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Les USA veulent entraîner la Turquie dans la guerre en Syrie
Washington pourrait intensifier les bombardements contre les positions de l’État islamique (EI) en Syrie, écrit mercredi 3 décembre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.
Mais il voudrait d'abord trouver un terrain d'entente avec la Turquie pour que les avions américains puissent décoller de la base turque d'Incirlik pour attaquer l'EI, et que les forces spéciales turques entrent sur le territoire syrien près de Kobané, où s'affrontent actuellement les kurdes et les islamistes. Cette proposition tient compte du souhait d'Ankara d'instaurer une zone tampon le long de la frontière syrienne et d'aider les opposants au gouvernement de Bachar al-Assad. Cependant, craignant la défense antiaérienne syrienne, le Pentagone retarde l'accord avec la Turquie.
A l'heure actuelle, les bombardiers et les drones d'attaque américains décollent des porte-avions stationnés dans le golfe Persique et parcourent une distance de plus de 1 600 km avant d'arriver à leur destination.
"L'autorisation de décoller de l'aérodrome d'Incirlik est cruciale", a déclaré un haut fonctionnaire de l'administration américaine qui a souhaité garder l'anonymat. Actuellement, les pilotes américains sont guidés vers leurs objectifs par les avions de reconnaissance américains et des observateurs syriens volontaires dotés d'un téléphone portable au sol. Si Ankara et Washington tombaient d'accord, les USA devraient allouer bien plus de ressources pour combattre l'EIIL – plus d'avions et plus d'argent.

 

 
La proposition en question n'implique pas la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, qui nécessiterait la présence permanente de chasseurs pour patrouiller dans les airs et empêcher des avions non amis de pénétrer dans une zone longue de 100 miles et large de 20 miles. Cette option risquerait d'accroître l'ampleur du conflit.
Les bombardements américains à l'intérieur du couloir supposé au nord-est d'Alep pourraient augmenter les chances d'une altercation entre l'aviation américaine et syrienne. Aujourd'hui, l'aviation syrienne bombarde régulièrement les forces rebelles dans cette ville. Mais certains collaborateurs de la Maison blanche et du Pentagone se méfient du président turc Recep Erdogan et ne veulent pas entrer en confrontation directe avec Assad.
Le porte-parole du Pentagone, le colonel Steve Warren, a très clairement formulé la position de son département: "A l'heure actuelle, nous ne pensons pas qu'une zone tampon soit le meilleur moyen d'apaiser la crise humanitaire dans le nord de la Syrie".
Selon les agences de presse, d'autres membres de l'Otan sont tout aussi réticents face aux intentions d'Ankara d'instaurer une zone de sécurité où la défense antiaérienne serait un élément crucial.
La presse moyen-orientale et occidentale analyse minutieusement le résultat des entretiens d'hier entre Recep Erdogan et le président russe Vladimir Poutine. Le quotidien libanais Daily Star écrit que les parties ont cherché une base commune sur la question syrienne, mais qu'elles ont buté sur l'appréciation du régime d'Assad.

Ria Novosti

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