Pour ceux et celles qui connaissent en profondeur les caractéristiques géopolitiques et socio-économiques de l’Algérie, ils savent pertinemment que réclamer une assemblée constituante par des circonstances de crise de régime et sans passer préalablement par une élection présidentielle est, sans exagération aucune, synonyme de suicide politique de la nation algérienne. Mais pour comprendre les dangers d’une telle démarche, qui rappelons-le, ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique algérienne, il faudra peut-être expliquer aux profanes, ne serait-ce que sommairement, ce qu’est une assemblée constituante et en quoi elle diffère d’un parlement ordinaire qui a pour missions principales de promulguer des lois et assurer notamment un équilibre du pouvoir avec ses deux autres composantes, qui sont l’exécutif et le juridique. En revanche, une assemblée constituante a pour mission principale, comme son nom l’indique, l’élaboration d’un nouveau texte de la loi fondamentale sur la base d’un compromis des membres qui composent l’assemblée élue.

En d’autres termes, une constituante et de par les circonstances de faits qui caractérisent la scène nationale depuis le 22 février, ne s’imposera aucune restriction à débattre des questions qui relèvent en temps normal des lignes de fractures à ne…

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L’impossible « constituante »

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