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Tunisie : grève générale à Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa et Sfax Manifestation à Tunis contre l'attaque qui a visé le siège de l'UGTT, le 5 décembre 2012. © AFP

Quatre régions réputées instables, dont Sidi Bouzid, ont entamé jeudi 6 décembre une grève générale très suivie à l'appel de la puissante centrale syndicale UGTT. Depuis quelques jours, le syndicat est en conflit ouvert avec les islamistes d'Ennahdha au pouvoir. Une grève nationale est prévue le jeudi 13 décembre.

Mis à jour à 16h00.

C'est un avant-goût de la grande grève générale du 13 décembre prochain en Tunisie. Jeudi, quatre régions ont entamé une grève très suivie, à l'appel de la puissante centrale syndicale de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).

Outre Sidi Bouzid (Centre-ouest) et sa voisine Kasserine, le débrayage est observé à Gafsa, région minière qui est le théâtre de conflits sociaux récurrents, et Sfax, dont la capitale éponyme est la deuxième ville du pays.

Ces gouvernorats sont réputés instables, notamment ceux du Centre-ouest, économiquement marginalisés. Les affrontements y ont été particulièrement intenses durant la révolution, qui avait débuté le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid avec l'immolation du vendeur ambulant Mohammed Bouazizi.

L'essentiel des institutions publiques et privées n'ont pas ouvert leurs portes jeudi matin dans ces régions, à l'appel des branches régionales de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Seules des petites boutiques et cafés de quartier fonctionnaient dans la matinée.

Grève nationale le 13 décembre

Ces grèves régionales sont un prélude au débrayage national prévu le 13 décembre par le syndicat pour dénoncer une attaque contre son siège mardi à Tunis. Selon l'UGTT, cet assaut a été orchestré par des milices islamistes pro-Ennahdha, le parti au pouvoir.

Elles interviennent quatre jours après la fin de près d'une semaine de heurts entre policiers et manifestants à Siliana (sud- ouest de Tunis), après qu'un appel à l'arrêt du travail y a dégénéré en violences faisant 300 blessés.

Des centaines de manifestants ont défilé à Sidi Bouzid, scandant des slogans anti-Ennahdha. « Nous réclamons la démission du gouvernement », « Ennahdha a vendu la Tunisie », « Vive l'UGTT, la plus grande force dans le pays », criaient les protestataires.

Le même scénario s'est répété à Gafsa où la grève a été suivie à 95%, selon l'UGTT.

Dans son histoire, le syndicat, qui revendique un demi-million de membres, n'a appelé qu'à deux grèves nationales. La première a eu lieu en 1978, et l'autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali.

Affrontement UGTT-Ennahdha

Dans un communiqué publié jeudi, le cabinet du Premier ministre « appelle tous les fonctionnaires dans tous les établissements (...) à reprendre le travail » et exhorte toutes les organisations tunisiennes « à prôner (...) un discours apaisant pour dépasser les difficultés ».

La veille, le puissant chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, avait vivement critiqué l'UGTT en la qualifiant « d'opposition radicale » et dénoncé ses appels à la grève aux « motivations politiques et non sociales ».

Les conflits sociaux, manifestations violentes et crises politiques s'intensifient à l'approche du deuxième anniversaire de la révolution, le 17 décembre.

De peur que la Tunisie ne s'engage sur « le chemin de la perdition », le président Moncef Marzouki a appelé à un remaniement du gouvernement, mais le Premier ministre Hamadi Jebali n'y a pas répondu. À chaque flambée de violences, Ennahdha et l'opposition s'accusent mutuellement d'oeuvrer en faveur des forces « contre-révolutionnaires ».

(Avec AFP)

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Crise en Tunisie : l'UGTT lance un appel à la grève générale le 13 décembre Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT. © AFP

En Tunisie, le bras de fer qui oppose le principal syndicat tunisien aux islamistes au pouvoir se poursuit.  L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé mercredi 5 décembre à une grève générale le 13 décembre dans l'ensemble du pays.

Sur sa page Facebook et par voie de presse, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé qu’elle a « décidé d'une grève générale le jeudi 13 décembre 2012 sur tout le territoire de la République ».

La centrale indique qu’elle a pris cette décision pour protester contre une attaque de son siège mardi à Tunis, orchestrée, selon elle, par des militants islamistes proches du parti Ennahdha qui dirige le gouvernement en Tunisie.

L’UGTT réclame l'arrestation des assaillants et la dissolution de la Ligue de la protection de la révolution. Cette milice pro-pouvoir, réputée pour ses méthodes brutales, s'est posée en garant des revendications de la révolte de 2010-2011.
De leur côté, les branches locales de l'UGTT - à Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, Kasserine, Sfax ou encore Gasfa - ont appelé à une grève dès jeudi, exprimant les mêmes demandes. Plusieurs débrayages sectoriels sont aussi prévus.

Le syndicat, qui compte un demi-million de membres, est la plus grosse organisation du pays.

"Opposition radicale"

Du côté d’Ennahdha, on reproche à l'UGTT de se mêler de politique et d'attiser les tensions sociales dans le pays, où se multiplient les manifestations violentes nourries par les frustrations face aux espoirs déçus de la révolution.

À la mi-octobre, Ennahdha avait boycotté la réunion de toutes les forces politiques proposée par l’UGTT, rendant sa tenue caduque, afin de tenter de négocier un consensus sur la future Constitution, dont la rédaction est dans l'impasse.
Le chef du parti islamiste, Rached Ghannouchi, a quant à lui qualifié l’UGTT « d’opposition radicale », avant même qu’elle annonce son appel à la grève.

« L'UGTT doit être une organisation syndicale et non pas un parti de l'opposition radicale", a-t-il martelé. « L'appel à la grève générale est un travail politique, surtout lorsqu'elle a des motivations politiques et non sociales », a-t-il dit avant d’ajouter qu’ « une grève générale ne fera pas changer le gouvernement; en démocratie le changement de gouvernement ne se fait que par une motion de censure ou des élections ».

Le bras de fer entre l’UGTT et Ennahdha dure depuis des semaines, alors que parallèlement les conflits sociaux s'intensifient et que l'impasse politique s'aggre.

Enfin, cette nouvelle crise intervient trois jours après la fin de près d'une semaine de violents affrontements entre policiers et manifestants à Siliana, au sud-ouest de Tunis, suite à une  grève générale organisée par l'UGTT.

L’histoire de l'UGTT ne compte que deux appels à la grève nationale, l'une en 1978, et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali.

À l’époque de la colonisation française, l'UGTT était déjà l'un des fers de lance de la contestation, puis elle s'était aussi opposé dans les années 1970 au père de l'indépendance, Habib Bourguiba. Mais sa direction a joué un rôle plus équivoque sous le régime de Ben Ali.

La Tunisie fêtera le 17 décembre le deuxième anniversaire du début de sa révolution déclenchée par l'immolation d'un vendeur ambulant excédé par les brimades policières et la pauvreté à Sidi Bouzid, dans l'intérieur marginalisé.

(Avec AFP)

 

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