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Le Pentagone envisage les variantes de règlement en Syrie
Le Pentagone a rendu pour la première fois public le détail de plusieurs variantes d’ingérence armée dans la guerre civile en Syrie dans le message adressé le 22 juillet par le chef d’Etat-major intégré des forces armées des Etats-Unis le général Martin Dempsey au Sénat. Selon Dempsey, toutes les options militaires sont déjà soumises à l’examen du président.

Ce sont les livraisons d’armes aux commandos, les attaques aériennes à distance contre les troupes gouvernementales, l’introduction d’une zone d’exclusion dans l’espace aérien syrien, l’aménagement des zones tampons à la frontière de la Syrie avec la Turquie et la Jordanie et enfin – l’emploi des unités spéciales pour s’emparer des armes chimiques.

Les généraux américains n’apprécient que très rarement les projets du Pentagone. Cette fois Dempsey a fait des commentaires politiques durs. « En entreprenant nos démarches, nous devons être prêts aux conséquences, a averti Dempsey. Il sera difficile d’éviter une ingérence plus vaste. Nous pouvons provoquer l’emploi d’armes chimiques que nous voulons contrôler ».

L’emploi de la force peut avoir des conséquences imprévues, a déclaré le général Dempsey.

« J’ai exposé mon opinion au président. Nous avons soumis à son examen plusieurs variantes, les ayant présentées aux membres du Comité pour les forces armées et évalué d’éventuels risques. C’est aux personnalités officielles élues d’adopter les décisions sur l’emploi de la force ».

Dempsey fait dans son message allusion à l’apparition pour les Etats-Unis, suite à l’ingérence en Syrie, d’un nouvel Afghanistan ou Irak.

L’opposition syrienne recherche une ingérence directe des Etats-Unis. Le commandant de l’Armée syrienne libre Salim Idris est arrivé il y a deux jours à New York. Selon lui, il est possible que Washington engage dès le mois d’août sous l’égide de la CIA les livraisons d’armes légères et de munitions aux commandos de l’opposition.

Le ministre russe des Affaires Etrangères Sergueï Lavrov a réaffirmé à l’issue des pourparlers avec le vice-président du gouvernement syrien Qadri Jamil qui ont eu lieu le 22 juillet à Moscou qu’il était impossible de régler la situation en Syrie en employant la force.

« Nous essayons de persuader tout le monde d’approuver au plus vite l’initiative russo-américaine de convoquer sans condition préalable une conférence internationale sur la Syrie. Malheureusement, à la différence du gouvernement syrien, l’opposition, notamment la Coalition nationale, ne s’y montre pas disposée. Nous savons que votre gouvernement est ouvert au dialogue avec les forces de l’opposition et nous vous exhortons à poursuivre ces efforts pour qu’aucun groupe constructif de l’opposition ne s’avère au-delà de la conférence qui sera, je l’espère bien, prochainement convoquée ».


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