt ans. Bien que l’élection du Hamas en 2006 ait laissé les négociations sur le gaz entre Israël et l’Autorité palestinienne au point mort, « fin 2011-début 2012, on a observé un regain d’intérêt israélien à trouver un moyen d’exploiter le gaz naturel de Gaza Marine », écrit Henderson.
En 2013, la diplomatie internationale s’est davantage intéressée à la question. L’envoyé du Quartet pour le Moyen-Orient, Tony Blair, et le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, ont considéré que Gaza Marine devait faire partie intégrante du futur accord de paix. En octobre 2013, des représentants israéliens ont admis que le gouvernement israélien « soutenait fortement » le projet. Toutes ces informations ont été corroborées par des documents du ministère des Affaires étrangères britannique, divulgués au titre de la loi sur la liberté d’accès à l’information.
Les visées israéliennes sur Gaza Marine incluent une série d’options. Mis à part le fait qu’exploiter ces gisements permettrait à l’Autorité palestinienne d’augmenter considérablement ses revenus, « faire usage de ce gaz permettrait à Israël de réduire la part de son propre gaz naturel utilisée pour fournir les Palestiniens en électricité », a souligné Henderson. L’utilisation de ce gaz diminuerait aussi légèrement la dépendance d’Israël vis-à-vis des gisements contrôlés par le groupe Noble Energy/Delek, qui détient les licences d’exploitation du gisement de Tamar et de tous les autres gisements susceptibles d’être exploités dans les prochaines années.
Le gaz de Gaza, poursuit Henderson, « pourrait ravitailler le principal réseau de distribution de gaz naturel israélien, alimentant ainsi les centrales électriques et usines pétrochimiques à travers [Israël]. Le gaz pourrait aussi être utilisé pour les centrales de Gaza et même celles de la Cisjordanie. Dans cette dernière configuration, le gaz naturel provenant de Gaza Marine serait acheminé vers une centrale électrique israélienne pour produire de l’électricité, qui serait ensuite livrée à la Cisjordanie ».
Le gaz de Gaza : clé des exportations ?
L’importance stratégique de Gaza Marine comporte une autre dimension : les ambitions énergétiques d’Israël. Ariel Ezrahi, conseiller pour l’énergie auprès du représentant du Quartet à Jérusalem-Est, Tony Blair, y avait fait allusion. Pour lui, c’est avant tout en raison de l’opposition des populations arabes en Jordanie, Egypte, Turquie et ailleurs qu’Israël ne peut devenir une puissance régionale exportatrice de gaz.
Cette opposition pourrait cependant être surmontée si Israël trouvait un moyen d’intégrer le gaz de Gaza dans l’équation de sa politique d’exportation, afin d’obtenir que les populations arabes jugent acceptables des accords gaziers avec Israël. « […] il serait judicieux pour Israël de prendre au moins en considération la contribution palestinienne à ces accords », a déclaré Ezrahi. « Je pense que c’est une erreur pour Israël de se précipiter vers des accords régionaux sans au moins prendre en compte la dimension palestinienne et la façon dont elle peut contribuer aux intérêts israéliens. » Israël devrait utiliser Gaza Marine « comme un atout pour être admis dans l’échiquier énergétique régional et comme un pont vers le monde arabe », en vendant le « gaz [palestinien] sur différents marchés » ou en favorisant un accord avec les entreprises qui exploitent les « gisements [israéliens] de Tamar et Léviathan, permettant de vendre à bas coût du gaz à l’Autorité palestinienne ».
Hamas : l’obstacle
Pour Israël, l’existence du Hamas demeure l’obstacle principal à ces différents scénarios. Selon Simon Henderson, « le principal défi à la vision du secrétaire d’Etat John Kerry réside dans le fait que les gisements de gaz naturel de Gaza Marine se trouvent au large de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, dont l’autorité n’est pas reconnue par l’Autorité palestinienne à Ramallah [et que] les Etats-Unis considèrent comme une organisation terroriste [avec qui ils] ne peuvent légalement coopérer. »
En d’autres termes, selon l’approche des faucons israéliens et des membres du Quartet (les Etats-Unis, l’Union européenne, les Nations unies et la Russie), l’obstacle principal au plan de paix et aux ambitions d’Israël de devenir une puissance énergétique régionale incontournable est la présence persistance du Hamas à Gaza.
En 2007, le ministre de la Défense Ya’alon a indiqué dans un document de stratégie de première importance qu’il n’y a qu’une façon de régler le problème : « Il est clair qu’à moins de mener une opération militaire globale visant à mettre fin au contrôle du Hamas sur Gaza, aucuns travaux de forage ne pourront être entrepris sans l’aval du mouvement islamiste radical. » Ya’alon est un autre membre du gouvernement israélien qui soutient l’initiative de Martin Sherman de l’IISS.
Depuis, les opérations militaires israéliennes qui se sont succédées, y compris l’opération « Bordure protectrice », ont eu pour objectif d’affaiblir le pouvoir du Hamas à Gaza en faisant payer le prix à l’ensemble de la population civile. En détruisant les infrastructures clés de Gaza par le biais d’une force militaire excessive, Israël a rendu Gaza pratiquement « inhabitable », et ainsi accéléré le processus.
Etrangler Gaza
Le nouvel accord de cessez-le-feu signé avec le Hamas après l’opération militaire a permis à Israël de renforcer son siège sur la bande de Gaza par des mesures encore plus draconiennes. L’accord prévoit notamment une réoccupation militaire partielle de Gaza à travers le maintien d’une zone tampon de 100 mètres à l’intérieur de la bande costale ; un comité conjoint formé par Israël, les Nations unies et l’Autorité palestinienne chargé de superviser le processus d’autorisation d’entrée de marchandises à l’intérieur de Gaza ; et un contrôle strict des importations de matériel de construction, ainsi que de leur utilisation à l’intérieur de la bande de Gaza, afin de garantir qu’il ne sera pas utilisé par le Hamas pour construire des « tunnels de la terreur » et des armes. Lors de la négociation de l’accord, la priorité majeure d’Israël était de faire de la démilitarisation totale de Gaza une condition préalable à sa reconstruction et réhabilitation.
Dans le cadre de ce dispositif extraordinaire, Gaza sera constamment surveillée par des drones israéliens. En outre, le comité de supervision dirigé par l’Autorité palestinienne et les Nations unies transmettra à une base de données israélienne des informations détaillées sur chaque foyer requérant du matériel de reconstruction. Israël se réservera le droit d’accepter ou non les demandes après examen minutieux de ces données personnelles.
Dans ce contexte, la décision de la Cour européenne de retirer le Hamas de la liste des groupes terroristes ainsi que la nouvelle résolution du Parlement européen apportant un soutien « de principe à la reconnaissance de l’Etat palestinien et à la solution fondée sur deux Etats » prennent un sens nouveau.
Pour aller de l’avant, ce qu’il reste de la vision avortée de Kerry et du Quartet pour la « paix », qui comprenait l’exploitation du gaz de Gaza, nécessite que les capacités militaires du Hamas – déjà infimes par rapport au budget militaire israélien de 15,5 milliards de dollars – soient réduites au point de devenir totalement négligeables.
Les dernières mesures de l’Union européenne semblent destinées à encourager les Palestiniens et le Hamas à se plier à cette vision d’une bande de Gaza accommodante et démilitarisée, en tant qu’étape vers une solution à « deux Etats » dominée et contrôlée par Israël. Cela, ce serait la carotte. Le bâton serait la menace agitée par Israël de faire usage de la force pour briser Gaza et en faire un no-man’s land inhabitable, scénario dans lequel les Etats-Unis et l’Union européenne sont complices à travers l’aide commerciale et militaire considérable qu’ils accordent à Israël.

Pour Israël, ses ambitions énergétiques nécessitent une « solution finale » à Gaza * Nafeez Ahmed est un Britannique d’origine bangladaise, journaliste d’investigation dans le domaine de ce qu’il appelle la « crise de civilisation » et chercheur spécialiste des questions de sécurité internationale. Lauréat du « Project Censored Award for Outstanding Investigative Journalism » pour son reportage au Guardian à l’intersection entre écologie, crise énergétique et économique mondialisées et conflits géopolitiques locaux, il écrit pour de nombreux journaux, dont le Monde Diplomatique. Il est notamment l’auteur de « A User’s Guide to the Crisis of Civilization, and How to Save It » et de « La Guerre contre la liberté : Comment et pourquoi l’Amérique a été attaquée le 11 Septembre 2001 » (éd. Demi-Lune). Suivez-le sur Facebook et Twitter @nafeezahmed et sur son blog : « The Cutting Edge ».

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127 Palestiniens assassinés par Israël et 14 470 blessés depuis le 1er octobre iste des Palestiniens tués entre le 1er octobre et le 18 décembre 2015) Celine Hagbard – Imemc News – 19 décembre 2015
 
checkpoint
Des Palestiniens attendent à un check-point israélien (Wikimédia)
Ce qui suit est la liste des noms de tous les Palestiniens qui ont été pris pour cibles et assassinés par les tirs israéliens en Cisjordanie, y compris Jérusalem, et la bande de Gaza occupées, dans la période du 1er octobre au 18 décembre, telle que confirmée par le ministère palestinien de la Santé.
L’armée israélienne a tué 127 Palestiniens, dont 25 enfants et 6 femmes, depuis le 1er octobre, et en a blessé autour de 14 470, dont au moins 4698 avec des balles réelles et des balles d’acier enrobées de caoutchouc.
Vingt de ces Palestiniens tombés en martyrs ont été tués dans la bande de Gaza, un dans le Néguev, et les autres en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem.
Avec ses tirs, l’armée a également blessé 333 enfants avec des munitions de guerre, et 149 avec des balles d’acier enrobées de caoutchouc, tandis que 53 autres ont subi des fractures et des blessures légères par les agressions des soldats et des colons, et 80 autres encore endurent les effets de l’inhalation des gaz lacrymogènes, certains ayant été touchés par des bombes lacrymogènes.
Le ministère de la Santé a indiqué que 1660 Palestiniens avaient été touchés par des balles réelles (munitions de guerre), 1040 par des balles d’acier enrobées de caoutchouc, et que tous avaient été dirigés vers des hôpitaux, tandis que les médecins et infirmiers palestiniens ont apporté les soins nécessaires à près de 2000 personnes touchées par des balles d’acier enrobées de caoutchouc.
Environ 9650 Palestiniens souffrent des effets d’une inhalation des gaz lacrymogènes, 350 souffrent de fractures et de blessures légères après des attaques de soldats et colons, et 40 autres souffrent de brûlures dues à l’explosion de bombes lacrymogènes et de grenades assourdissantes.
 
Cisjordanie
 
1. Mohannad Halabi, 19 ans, al-Biereh – Ramallah. Tué car accusé d’avoir porté une attaque au couteau, tuant 2 Israéliens. 3 octobre.
2. Fadi Alloun, 19 ans, Jérusalem. Accusation israélienne d’une « attaque », ce que démentent des témoins et une vidéo. 4 octobre.
3. Amjad Hatem al-Jundi, 17 ans, Hébron.
4. Thaer Abu Ghazala, 19 ans, Jérusalem.
5. Abdul-Rahma Obeidallah, 11 ans, Bethléhem.
6. Hotheifa Suleiman, 18 ans, Tulkarem.
7. Wisam Jamal Faraj, 20 ans, Jérusalem. Tué par l’explosion d’une grenade durant une manifestation. 8 octobre.
8. Mohammad al-Ja’bari, 19 ans, Hébron.
9. Ahmad Jamal Salah, 20 ans, Jérusalem.
10. Ishaq Badran, 19, Jérusalem. Les Israéliens prétendant à une « attaque », ce qui est contredit par des témoins. 10 octobre.
11. Mohammad Said Ali, 19 ans, Jérusalem.
12. Ibrahim Ahmad Mustafa Awad, 28 ans, Hébron. Tué lors d’une manifestation par une balle d’acier enrobée de caoutchouc reçue dans le front. 11 octobre.
13. Ahmad Abdullah Sharaka, 13 ans, camp de réfugiés d’Al Jalazoun, Ramallah.
14. Mostafa Al Khateeb, 18 ans, Sur-Baher – Jérusalem.
15. Hassan Khalid Manassra, 15 ans, Jérusalem.
16. Mohammad Nathmie Shamasna, 22 ans, Qotna – Jérusalem. Se serait emparé de l’arme d’un soldat israélien dans un bus et en aurait tué deux. 13 octobre.
17. Baha’ Elian, 22 ans, Jabal Al Mokaber-Jérusalem.
18. Mutaz Ibrahim Zawahra, 27 ans, Bethléhem. Touché par une balle réelle dans la poitrine durant une manifestation.
19. Ala’ Abu Jammal, 33 ans, Jérusalem.
20. Bassem Bassam Sidr, 17 ans, Hébron. Tué à Jérusalem, accusé d’ « avoir un couteau », sauf qu’il n’y avait aucun couteau sur les lieux.
21. Ahmad Abu Sh’aban, 23 ans, Jérusalem.
22. Riyadh Ibraheem Dar-Yousif, 46 ans, village d’Al Janyia à Ramallah (tué pendant la cueillette des olives).
23. Fadi Al-Darbi , 30 ans, Jénine – décédé dans un camp de détention israélien.
24. Eyad Khalil Al Awawdah, Hébron.
25. Ihab Hannani, 19 ans, Naplouse.
26. Fadel al-Qawasmi, 18 ans, Hébron. Tué par un colon paramilitaire, sur une vidéo, on voit un soldat israélien posant un couteau près de son corps.
27. Mo’taz Ahmad ‘Oweisat, 16 ans, Jérusalem. L’armée israélienne a prétendu qu’il ‘ »avait un couteau ». 17 octobre.
28. Bayan Abdul-Wahab al-’Oseyli, 16 ans, Hébron. L’armée israélienne prétendu qu’il « avait un couteau », mais une vidéo apporte la preuve manifeste qui la contredit. 17 octobre.
29. Tariq Ziad an-Natsha, 22 ans, Hébron. 17 octobre.
30. Omar Mohammad al-Faqeeh, 22 ans, Qalandia. L’armée israélienne a prétendu qu’il « avait un couteau ». 17 octobre.
31. Mohannad al-‘Oqabi, 21 ans, Negev. Acusé d’avoir tué un soldat dans une gare routière à Beer Sheba.
32. Hoda Mohammad Darweesh, 65 ans, Jérusalem.
33. Hamza Mousa Al Amllah, 25 ans, d’Hébron, tué près de la colonie Gush Etzion.
34. Odai Hashem al-Masalma, 24 ans, Beit ‘Awwa, près d’Hébron.
35. Hussam Isma’el Al Ja’bari, 18 ans, Hébron.
36. Bashaar Nidal Al Ja’bari, 15 ans, Hébron.
37. Hashem al-’Azza, 54 ans, Hébron.
38. Moa’taz Attalah Qassem, 22 ans, Eezariyya, près de Jérusalem. 21 octobre.
39. Mahmoud Khalid Eghneimat, 20 ans, Hébron.
40. Ahmad Mohammad Said Kamil, Jénin.
41. Dania Jihad Irshied, 17 ans, Hébron.
42. Sa’id Mohamed Yousif Al-Atrash, 20 ans, Hébron.
43. Raed Sakit Abed Al Raheem Thalji Jaradat, 22 ans, Sa’ir, Hébron.
44. Eyad Rouhi Ihjazi Jaradat, 19 ans, Sa’er, Hébron.
45. Ezzeddin Nadi Sha’ban Abu Shakhdam, 17 ans, Hébron. Abattu par l’armée israélienne, accusé d’avoir blessé un soldat, puis laissé se vidant de son sang, jusqu’à ce qu’il meurt.
46. Shadi Nabil Dweik, 22 ans, Hébron. Abattu par l’armée israélienne, accusé d’avoir blessé le même soldat, puis laissé se vidant de son sang, jusqu’à ce qu’il meurt.
47. Homam Adnan Sa’id, 23 ans, Tal Romeida, Hébron. Tué par des soldats israéliens prétendant qu’il « avait un couteau », mais des témoins rapportent avoir vu les soldats jeter un couteau près de son cadavre. 27 octobre.
48. Islam Rafiq Obeid, 23 ans, Tal Romeida, Hébron. 28 octobre.
49. Nadim Eshqeirat, 52 ans, Jérusalem. 29 octobre. Décédé parce que les soldats israéliens avaient bloqué son ambulance.
50. Mahdi Mohammad Ramadan al-Mohtasib, 23 ans, Hébron. 29 octobre.
51. Farouq Abdul-Qader Seder, 19 ans, Hébron. 29 octobre.
52. Qassem Saba’na, 20, abattu sur sa moto, près du check-point Zaatara. 30 octobre.
53. Ahmad Hamada Qneibi, 23 ans, Jérusalem. Les soldats israéliens ont prétnendu qu’il « avait un couteau ».
54. Ramadan Mohammad Faisal Thawabta, bébé de 8 mois, Bethléhem. Mort par l’inhalation de lacrymogènes.
55. Mahmoud Talal Abdul-Karim Nazzal, 18 ans, check-point al-Jalama, près de Jénine. Les troupes israéliennes ont prétendu qu’il « avait un couteau », mais dés témoins démentent cette accusation. 31 octobre.
56. Fadi Hassan al-Froukh, 27 ans, Beit Einoun, à l’est d’Hébron. 1er novembre.
57. Ahmad Awad Abu ar-Rob, 16 ans, Jénine.
58. Samir Ibrahim Skafi, 23 ans, Hébron. Tué par des soldats israéliens après que sa voiture eut heurté un soldat qui se trouvait dans la rue – on ne sait s’il a touché le soldat intentionnellement ou accidentellement. 4 novembre.
59. Malek Talal Sharif, 25 ans, Hébron, tué après avoir été accusé par l’armée israélienne d’avoir tenté de poignarder un colon. 5 novembre.
60. Tharwat Ibrahim Salman Sha’rawi, 73 ans, tué par l’armée israélienne à Hébron.
61. Salman Aqel Mohammad Shahin, 22 ans, Naplouse.
62. Rasha Ahmad Hamed ‘Oweissi, 24 ans. Qalqylia. Il possédait une lettre de suicide et un couteau, mais il n’a tenté d’attaquer quiconque.
63. Mohammad Abed Nimir, 37 ans, Jérusalem.
64. Sadeq Ziyad Gharbiyya, 16 ans, Jénine.
65. Abdullah Azzam Shalalda, 26 ans, Hébron.
66.
Mahmoud Mohammad Issa Shalalda, 22 ans, Sa’ir, Hébron.
67. Hasan Jihad al-Baw, 22 ans, Halhoul, Hébron.
68. Lafi Yousef Awad, 22 ans, Budrus, Ramallah.
69. Laith Ashraf Manasra, 25 ans, Qalandia
70. Ahmad Sobhi Abu al-‘Aish, 30, Qalandia.
71. Mohammad Monir Hasan Saleh, 24 ans, Aroura, Ramallah.
72. Shadi Zohdi Arafa, 28 ans, Hébron.
73. Mahmoud Sa’id ‘Oleyyan, 22 ans, Ramallah.
74. Ashraqat Taha Qatanany, 16 ans, Naplouse. Heurtée par une voiture et abattu, sous l’accusation contestable qu’elle « avait un couteau ».
75.Shadi Mohammad Mahmoud Khseib d’al-Bireh. Tué par un colon israélien après un accident de voiture.
76.Issa Thawabta, 34 ans, Gush Etzion. Tué car il aurait poignardé un Israélien. 22 novembre.
76. Hadeel Wajeeh ‘Awwad, 16 ans, Jérusalem. Tué car il aurait poignardé et blessé un vieillard palestinien. 23 novembre.
77. Ahmad Jamal Taha, 16 ans, Ramallah. Tué parce qu’il aurait poignardé un colon israélien à une station-service. 23 novembre.
78. Alaa Khalil Sabah Hashah, 16 ans, check-point Huwwara, Naplouse. Tué par plus de dix balles, les troupe israéliennes ont prétendu qu’il « avait un couteau » mais des témoins affirment le contraire. 23 novembre.
79. Mohammad Ismael Shobaki, 19 ans, au sud d’Hébron. Mitraillé à plusieurs reprises car il aurait poignardé un soldat israélien. 25 novembre.
80. Ibrahim Abdul-Halim Daoud, 16 ans, décédé des blessures subies deux semaines plus tôt, le coeur atteint d’une balle par les tirs de soldats israéliens durant une manifestation. 25 novembre.
81. Yahya Yosri Taha, 21 ans, Qotna, près de Ramallah. Abattu par des balles réelles tirées par les forces israéliennes lors d’une manifestation. 26 novembre.
82. Samer Hasan Seriesi, 51 ans, check-point Za’atara. Abattu par des soldats israéliens, et laissé blessé à mourir, alors que des médecins israéliens, tout près de lui, plaisantaient et rigolaient. 26 novembre.
83. Mahmoud al-Jawabreh, 19 ans, camp de réfugiés d’al-Aroub. Tué par les forces israéliennes durant une manifestation. 26 novembre.
84. Fadi Mohammad Mahmoud Khseib, 25 ans, Jérusalem. Tué par un colon paramilitaire israélien armé après un accident de voiture.
85. Omar Arafat Za’aqeeq, Beit Ummar, tué par des soldats israéliens après un accident de voiture. 27 novembre.
86. Baseem Abdul-Rahman Mustafa Salah, 38 ans, tué par la police israélienne, accusé d’avoir poignardé et blessé un officier de police israélien. 29 novembre.
87. Ayman Samih al-’Abbasi (17 ans), de Silwan, alors qu’il participait à une manifestation organisée dans le quartier de RAs al-’Amoud. 229 novembre.
88. Ma’moun al-Khatib, 16 ans, d’al-Dohah, à l’ouest de Bethléhem. Tué après une attaque présumée au couteau. 1er décembre.
89. Maram Hasounah, 20 ans, de Naplouse, qui est arrivé à un check-point en tenant une hache et en frappant le mirador avec. Abattu par de nombreux soldats. 1er décembre.
90. Mazin Hasan Ureiba, 37 ans, officier de police palestinien d’Abu Dis, tué près du check-point Hizma car il aurait tiré sur un soldat israélien et blessé. 3 décembre.
91. ‘Ezz al-Deen Rayeq ‘Abdullah Raddad, 21 ans, abattu dans le secteur d’al-Masrara de Jérusalem après une attaque au couteau présumée sur un officier de police israélien. 3 décembre.
92. Taher Faisal Abdul Men’em Fanoun, 21 ans, tué à un check-point près d’Hébron. 3 décembre.
93. Mostafa Fadel Abdul Men’em Fanoun, 16 ans, tué à un check-point près d’Hébron, dans le même incident. 3 décembre.
94. Abdul Rahman Wajih Ibrahim Abdul Majid, 27 ans. Tué à l’entrée du village d’Aboud alors qu’il trance to Aboud village alors qu’il repoussait un soldat israélien qui venait de le gifler au visage. Mitraillé à plusieurs reprises par trois soldats.
95. Anas Bassam Abdul Rahim Hammad, 21 ans. Tué près de Silwan, après un accident dans lequel le véhicule qu’il conduisait a heurté des soldats israéliens.
96. ‘Amer Yaser Iskafi, tués par de multiples coups de feu par des soldats israéliens, au nord de Jérusalem.
97. Malek Shahin, 18 ans, camp de Deheishe à Bethléhem. Tué d’une balle dans la tête pendant une manifestation contre l’invasion des forces israéliennes.
99. ‘Abdel Miswada, 21 ans, tué près du centre d’Hébron parce qu’il aurait blessé un Israélien. 9 décembre.
100. ‘Issa Hroub, 56 ans, de Deir Samit, au sud-ouest d’Hébron. Tué alors qu’il roulait en voiture sur la route de Sa’ir. 11 décembre.
101. ‘Oday Irshayed, 24 ans, de la rue al-Salam à Hébron. Touché par deux balles, dans la poitrine et dans le cou, alors qu’il participait à une manifestation. 11 décembre.
102. Ahmad Jahahja, 21 ans, tué à Qalandia. 11 décembre.
103. Hekmat Hamdan, également tué à Qalandia le 11 décembre.
104. Samah ‘Abdel Mo’men ‘Abdullah, 18 ans, d’Amoriah, au sud-est de Naplouse, a succombé à ses blessures subies le 23 novembre au check-point d’Huwwara, où il avait été touché d’une balle dans la tête. 16 décembre.
105. Abdullah Hussein Ahmad Nasasra, 15 ans, de Beit Forik, à l’est de Naplouse. 17 décembre.
106. Mohammad Abdul-Rahman Ayyad, 21 ans, tué au volant de sa voiture près de Silwad. 18 décembre.
Bande de Gaza:
107. Shadi Hussam Doula, 20 ans.
108. Ahmad Abdul-Rahman al-Harbawi, 20 ans.
109. Abed al-Wahidi, 20 ans.
110. Mohammad Hisham al-Roqab, 15 ans.
111. Adnan Mousa Abu ‘Oleyyan, 22 ans.
112. Ziad Nabil Sharaf, 20 ans.
113. Jihad al-‘Obeid, 22 ans.
114. Marwan Hisham Barbakh, 13 ans.
115. Khalil Omar Othman, 15 ans.
116. Nour Rasmie Hassan, 30. Tuée à côté de son fils dans une frappe aérienne. 11 décembre.
117. Rahaf Yahya Hassan, 2 ans. Tué avec sa mère dans la frappe aérienne. 11 décembre.
118. Yahya Abdel-Qader Farahat, 23 ans.
119. Shawqie Jamal Jaber Obeid, 37 ans.
120. Mahmoud Hatem Hameeda, 22 ans. Dans le nord de Gaza.
121. Ahmad al-Sarhi, 27 ans, al-Boreij.
122. Yihya Hashem Kreira.
123. Khalil Hassan Abu Obeid, 25 ans. Khan Younis. Décédé de ses blessures subies lors d’une manifestation au début de cette semaine.
124. Salama Mousa Abu Jame’, 23 ans, Khan Younis.
125. Sami Shawqi Madhi, 41 ans, tué durant une manifestation dans le camp de réfugiés d’al-Bureij. 11 décembre.
126. Mahmoud Mohammad al-’Agha, 20 ans, tué durant une manifestation à Khan Younis. 18 décembre.
Un non-Palestinien tué par la foule israélienne :
127. Un demandeur d’asile érythréen, Haftom Zarhum, tué à une gare routière à Beer Sheva par la foule en colère qui l’avait pris pour un Palestinien. 18 décembre.
Noms des victimes israéliennes connues durant la même période :
1 et 2. 1er octobre. Eitam et Na’ama Henkin, tous les deux âgés d’environ 30 ans. Tués alors qu’ils roulaient par des tirs venant de la colonie Itamar.
3. 3 octobre. Nahmia Lavi, 41 ans. Rabbin dans l’armée israélienne. Tué à Jérusalem dans une attaque au couteau, près de la Porte du Lion alors qu’il tentait de tirer sur l’agresseur mais qui lui avait pris son arme.
4. 3 octobre. Aaron Bennet, 24 ans. Tué à Jérusalem dans une attaque au couteau près de la Porte du Lion.
5. 13 octobre. Yeshayahu Kirshavski, 60 ans, touché par des tirs dans un bus à Jérusalem-Est.
6. 13 octobre. Haviv Haim, 78 ans, touché par des tirs dans un bus à Jérusalem-Est.
7. 13 octobre. Richard Lakin, 76 ans, touché par des tirs dans un bus à Jérusalem-Est (décédé de ses blessures plusieurs jours après l’attaque).
8. 18 octobre. Omri Levy, 19 ans, soldat israélien de la Brigade Golani. Son arme lui a été prise et retournée contre lui par un résident israélien.
9. 13 novembre. Rabbin Yaakov Litman, tué dans une fusillade contre sa voiture, au sud d’Hébron.
10. 13 novembre. Netanel, fils de Litman, 19 ans, tué dans la fusillade contre la voiture au sud d’Hébron.
11. 19 novembre. Reuven Aviram, 51 ans, tué dans une attaque au couteau à Tel Aviv.
12. 19 novembre. Rabbin Aharon Yesayev, 32 ans, tué dans une attaque au couteau à Tel Aviv.
13. 19 novembre. Yaakov Don, 49 ans, tué par des tirs près de la colonie Alon Shvut.
14. 19 novembre. Ezra Schwartz, 18 ans, de natonalité états-unienne, tué dans une fusillade près de la colonie Alon Shvut.
15. 19 novembre. Shadi Arafa, 24 ans, d’Hébron, tué dans une fusillade près de la colonie Alon Shvut.
16. 23 novembre. Hadar Buchris, 21 ans, tué dans une attaque au couteau près de la colonie Gush Etzion.
17. 23 novembre. Ziv Mizrahi, 18 ans, soldat. Tué à une station-service près d’une colonie illégale en Cisjordanie.
En outre, pour deux Israéliens dont il avait été prétendu, initialement, qu’ils avaient été tués dans des attaques, il s’est avéré qu’ils étaient morts d’accidents de voiture.
Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine
Source: IMEMC

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Pendant que l’émotion est vive en France, l’occupant israélien en profite pour mettre les bouchées doubles

En ces temps de surenchère sécuritaire, sans sécurité pour la plus grande partie des peuples du monde, nous rappelons la phrase de Benjamin Franklin qui disait : « Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et en général il perd les deux ».

 

Pendant que l’émotion est vive en France, l’occupant israélien en profite pour mettre les bouchées doubles en termes de colonisation et de persécution des Palestiniens. Le gouvernement d’extrême droite a délivré un permis de tuer à l’ensemble de sa population juive et renforcé les mesures pour bâillonner tous les autres, dont une nouvelle loi autorisant l’emprisonnement d’enfants en dessous de l’âge de 14 ans, et visant les citoyens israéliens d’origine palestinienne qui oseraient afficher leur solidarité avec les jeunes Palestiniens sous occupation, dont l’exaspération est à son comble.

 

Plus que jamais la société civile palestinienne nous demande d’amplifier la campagne de boycott de l’occupant israélien, sous toutes ses formes.

Personne ne peut nous contraindre à acheter les produits des criminels de guerre.

Et il est également de notre devoir de refuser toutes les manifestations au travers desquelles cet Etat essaie de blanchir ses crimes.

 

Nous vous avons informé de la programmation à l’Opera de Paris, en janvier prochain, de la troupe de danse Batsheva, financée par Israël et qualifiée de "meilleur ambassadeur israélien à l’étranger ». 

Nous demandons au Directeur de l’Opéra d’annuler ce spectacle, car il est non seulement un encouragement à l’occupation et à la colonisation, mais aussi au boycott de l’art et de la culture palestiniennes par Israël.

 

Ainsi, nous apprenons aujourd’hui qu’israël veut fermer le seul théâtre palestinien ‘Al Hakawati » qui reste à Jérusalem:

http://www.europalestine.com/spip.php?article11282

 

Les artistes palestiniens sont chaque jour brimés par l’occupant, enfermés, empêchés de circuler, privés de moyens d’exercer et de montrer leur art en Palestine comme à l’étranger.

 

Nous avons commencé la publication (en Français, en Anglais et également en Arabe) d’une série de témoignages de leur part, qu’ils vivent à Gaza, en Cisjordanie ou à l’étranger, qu’ils soient peintres, sculpteurs, photographes, musiciens, danseurs ou réalisateurs de films.

 

En ce jour de solidarité internationale avec le peuple palestinien, nous vous demandons de leur rendre un grand service, en lisant et en faisant circuler leurs textes et les illustrations de leur travail artistique, le plus largement possible autour de vous.

Il s'agit de montrer que les talents ne manquent pas dans ce domaine en Palestine, mais qu’ils sont étouffés par l’occupation, et par ceux qui collaborent avec Israël dans nos pays.

 

Les trois premiers témoignages sont disponibles ici :

http://www.europalestine.com/spip.php?article11195

http://www.europalestine.com/spip.php?article11230

http://www.europalestine.com/spip.php?article11276

 

D’autres vont êtres publiés sur notre site http://www.europalestine.com dans les jours qui viennent.

 
image

 

Merci de votre aide et aussi de transmettre ces témoignages à la direction de l’Opéra de Paris pour qu’elle sache qui "mélange la culture et la politique" :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

 

*****************************************

ENGLISH TEXT : Translated by Richard Lightbown

 

Dear Friends, 

 

In these times of state security overbidding, where the great majority of the people of the world lack security, we recall the phrase of Benjamin Franklin who said ‘A people which is ready to sacrifice some liberty for some security does not deserve one or the other, and usually loses both’.

While emotions are high in France, the Israeli occupier is taking the opportunity to rapidly exacerbate its colonisation and persecution of the Palestinians. The extreme right government has given a licence to kill to its entire Jewish population and added legislation to censor all the rest. This includes a new law authorising the imprisonment of children under the age of 14 years, and targeting Israeli citizens of Palestinian origin who dare to declare solidarity with young Palestinians under occupation, whose frustration is at its peak.

 

More than ever Palestinian civil society calls on us to increase the boycott campaign, in all its forms, against the Israeli occupier. No one can force us to buy the products of war criminals. Equally, it is our duty to reject all means by which this state seeks to whitewash its crimes. 

 

We have already notified you of the booking at the Paris Opera next January of The Batsheva dance company financed by Israel and described as “the best Israeli foreign ambassador”. We call on the Director of the Opera to cancel this show, because it is not only encourages the occupation and colonization, but also Israel’s boycott of Palestinian art and culture.

 

We have just heard today that Israel wants to close Al Hakawati the only Palestinian theatre remaining in Jerusalem: http://www.europalestine.com/spip.php?article11282

 

Palestinian artists are bullied everyday by the occupier, they are closed down, denied freedom of movement and deprived of the means to exercise their art in Palestine and overseas.

 

We have started publication (in French, English and also in Arabic) of a series of testimonies from artists who live in Gaza, the West Bank or in the diaspora, including painters, photographers, musicians dancers and filmmakers.

 

On this international day of solidarity with the Palestinian people, we ask you to give them your full support by reading and distributing their texts and the illustrations of their artistic works to the widest possible audience. We must show that talent is not lacking in these disciplines in Palestine, but that they are suffocated by the occupation and by those in our own countries who collaborate with Israel.

 

The first three testimonies are available here:

http://www.europalestine.com/spip.php?article11195

http://www.europalestine.com/spip.php?article11230

http://www.europalestine.com/spip.php?article11276

 

Others are going to be published on our website http://www.europalestine.com  in the days to come. 

 

Thank you for your support, and please send your reactions to the management of the Paris Opera so that it knows who ‘mixes culture and politics’: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. and Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Sincerely,

CAPJO-EuroPalestine


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