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La liberté dans la culture arabe signifie l'affranchissement de l'esclavage
Venez à Alep, vous y serez obligés de régler vos montres à l'heure au VIIe siècle.
La révolution pour la liberté a renvoyé la Syrie au VIIe siècle
La notion de "la liberté" n'a jamais été un souci culturel ou philosophique pour les populations arabes pré ou postislamique.
La liberté dans la culture arabe actuelle n'est reconnaissable que dans le terme opposé : l'esclavage.
Le but final espéré par tout musulman, est d'abandonner volontairement sa liberté pour acquérir la vertu de : Esclave de Dieu.
L'enfant est éduqué dès son jeune âge à obéir d'abord à son père (le pouvoir patriarcal à l'orientale), ensuite au monarque lors de prêche du Vendredi à la mosquée, quand il accompagne son père pour la première fois, normalement à l'âge de sept ans.
Le mot liberté (Hourria) en arabe, n'a jamais été évoqué dans le Coran. Par contre, le mot libération ( tahrir) en arabe, ou affranchissement furent évoqué huit fois dans plusieurs sourates du Coran, et dans tous les cas de figure, il signifiait l'affranchissement d'un esclave : ( c'est délier un joug , { affranchir un esclave} ), sourate 90 Al-Balad : la cité 13.
L'affranchissement de l'enfant signifie la soumission totale à dieu et la servitude à la mosquée, conformément au verset 35, sourate Al-Imran 3 : " Seigneur, je t'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et L'Omniscient."
Voici comment la liberté de croyance est perçue dans le Coran : " quiconque le veut, qu'il croie, quiconque le veut qu'il mécroie, nous avons préparé pour les injustes un feu dont les flammes les cernes. Et s'il implore à boire on les abreuvera d'une eau comme du métal fondu, brulant le visage. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure ". ( Sourate 18 – Al-Kahf : La Caverne 29)
La liberté est ainsi conditionnée. L'homme est libre de croire ou mécroire en dieu. Les injustes sont ainsi les mécréants, or "un feu dont les flammes les cernes leur a été préparé".
Quand les " combattants pour la liberté" dans les pays arabes, notamment en Syrie actuellement, réclament la liberté, ils la requièrent dans cette conception. Une cession, une sorte d'abandon, pas pour une émancipation totale du génie humain, bien au contraire, pour une reddition totale à dieu.
Quand les leaders de l'opposition syrienne évoquent à la longueur de la journée des slogans comme, " liberté, démocratie, Etat civil", ils savent que nous savons que c'est du baratin adressé à l'opinion publique, notamment occidentale, car les rebelles armés ont imposé dans les régions qui sont sous leur contrôle autre chose que " la liberté, la démocratie ou l'Etat civil".
Hormis le chaos qui règne dans ces zones sinistrées, c'est la Charia, la loi islamique représentée par des institutions religieuses qui gèrent les zones dites " libérées".
Il est bien évident que la religion n'est pas une simple relation avec dieu. C'est un mode de vie. Venez à Alep, vous y serez obligés de régler vos montres à l'heure au VIIe siècle.

*Journaliste syrien

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