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Des ONG Palestiniennes saisissent la CPI
Plusieurs ONG palestiniennes ont saisi la Cour Pénale Internationale (CPI) avec de nouvelles preuves, concernant des crimes de guerre commis par Israël pendant les massacres israéliens sur Gaza de l’été 2014.

Shawan Jabarin, directeur de Al-Haq, remet des documents à Fatou Bensouda
Al-Haq, Al-Mezan Center for Human Rights, Aldameer, et le Centre Palestinien pour les droits de l’Homme, ont saisi lundi la CPI, dont le statut de Rome permet que cette dernière initie des investigations sur la base d’informations reçues.
Ces informations peuvent provenir d’Etats mais aussi d’associations de défense des droits de l’homme et d’institutions internationales.
L’initiative intervenue lundi est la première du genre, selon la juge Katherine Gallagher du Centre pour les Droits Constitutionnels qui a accompagné la délégation palestinienne à la CPI.
Si Fatou Bensouda estime lors d’une analyse préliminaire qu’il y a un fondement sérieux à cette demande d’enquête, elle doit la soumettre à un panel de juges.
L’attaque israélienne qui a duré 51 jours à l’été 2014 a fait plus de 2200 victimes palestiniennes dont 551 enfants, selon le rapport indépendant des nations Unies publié en juin dernier.
Israël a blessé des milliers d’autres Palestiniens, déplacé des centaines de milliers d’habitants de la bande de Gaza et dévasté des régions entières de cette petite bande côtière.
En janvier dernier la juge de la CPI avait ouvert une enquête préliminaire sur la situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sur la base d’information datant de juin 2014, et après que les Nations Unies aient accepté l’accès de l’Autorité Palestininne à la CPI en tant qu"’Etat de Palestine".
Israël et les USA ont fait pression de toutes leurs forces pour empêcher toute approche concernant la responsabilité d’Israël dans ces crimes, ce qui n’a pas manqué de freiner l’enquête de la CPI.
Mais des ONG palestiniennes reviennent à la charge avec plusieurs cas précis, dont celui d’une famille de Gaza décimée pendant son sommeil.

Les proches de la famille al-Louh veillent une dizaines de corps, le 20 août 2014 à Deir al-Balah dans le centre de la bande de Gaza (Ashraf Amra APA images)
Cette famille a été tuée par un missile israélien qui a visé leur maison à 4 H 45 du matin, le 20 août 2014.
"Nous sommes malheureusement habitués aux crimes israéliens, mais rien ne pouvait me laisser imaginer un tel assassinat de mes fils, petits-fils et petites filles, dans mon foyer", a dit Bouthaineh al-Louh, ajoutant que parmi eux se trouvaient un fils, deux gendres, une belle fille enceinte de 9 mois et ses trois enfants.
Les ONG ont apporté les preuves de différentes attaques comme celles-ci ainsi que sur des hôpitaux, des écoles et des tours d’habitation.
"Il est temps que la CPI brise le cycle d’impunité qui protège les crimes israéliens", a déclaré Raji Sourani, directeur du Palestinian Center for Human Rights, stated. “
(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Source : https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/case-gaza-family-killed-their-sleep-taken-international-criminal-court?utm_source=EI+readers&utm_campaign=31f898be29-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_e802a7602d-31f898be29-290649781
CAPJPO-EuroPalestine

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De la victoire inéluctable de la Palestine, et des bonnes raisons qu'ont les juifs d'Europe de rentrer chez eux.
Jamais la Palestine ne se rendra! Jamais! Tombant de Charybde en Sylla, les palestiniens sont aujourd’hui en sang et à genoux après 67 ans d’invasion ultraviolente de la part de juifs européens décidant d’établir une colonie en Palestine qu’il appellent “état juif,” comme d’autres temps on inventa le “royaume chrétien de Jérusalem" ou le “département français d’Algérie.” Sonnent les trompes funèbres car les nuages noirs au dessus de la Palestine ne s’écartent plus que pour laisser passer les tombereaux de morts et d’âmes innocentes; hommes de toutes conditions jusqu’aux marins-pêcheurs fusillés en mer, femmes de tous âges, enfants et bébés brûlés vifs sans distinction. Des millions d’hommes et de femmes, d’enfants et de vieillards subissent un joug digne des pires tragédies de l’histoire de l’humanité: Expulsion, destruction de plus de 400 villages, massacres, épuration ethnique, arrestations, humiliations, tortures, viols, exécutions, assassinats d’enfants, apartheid, destruction des maisons, des hôpitaux, des mosquées, des écoles et des universités, des arbres et des cultures, camp de concentration gardés par des miradors, bombardements, empoisonnement de l’eau, de la terre et des hommes aux métaux lourds, et j’en passe… Mutilation et disparition des corps de leurs victimes! La barbarie coloniale européenne est à son apogée en Palestine. “La bête” inhumaine et démoniaque des guerres génocidaires qui ont dévorés l’Europe pendant deux mille ans jusqu’aux deux guerres mondiale ne s’est jamais endormie, elle n’a pas été pendue à Nuremberg, elle n’a fait que changer de continent et s’acharne maintenant sur la Palestine avec rage, et se répand dans tout l’Orient comme un cancer.
A cette barbarie indicible subie par ce peuple mutilé, s’ajoute l’indifférence du reste du monde, la banalisation de leur souffrance et l’acceptation silencieuse de leur déshumanisation. Quelques formules d’indignation, un vote sans effet, et puis s’en vont! Honte à l’humanité toute entière! Honte aux complices actifs ou silencieux! Et honte à ceux, dont je suis, qui s’opposent en vain depuis 67 ans de conférences, de manifestations et de pétitions indignées tout en payant sagement leurs impôts et retournant aux urnes! Est-cela la résistance occidentale aux crimes occidentaux? Heureusement que les résistants d’autrefois ont été un peu plus efficaces face au nazisme sinon nous y serions encore! Surtout ne jamais franchir la limite du raisonnable, n’est-ce pas? Tant que notre bonne conscience est soulagée par une bonne manif, c’est déjà pas si mal! La Palestine à genoux sous le poids du joug est livrée à elle-même et désespérément seule aux prises avec “la bête européenne.” Mêmes les arabes, même les soi-disant “frères musulmans,” préfèrent négocier avec la bête pour ne pas avoir d’emmerdes.
Mais on voit bien que cette stratégie de la complicité silencieuse est mauvaise. Car “la bête” ne fait qu’enfler d’orgueil et d'impunité dans ses crimes. Et puis déborde. Que les arabes se demandent pourquoi l’Orient est aujourd’hui à feux et à sang! Le terrorisme en Europe est également un enfant de “la bête” qui signe son retour sur le vieux continent.
Mais, de nouvelles générations de résistants palestiniens se dressent contre l’ignominie. Avoir 20 ans en Palestine? Comment s’étonner qu’ils préfèrent être martyrs aujourd’hui mieux que martyrisés pendant 50 ans? No futur! Qui donc ne se révolterait pas contre le massacre des siens à l’âge de 20 ans?
Alors, tel le Phénix renaissant de ses cendres, la jeunesse palestinienne harassée de tant de peines panse ses blessures et oublie ses peurs d'enfants en serrant les dents, relève un genoux puis l’autre, brise ses chaîne et se redresse, levant le poing, pointant l’index au ciel, une pierre ou un couteau dans l’autre main, et poussant un grand cri de rage libératrice : “Résistance!” “Vive la mort!” “Honneur aux martyrs!” “Dieu est le plus grand!” Alors la “bête immonde” recule et la Palestine, le keffieh maculé du sang de ses jeunes martyrs, est de nouveau debout! Voilà ce que c’est qu’avoir 20 ans en Palestine, pendant que d’autres se vautrent dans la société de consommation et des loisirs en s'indignant poliment!
“L’homme” n’est pas celui qui ne tombe jamais, dit l’adage, car ça arrive à tout le monde de tomber. “L’homme” c’est celui qui se relève et reprend son chemin. Depuis 67 ans, la Palestine fléchit comme le roseau sous les coups de boutoirs des colons juifs européen, mais elle se relève toujours. Jamais la Palestine ne cédera, jamais! Car la Palestine est particulière. Le peuple palestinien est particulier. C’est le peuple antique de Jérusalem, la “cité de Dieu.” Les croisés ont déjà conquis Jérusalem par la barbarie fut un temps, mais jamais le peuple palestinien n’a cédé, et après deux siècles de carnages démoniaques les croisés ont été expulsés d’Orient. Bonaparte construisant des pyramides de cadavres, les turcs, les anglais et maintenant les juifs d’Europe, aucun n’arrivera à bout du peuple Palestinien. Le projet colonial juif européen initié dès 1948 n’a aucune chance de réussir car le peuple palestinien est un peuple qui a une histoire de plusieurs siècles de résistance derrière lui. Ses grands hommes sont des résistants et des poètes. Jamais la Palestine ne cédera, jamais!
Le peuple palestinien n’est pas n’importe quel peuple car il est le gardien et serviteur de Jérusalem. Alors que n’importe quel peuple martyrisé protégerait sa vie plutôt que son habitat, et fuirait devant l’ignominie comme le font par exemple les syriens et les irakiens, ce peuple là reste chez lui pour pouvoir aller prier à la “Mosquée du Rocher” et à celle “d’Al Quods” sur le Mont du Temple! Si “Paris vaut bien une messe”, prier à Jérusalem vaut bien le sacrifice suprême! Le palestinien ne résiste pas que pour lui-même, sa terre et les siens, mais aussi pour l’amour inconditionnel qui le lie à Dieu. Quitter Jérusalem pendant l’épreuve serait une désertion devant Allah Lui-même! Ouvrez les portes du camp de concentration de Gaza côté égyptien pour qu’ils s'enfuient, et, à part quelques jeunes aventuriers épris de liberté, vous verrez que les palestiniens n’en sortiront que pour se soigner et se réaprovionner avant d’y revenir, en demandant toujours de pouvoir aller prier à Al-Quods! Les réfugiés et les exilés palestiniens, même sous la botte, n’ont jamais renoncé au “droit au retour.”
C’est un des miracles de l’Islam sur les esprits. Satan peut poser ses valises à Jérusalem ou construire des gratte-ciels de luxe qui font de l’ombre à la Kaaba de La Mecque elle-même, rien n’empêchera des millions de musulmans de se lever pour aller prier dans les villes saintes au risque de leurs vies si nécessaire. A l’époque de cheval et de la marine à voile, certains pèlerinages duraient plusieurs années de voyage en terre inconnue, et coûtaient la vie à de nombreux pèlerins, juste pour prier à la Mecque ou à Jérusalem une fois dans leur vie. Encore aujourd’hui, celui qui meurt à la Mecque ou à Jérusalem de sa belle mort ou dans une cohue est jalousé et honoré par l'ensemble des musulmans du monde et son corps n’est pas rendu aux familles mais enterré sur place! Une seule prière à Al-Quods compte pour 500! Cela dépasse le petit destin de la colonie juive européenne. Que valent 67 ans de barbarie raciale contre 1437 ans de culte universel? Dès que les trompes de la paix sonneront en Palestine, plusieurs de millions de musulmans viendront chaque année prier à Jérusalem par devoir et passion.
Jamais la Palestine ne cédera! Même à genoux! Jamais! Même désespérée! Jamais! Surtout quand elle est à genoux! Jamais! Surtout quand elle est désespérée! Jamais! Jamais! Car avant d’être un combat contre les barbares, la résistance palestinienne est un dialogue amoureux entre Dieu et le peuple de Jérusalem qui lui reste fidèle jusqu’à la mort. Comme la garde impériale de Bonaparte encerclée à la bataille de Waterloo, la jeune garde palestinienne de Jérusalem “meurt mais ne se rend pas!” Comme le fils tendant le cou au père pour l’holocauste en signe de résignation à la volonté de Dieu, le peuple palestinien tendra le sien mieux que de reculer!
Et puis il faut le dire même si ça fera rire bêtement certains. Tout est écrit. Comment renoncer à la victoire quand elle est écrite sur des tablettes d'argile dans le ciel? Aujourd’hui, demain après demain, chaque jour qui éloigne les palestiniens du souvenir de la paix les rapproche inéluctablement de celui de la victoire. Les rabbins de la colonie avertissent eux-mêmes leurs coreligionnaires de la terrible tempête à venir écrite dans leurs propres rouleaux. Mais ils leur mentent en leur donnant espoir qu’ils surmonteront l’ultime révolte, alors que même les roches et les forêts de Jérusalem se révolteront contre eux! La terre et le ciel trembleront de la fureur d'Allah! Les oiseaux nettoieront les cadavres de la Terre Sainte tant il y en aura. Et le ciel noir s'ouvrira enfin pour le retour des nuées de martyrs vivants auprès d’Allah et le règne du Messie d’Allah. Jésus qu’ils ont cru crucifier, et Khalid Ibn Al Walid le sabre invincible d’Allah seront à leur tête! Ce jour là, la terre toute entière paraitra trop étroite aux barbares de Jérusalem et rira bien qui rira le dernier! Jamais la Palestine ne cédera, car elle attend le retour de ses fils vivants auprès d'Allah!
Moi aussi, si j'avais 20 ans en Palestine, j’attaquerai les soldats au couteau pour me faire abattre, et rejoindre au ciel les grands préparatifs de la revanche des martyrs!
Les colons européens attachés à leurs butins devraient y renoncer, quitter la Palestine et rentrer dans leurs pays respectifs s’ils ne veulent pas connaître la fureur de Yahvé ici-bas comme dans l'au-delà. Combien de peuples iniques Dieu a broyé le temps d'un battement de cil? Ce n'est pas le petit iranien Almanidejad qui a promis de réduire Israël en miettes, mais Yahvé Lui-même qui avait interdit aux juifs de revenir à Jérusalem avec orgueil. Que les juifs se retournent sur leur histoire et leurs propres textes. Ont-il déjà pu empêché un décret de Yahvé contre les juifs rebelles? A force de répéter qu'ils sont "les élus” ont-ils oublié qu'ils ont été déchus? Que les juifs d'Europe retournent chez eux avant qu'il ne soit trop tard. Qu'ils redoutent la colère d'Allah et fuient avec leurs familles, ce sera mieux pour eux.
Comment un peuple déchu peut-il espérer régner sur Jérusalem? Ne voient-ils pas qu'ils échouent depuis 67 ans à conquérir ne serait-ce que le Mont du Temple? Avec moins de crimes, Hitler avait conquis l'Europe en six mois! Enfermé derrière des murs après 67 ans d'assauts barbares, Israël n'a jamais pu aller plus loin que la côte ni conquérir la totalité de Jérusalem! Et sans la corruption des voisins arabes, ils auraient été expulsés depuis longtemps. S'ils avaient été "sémites" comme ils le prétendent, les colons européens auraient retrouvé leurs racines avec bonheur en Orient
Honneur aux générations des gardiens d'al-Qods! Honneur au peuple palestinien! Honneur à sa jeunesse! Honneur à ses martyrs! Vive la résistance! Vive la Palestine libre!

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Israël : pathologie d’une société malade de sa violence et de son racisme
Les grands médias américains renvoient dos à dos les Palestiniens et les Israéliens brouillant tout simplement la vraie nature du conflit : celui entre un oppresseur colonial et ses victimes, déplacées et systématiquement dépossédées depuis sept décennies.
 
 
La vidéo de Ahmed Manasrah, jeune Palestinien de 13 ans, se vidant de son sang sur le trottoir d’un quartier de Jérusalem-Est a été qualifiée de « choquante, » « perturbante, » et « pénible à regarder. » Les injures et insultes impitoyables proférées par les Israéliens regardant l’enfant se tordre de douleur sont diversement qualifiées de « cruelles » et « sans coeur » ; elles le sont en effet. « Meurs fils de pute. Meurs ! Meurs ! » C’est ce que l’on entend les badauds israéliens crier sur la vidéo qui est depuis devenue virale sur les réseaux sociaux.
Alors que cette vidéo a fait l’objet de beaucoup de discussions, comme d’autres incidents similaires impliquant des exécutions extrajudiciaires de jeunes Palestiniens accusés par Israël d’avoir poignardé des Israéliens (la véracité de certaines de ces accusations étant contestée), les implications sociologiques sont elles décidément peu étudiées. Tout particulièrement, il est devenu tabou de demander qu’elles sortes de conclusions sociologiques et psychologiques il est possible de tirer sur la société israélienne – société où un tel comportement n’est pas marginal ; où, plutôt qu’être une anomalie, il est révélateur d’une attitude sinon générale du moins significative. Un traitement indiscutablement barbare n’est pas simplement de la haine, et on ne peut lui trouver des excuses ou le justifier. Mais c’est précisément ce que font les grands groupes de médias.
Inutile de dire qu’il y a beaucoup d’analystes politiques, de militants, et d’autres qui n’osent pas condamner franchement la société israélienne et ses attitudes. Ils craignent, à raison, d’être diabolisés comme antisémites, ils sont terrifiés à l’idée qu’au lieu de susciter un dialogue ouvert et un examen critique ils verront leurs arguments pervertis et qualifiés de haineux et racistes. Tandis que de telles accusations sont parfois légitimes – comme dans le cas de fanatiques fascistes et de néo-Nazis pour lesquels « juif » est synonyme de « mauvais » - le plus souvent celles-ci sont des excuses volontairement trompeuses visant à protéger la société israélienne des critiques que de toute évidence elle mérite.
Mais ceux qui ont la justice et la vérité à coeur ne peuvent garder le silence, ne peuvent se permettre d’être les victimes d’une autocensure induite par la peur. Car mettre en sourdine la critique d’Israël, c’est de fait renoncer à défendre comme il se doit les opprimées ; c’est abdiquer sa responsabilité de dénoncer l’injustice, la brutalité de la colonisation, et le caractère inhumain du sionisme contemporain. C’est aussi faillir au devoir de déconstruire les discours dominants pour servir la justice sociale, de contester la propagande des grands médias dont la fonction première est de protéger le pouvoir de la lumière dérangeante de la critique. Je ne peux pas, ne veux pas, me taire.
Propagande des médias et danger d’une fausse symétrie
En lisant le New York Times, le Washington Post, et d’autres grands organes de presse prétendument progressistes, on pourrait être pardonné de croire que la nature du conflit israélo-palestinien se résume à un prêté pour un rendu, que c’est le résultat d’un rapport cause-effet et contre-réaction. C’est exactement ainsi que le conflit est présenté dans presque la totalité des journaux dit « respectables ».
Prenez, par exemple, un article publié dans le « journal de référence » américain, le New York Times, quelques heures seulement après l’incident intitulé Stabbings, and Deadly Responses, Add to Israel’s Security Challenge. [Coups de couteau, et réponses mortelles accentuent le défi que représente la sécurité d’Israël]. Rien qu’en déconstruisant le titre, les préjugés et tromperies sautent aux yeux. Dans le titre même le New York Times fait porter aux Palestiniens la présomption de culpabilité. En fonction de la logique de la construction syntaxique du titre, ce sont les « coups de couteau » (présentés en premier) qui sont la racine du problème et, par conséquent, les « réponses mortelles » ne sont que ça, des réponses. L’effet consiste à justifier les meurtres de Palestiniens en les présentant comme de simples réponses à un facteur externe, à savoir la violence dont sont victimes les Israéliens.
Mais bien sûr quiconque a une connaissance même rudimentaire des enjeux sait que les coups de couteau sont eux mêmes des réponses aux attaques des colons et des forces de sécurité israéliens contre des Palestiniens, ainsi qu’une excroissance prévisible de l’occupation et de la brutalité apparemment sans fin, de la pauvreté et du désespoir. L’histoire du colonialisme regorge d’exemples de ce type.
Et pourtant les Israéliens, et l’état israélien lui même, sont présentés comme les victimes. Le titre pose le problème comme étant un « défi pour la sécurité » d’Israël, plutôt que, disons, un problème de colonisation, ou d’occupation brutale. Ainsi, pris globalement donc, le titre et l’article associé ont l’effet cumulatif de transformer les victimes en agresseurs, et les agresseurs en victimes, inversant de ce fait la relation oppresseur/opprimé. Cette inversion est absolument indispensable afin de blanchir Israël de ses crimes, et d’absoudre l’état et son extrême droite fanatique et fasciste de toute culpabilité.
Même le traitement prétendument équitable de la question par un organe de presse censé être modéré et progressiste comme NBC news, trahit une approche malhonnête du conflit et des violences récentes. Dans sa couverture de l’incident, NBC News a publié un article sur l’exécution de Ahmed Manasrah et les sarcasmes qui ont suivi sous le titre Viral Video of Shot Ahmed Manasrah Sums Up Israel-Palestinian Conflict. [vidéo, devenue virale, de l’exécution d’Ahmed Manasrah résume le conflit Israélo-palestinien]
L’article prétend présenter la question équitablement en présentant les évènements autour de l’exécution haineuse d’Ahmed comme étant emblématiques du conflit dans son ensemble. Fondamentalement, NBC News essaie ici de présenter les discours contradictoires des sources israéliennes et palestiniennes comme reflétant la bataille plus large pour l’opinion publique, essayant de convaincre les lecteurs que les allégations et allégations contraires en cours, sont du pareil au même, et que la vérité est insondable ; après tout, les sources israéliennes disent ceci, les sources palestiniennes disent cela. Je suppose qu’on ne saura jamais.
L’article de NBC mène le lecteur à la conclusion totalement malhonnête, quoique politiquement très utile, que les deux camps sont tous deux coupables, tout aussi dignes de blâme, et que le conflit lui-même échappe à toute analyse critique. De plus, en présentant ainsi le problème, l’organe de presse, ici NBC, est vu comme juste et ayant fourni un compte-rendu équilibré. En réalité, cependant, il a tout simplement brouillé la vraie nature du conflit : celui entre un oppresseur colonial et ses victimes, déplacées et systématiquement dépossédées depuis sept décennies.
Mais, fausse symétrie mise à part, en brouillant la vérité du problème, NBC News révèle involontairement quelque chose de fondamentalement vrai sur le conflit ; qu’en effet cet incident « résume le conflit israélo-palestinien » très bien. Bien que ce ne soit pas intentionnel, NBC News dévoile très justement que le comportement des Israéliens, capté par la caméra, est clairement emblématique de la société israélienne dans son ensemble, société qui considère les enfants palestiniens comme des « chiens » et des « fils de putes » indignes de respirer, qui ne méritent pas de vivre.
Pathologie du fascisme israélien
Ce que la vidéo de l’exécution d’Ahmed Manasrah révèle au monde entier, c’est l’inhumanité du sionisme, idéologie de suprématie juive qui nécessairement place les non-juifs dans une position d’infériorité par rapport aux juifs, qui accorde une valeur moindre à la vie des non-juifs. Ce n’est pas seulement la haine qui a motivé les commentaires répugnants de la part des badauds, mais un sentiment de supériorité intergénérationnel enraciné, engendré par la déshumanisation du Palestinien, et plus généralement de l’Arabe.
Ce élément fondamental n’est que très rarement discuté, mais il est au cœur du conflit palestinien. En considérant les Arabes comme des sous-hommes les Israéliens peuvent justifier, souvent au niveau de l’inconscient, toutes formes de brutalité, de violence, et d’oppression. Il faut noter, toutefois, qu’il y des Israéliens qui combattent ce mode de pensée (Gideon Levy est peut-être l’adversaire le plus éminent et le plus loquace d’une telle idéologie suprématiste), mais malheureusement leur voix est noyée par la barbarie enragée de la droite israélienne (et il faut le dire, d’une grande partie du centre).
Et ce phénomène, prompt à rhétoriquement vous clouer au pilori pour antisémitisme, est ce qui sous-tend toutes les politiques israéliennes, et l’acceptation active ou passive de celles-ci par le corps politique israélien. Tandis qu’il est possible que la vue d’Ahmed Manasrah se vidant de son sang sous une avalanche d’insultes de la part des Israéliens suscite une brève effusion d’expressions d’horreur sur les réseaux sociaux, cet évènement n’est qu’un exemple parmi d’autres d’une telle violence. Est-il vraiment différent de la violence des bulldozers démolissant d’innombrables maisons palestiniennes ? Est-il d’une quelconque façon plus barbare que l’incendie de maisons palestiniennes dans lesquelles dorment des bébés ?
Il serait peut-être préférable de ne pas exprimer la stupeur et l‘indignation que suscite la vidéo, mais plutôt de voir cet événement comme la conséquence logique de l’idéologie fasciste de suprématie embrassée par les dirigeants de l’état israélien. Car les Israéliens que l’on voit sur la vidéo ne font que suivre l’exemple des dirigeants comme la ministre de la justice Ayelet Shaked, qui au plus fort de la guerre criminelle d’Israël contre Gaza à l’été 2014, a ignominieusement écrit :
Le peuple palestinien nous a déclaré la guerre, et nous devons y répondre par la guerre. Pas une opération, pas une guerre lente, de basse intensité, pas d’escalade contrôlée, pas de destruction d’infrastructures de la terreur, pas d’assassinats ciblés. Assez des références obliques. C’est une guerre … Ce n‘est pas une guerre contre le terrorisme, et pas une guerre contre des extrémistes, et pas même une guerre contre l’Autorité palestinienne … C’est une guerre entre deux peuples. Qui est l’ennemi ? Le peuple palestinien … qu’y-a-t-il de si horrible à comprendre que tout le peuple palestinien est l’ennemi ? Chaque guerre est une guerre entre deux peuples, et dans chaque guerre le peuple qui l’a débutée, ce peuple entier est l’ennemi … Derrière chaque terroriste se trouvent des douzaines d’hommes et de femmes, sans lesquels il ne pourrait pas se livrer au terrorisme. Ce sont tous des combattants ennemis, et leur sang retombera sur leur tête à tous. Et bien sûr, cela inclut les mères des martyrs… elles devraient suivre leur fils, rien ne serait plus juste. Elles devraient disparaître, tout comme les maisons physiques dans lesquelles elles ont élevé les serpents. Sinon, d’autres petits serpents y seront élevés.
Une telle rhétorique, qui va de pair avec une totale déshumanisation, n’est pas sans rappeler les diverses idéologies fascistes, du nazisme allemand des années 1930 à la politique ukrainienne contemporaine de Secteur droit et du Régiment Azov. La notion de « guerre totale » contre un peuple entier, y compris les femmes non-combattantes et les enfants, dépasse la simple propagande de guerre, c’est un appel au génocide et au nettoyage ethnique.
Et c’est exactement ce dont il est question : le nettoyage ethnique à la fois comme concept et objectif militaire est devenu une devise politique de l’Israël moderne. Pourquoi donc cela devrait-il être étonnant que de jeunes Israéliens souhaitent à un jeune Palestinien perdant son sang de mourir, le traitant de « fils de pute. » Après tout, Ahmed Manasrah n’est-il pas simplement un autre « petit serpent » ?
… Une chose encore
Si l’histoire passée peut servir de référence, ce qui a été écrit ci-dessus suscitera sans nul doute des réactions négatives, des condamnations, des courriels de haine, et des insultes de toutes sortes. « Antisémite, » « traitre », et « qui a la haine de soi » sont quelques uns des épithètes les plus courants que j’ai entendus un nombre incalculable de fois lorsque je me suis exprimé à l’écrit ou verbalement sur Israël, le sionisme, la suprématie juive et des sujets de ce type. Non seulement de telles calomnies ne me dissuadent pas, mais elles me motivent encore plus à prendre la parole, parce qu’elles sont le signe que les mots touchent un point sensible, qui est à vif, et qui nécessite terriblement d’être mis à nu.
Je reconnais également le privilège qui est le mien d’écrire ces lignes. En tant qu’athée déclaré, qui rejette le tribalisme et l’ethno-nationalisme inhérents à l’idéologie politique du sionisme, mes origines juives me procurent un minimum de protection contre les accusations d’antisémitisme (non pas que ça les arrête, bien sûr). Non seulement cela me permet de jouir d’une plus grande latitude pour écrire et parler librement de ces questions, mais ça me rappelle que j’ai le devoir de le faire.
Car ceux qui ne s’opposent pas, comme ils en le devoir, aux crimes de l’impérialisme, du colonialisme, de l’oppression, et du génocide sont sans aucun doute leurs complices. Quant à moi, je ne le serai pas.
 
15-10-2015 - Counterpunch - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.counterpunch.org/2015/10...
Traduction : Info-palestine.eu - MJB

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Un commando israélien enlève un Palestinien dans un hôpital et en tue un autre (VIDEO) C'est à une scène surréaliste à laquelle a assisté le personnel d'un hôpital de la ville de Hebron. Un commando spécial de l'armée israélienne déguisé en palestiniens a enlevé un homme soupçonné d'une attaque au couteau et a tué son cousin.  
Les hommes, membres de l'armée et du Shin Bet, les services secrets israéliens, ont pénétré facilement dans l'hôpital al-Ahli de Hébron. Sur la vidéo de surveillance de l'hôpital, on voit ces hommes portant keffiehs, barbes et calottes sur la tête. Des membres du commando étaient également déguisés en sages-femmes. Le but de cette opération était l'arrestation d'Azam Shaldallah, Palestinien âgé de 20 ans. 
Les 20 à 30 membres du commando, à bord de deux camionnettes avaient prétendu avoir à bord une femme enceinte pour se faire ouvrir en pleine nuit les portes de l’établissement.
En savoir plus: Violences en Cisjordanie : un Palestinien tué et une dizaine de blessés sur deux jours (VIDEOS)
Ce dernier est accusé d'avoir poignardé et grièvement blessé un Israélien âgé de 58 ans à un carrefour proche du Goush Etzion en Cisjordanie. à la fin du mois d'octobre. Blessé, il était alors soigné dans le centre hospitalier.
Le cousin d'Azam Shaldallah, Abdallah Shalaldeh, âgé de 28 ans, a été tué lors de l'opération.
 
Djaouad Aouad, ministre de la Santé palestinien, a accusé le commando israélien d'avoir «exécuté» Abdallah Shalaldeh: «La communauté internationale doit intervenir pour protéger les nôtres de la machine à tuer israélienne», a-t-il déclaré.
Ce n'est pas la première fois que les forces spéciales israéliennes agissent dans un hôpital palestinien. En octobre dernier, Karam Razek, âgé de 23 ans, avait été également «exfiltré», selon la terminologie en vigueur, par les forces israéliennes alors qu'il était hospitalisé à Naplouse pour une fracture de bras. Il avait assassiné un couple d'Israéliens sous les yeux de leurs 4 enfants. 
Selon les Accords de Genève, les hôpitaux et centres de soins sont considérés comme inviolables, même en temps de guerre.
Depuis début octobre, dans les Territoires occupés et en Israël, 73 Palestiniens et 9 Israéliens ont trouvé la mort.
https://francais.rt.com/international/10171-commando-israelien-enleve-palestinien-hopital

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La résistance de la vie contre la barbarie.
Victoire! Qui vaincra? Le peuple fort militairement mais faible moralement? Ou le peuple faible militairement mais fort moralement? Lequel des deux s’effondrera le premier? Que répondraient Gandhi, Walesa ou Mandela?
Les israéliens ont voulu détruire un peuple et prendre leur place, mais ils ont échoué car ils sont tombés sur le peuple palestinien. Regardez bien cette photo d’enfants heureux et contemplez l’étendue de la défaite israélienne après 67 ans de massacres! Aux bombardiers lourds et au blocus de Gaza répondent imperturbablement des farandoles d’enfants joyeux en blouses d’écoliers! Cette photo montre que les israéliens ont échoué à détruire le peuple palestinien. La Palestine résiste, vibre d’émotions, vie et rie! C’est une victoire éclatante pour la Palestine, et c’est une grande victoire de la vie devant toute l’humanité! Honneur au peuple palestinien, honneur à ses morts innocents ou glorieux, et honneur aux vivants devant tout les hommes comme devant Dieu!
Avez-vous entendu le vrombissement des bombardiers et des drones dans le ciel? Les chenilles des chars écrasant les oliviers? Les cris de guerre et de haine des soldats qui viennent tuer les enfants jusque dans les bras des parents? En vérité, si c’est tout ce que vous avez vu et entendu, alors vous n’avez encore rien vu ni rien entendu! Le bruit des bombes, c’est le bruit d’Israël. Gaza, c’est la vie! Le véritable bruit de Gaza ce sont des rires d’enfants! Ce sont les petits bruits quotidiens des enfants modèles et les rires de victoire des adultes dont ils sont la joie et la fierté! C’est l’espoir et l’avenir! C’est la solidarité! C’est l’éducation! Cette photo est un cri de victoire comme il s’en produit 1 000 chaque jour dans toute la Palestine! La victoire est totale et fusent les rires d’enfants vers le ciel! Voilà Gaza! Voilà la résistance patiente et non-violente de la vie! Voilà la victoire de tout un peuple génération après génération. Gaza c’est la vie!
La colonie européenne, bête immonde, montre des cadavres d’enfants pour signer ses victoires, mais voilà ce que brandit la Palestine pour signifier la sienne! L’éclat de rire d’un géant entouré d’enfants bien vivants, bien portants, souriants et heureux! Gaza résiste plus par amour que par les armes, car ce n’est pas tout de repousser l’ennemi par les armes, encore faut-il continuer à vivre heureux entre deux bombardements. C’est pour ça que les israéliens ont perdu d’avance car à l’inverse d’eux-mêmes, les palestiniens sont un peuple vivant, heureux et humain!
La Palestine résiste et emporte des victoires quotidiennes grâce à des hommes et des femmes formidables qui se consacrent coûte que coûte à l’éducation et aux petits bonheurs des enfants malgré le blocus, les bombardements et les traumatismes des petits bouts de choux. Plus de 700 chaises de camarades d’école désespérément vides après le dernier bombardement de Gaza, plus de 700 enfants pulvérisés par les barbares israéliens et plus encore de blessés et d’orphelins... Israël est la honte de l’histoire de l’humanité et du peuple juif. Mais les palestiniens ne lâchent rien, ils ne perdent pas espoir dans l’avenir, ils savent qu’ils seront vainqueurs d’une manière ou d’une autre par l’éducation contre la barbarie. C’est un “effort,” c’est un djihad. Les adultes et les enfants le savent, et sont admirables d’abnégation et de réussites effrontées dans l’étude au milieu de la guerre! Et les rires des enfants palestiniens qui jouent et crient comme tout les enfants du monde dans les coures de récréation sont autant de chants de victoire. Vive la Palestine libre et heureuse!
Et c’est toute la signification du merveilleux éclat de rire de cet homme heureux entouré de petites écolières modèles entrain de jouer. Il est heureux de vivre à Gaza, heureux de résister, heureux de vaincre! C’est le rire d’un résistant de la vie ramassant un grand butin de bonheur, et dont nous devrions tous être jaloux!
Qui vaincra? Le peuple fort militairement mais faible moralement, ou le peuple faible militairement mais fort moralement? Lequel des deux s’effondrera le premier? Ô Israël, où sont passé les envahisseurs phéniciens, les égyptiens, les hébreux, les grecs, les romains, les perses, les croisés, les mongols, Bonaparte, les turcs et les anglais? Qui es-tu, pauvre apatride? Ne vois-tu pas que la Palestine résiste victorieusement depuis 3 000 ans à des empires plus puissants que toi? Ô Israël, déjà retranché derrière les murs de la honte, de la peur et de la défaite, regarde le passé des envahisseurs de la Palestine et tu verras ton propre futur comme dans un miroir; ils sont tous rentré chez eux! Vive la résistance de la vie! Vive l’école! Vive la Palestine libre et heureuse! Allahu Akbar!”
La clef de la victoire palestinienne est dans l’éducation et la résistance de la vie. Engagez-vous!Soutenez la résistance palestinienne en finançant des micro-projets civils, des écoles et en parrainant des écoliers palestiniens. Devant Dieu comme devant les hommes, participez à la victoire historique et quotidienne du peuple Palestinien en vous engageant dans la résistance de la vie!
Vincent Després Levard, CBBR.
10 novembre 2015

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